Macron « plus que jamais le président des milliardaires », pour Martinez
Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a estimé lundi qu'Emmanuel Macron était "plus que jamais le président des...

Macron « plus que jamais le président des milliardaires », pour Martinez

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a estimé lundi qu'Emmanuel Macron était "plus que jamais le président des...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a estimé lundi qu'Emmanuel Macron était "plus que jamais le président des milliardaires" après son intervention télévisée dimanche soir, en "décalage avec la vraie vie".

"Il est plus que jamais le président des milliardaires et il l'assume en vantant ceux qui ont réussi - les fameux premiers de cordée - et en dédaignant ceux qui se battent pour garder leur boulot", a dénoncé M. Martinez sur Radio Classique.

Le numéro un de la CGT a repris la métaphore du président sur la cordée tirée par ceux qui réussissent, pour ajouter: "S'il y a que le premier de cordée qui monte et que les autres se cassent la figure, c'est pas bon".

Il a reproché à Emmanuel Macron de "prône(r) la réussite pour quelques uns comme un genre de modèle de société" puis de "traiter les autres de fainéants parce qu'ils n'y arrivent pas".

Plusieurs fois, il a pris l'exemple des salariés de GM&S, que le président avait visé dans sa saillie sur "ceux qui foutent le bordel". "Ils se retrouvent aujourd'hui dans une situation grave et on leur dit: +Mes petits gars si vous voulez réussir, si vous voulez être dans la bonne cordée, allez travailler à deux heures de chez vous+, sans prendre en compte la situation familiale, la nature de l'emploi", a-t-il dit pour illustrer "ce décalage avec la vraie vie qui pose problème avec M. Macron".

A propos de la politique menée par le président, il a estimé qu'elle pourra améliorer statistiquement "la courbe du chômage", "mais en accentuant les inégalités et en renforçant la pauvreté" car la réforme du travail va avoir pour effet de "met(tre) de plus en plus de gens dans la précarité", a-t-il ajouté.

Partager cet article

Dans la même thématique

Macron « plus que jamais le président des milliardaires », pour Martinez
5min

Politique

Elections provinciales en Nouvelle-Calédonie : Naïma Moutchou propose l’entrée de 1 500 à 1800 personnes dans le corps électoral en tant que conjoints de natifs 

Alors que se tiendra le 28 juin, les élections provinciales en Nouvelle-Calédonie, le gouvernement s’appuie sur une proposition de loi du Sénat pour parvenir à un consensus sur l’élargissement du corps électoral aux natifs de l’Archipel. Mais l’exécutif compte aller plus loin en y intégrant également leurs conjoints. Auditionnée mercredi par la commission des lois du Sénat, la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou s’est vu opposer une fin de recevoir par les élus. 

Le

Paris: Examens projets de loi Senat
8min

Politique

Gérald Darmanin recule sur le plaider-coupable : « Un mauvais service rendu aux victimes », dénonce la rapporteure du texte au Sénat

Le garde des Sceaux, Gérald Darmanin a, largement, revu à la baisse la portée du dispositif de plaider-coupable, la réforme phare et controversée de son projet de loi sur la justice criminelle, adopté au Sénat le mois dernier. Face à la pression des avocats, le ministre propose désormais d’exclure du dispositif tous les crimes sexuels et l’ensemble des crimes passibles de la cour d’assises. « Certains se servent des victimes contre l’intérêt », dénonce Dominique Vérien, présidente de la délégation aux droits des femmes du Sénat et co-rapporteure du texte.

Le

Hearing of French billionaire and majority shareholder of the Canal+ media group Vincent Bollore at National Assembly
7min

Politique

L’offensive de Vincent Bolloré sur le septième art

À la veille de l’ouverture du Festival de Cannes, une tribune signée par près de 600 professionnels du cinéma dénonce l’extension de l’influence de Vincent Bolloré dans le septième art. L’entrée de Canal+ au capital d’UGC ravive les craintes autour de la concentration des médias et d’une possible emprise idéologique sur la création culturelle française.

Le