Macron « plus que jamais le président des milliardaires », pour Martinez
Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a estimé lundi qu'Emmanuel Macron était "plus que jamais le président des...

Macron « plus que jamais le président des milliardaires », pour Martinez

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a estimé lundi qu'Emmanuel Macron était "plus que jamais le président des...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a estimé lundi qu'Emmanuel Macron était "plus que jamais le président des milliardaires" après son intervention télévisée dimanche soir, en "décalage avec la vraie vie".

"Il est plus que jamais le président des milliardaires et il l'assume en vantant ceux qui ont réussi - les fameux premiers de cordée - et en dédaignant ceux qui se battent pour garder leur boulot", a dénoncé M. Martinez sur Radio Classique.

Le numéro un de la CGT a repris la métaphore du président sur la cordée tirée par ceux qui réussissent, pour ajouter: "S'il y a que le premier de cordée qui monte et que les autres se cassent la figure, c'est pas bon".

Il a reproché à Emmanuel Macron de "prône(r) la réussite pour quelques uns comme un genre de modèle de société" puis de "traiter les autres de fainéants parce qu'ils n'y arrivent pas".

Plusieurs fois, il a pris l'exemple des salariés de GM&S, que le président avait visé dans sa saillie sur "ceux qui foutent le bordel". "Ils se retrouvent aujourd'hui dans une situation grave et on leur dit: +Mes petits gars si vous voulez réussir, si vous voulez être dans la bonne cordée, allez travailler à deux heures de chez vous+, sans prendre en compte la situation familiale, la nature de l'emploi", a-t-il dit pour illustrer "ce décalage avec la vraie vie qui pose problème avec M. Macron".

A propos de la politique menée par le président, il a estimé qu'elle pourra améliorer statistiquement "la courbe du chômage", "mais en accentuant les inégalités et en renforçant la pauvreté" car la réforme du travail va avoir pour effet de "met(tre) de plus en plus de gens dans la précarité", a-t-il ajouté.

Partager cet article

Dans la même thématique

France Protests
4min

Politique

Mobilisation du 31 octobre : à quoi faut-il s’attendre ?

Le samedi 31 octobre s’annonce comme une journée sous haute tension en France. Après la mobilisation du 24 octobre qui s’est déroulée relativement dans le calme, la coordination des gilets jaunes et les organisations syndicales des lycéens et des étudiants ont appelé à « un acte III », une nouvelle journée de mobilisation sociale contre la vie chère. Face au risque « très élevé » de débordements, le ministre de l’intérieur Laurent Nuñez prévoit de mobiliser 70 000 forces de l’ordre.

Le

Paris. french socialist parti national council.
15min

Politique

« Je ne veux pas devenir un vieux con » : du mouvement lycéen à Raphaël Glucksmann, David Assouline, l’ancien trotskiste toujours dans les coulisses

Ancienne figure du mouvement étudiant contre la loi Devaquet, en 1986, David Assouline fait aujourd’hui partie de ceux qui œuvrent au succès de la campagne de Raphaël Glucksmann. Formé à l’école trotskiste, cet ancien de la LCR a rejoint le PS dans les années 90, avant de passer 19 ans comme sénateur. « Tacticien et stratège », ce natif d’une famille juive marocaine, naturalisé à l’âge de 13 ans, sait ferrailler dans l’appareil socialiste. Il met aujourd’hui son expérience au profit de Raphaël Glucksmann, prédisant une « recomposition » et « un moment de dépassement » pour le PS.

Le

Nationwide protests over cost of living – Dijon
6min

Politique

Mouvement lycéen : Un « semi mea culpa » du gouvernement sur la gestion de la crise

Interviewé ce mercredi sur la chaîne YouTube Hugo Décrypte, Emmanuel Macron s’est dit « dans le soutien et la compassion » des élèves blessés lors des manifestations et blocus. De son côté, ce jeudi, Edouard Geffray, ministre de l’Education, reconnaît que le gouvernement aurait « dû être plus rapide » dans sa gestion de la crise. A l’approche de la rentrée scolaire, la communication du gouvernement semble vouloir donner des signes d’apaisement.

Le

FRA – ASSEMBLEE – 4 COLONNES
8min

Politique

Après la proposition de primaire de Gabriel Attal, rejetée par le camp Philippe et Retailleau, le blocage perdure

En proposant une « grande primaire des démocrates », Gabriel Attal ne fait qu’un « exercice de communication » pour avoir un « prétexte » pour se maintenir, dénonce-t-on dans l’équipe de campagne d’Edouard Philippe. « Ce ne sont pas les ego qui doivent parler mais bien le sens de la responsabilité », soutient la députée Prisca Thévenot, proche du candidat Renaissance.

Le