Macron rencontre chômeurs et équipes de Pôle Emploi dans les quartiers Nord de Marseille
"Vous avez envie de travailler? Il y a des offres!": Emmanuel Macron a rencontré pendant plus d'une heure des chômeurs, parfois...

Macron rencontre chômeurs et équipes de Pôle Emploi dans les quartiers Nord de Marseille

"Vous avez envie de travailler? Il y a des offres!": Emmanuel Macron a rencontré pendant plus d'une heure des chômeurs, parfois...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

"Vous avez envie de travailler? Il y a des offres!": Emmanuel Macron a rencontré pendant plus d'une heure des chômeurs, parfois très éloignés du marché du travail, et des agents de Pôle Emploi, lors d'une visite surprise dans les quartiers Nord de Marseille.

Pour ce crochet par le XVe arrondissement, l'un des plus déshérités de la cité phocéenne, avant un sommet diplomatique méditerranéen, le président a voulu "échanger librement" avec les demandeurs d'emploi, en comité restreint.

Ici, il y a 27,7% de chômeurs, selon l'Insee. "Même si on me dit +plante des fleurs+, je plante des fleurs. Faut que je travaille", lui explique Pauline Menasria, 23 ans. Du travail, "on va vous en trouver, il y en a plein", "vous êtes super jeune", lui répond le président.

En l'absence de caméras, le président, en chemise blanche et cravate, a enchaîné selfies et salutations souvent chaleureuses avec des allocataires, parfois très éloignés du marché du travail, travailleurs sans-papiers, non-francophones ou chômeurs de longue durée. Quelques agents ont pu faire part de leurs préoccupations, notamment autour de la sécurité.

"J'ai fini mon CAP coiffure, et j'ai pas trouvé de travail" stable, lui explique Nathan Lelouche, 22 ans, qui enchaîne les missions d'intérim. "Vous avez envie de travailler? Il y a des offres!", lui répond le président, qui explique être venu "pour écouter, comprendre, et pour échanger directement".

"Les gens veulent s'en sortir, veulent travailler, veulent aller de l'avant. Nos réformes vont dans ce sens. Maintenant il faut qu'on investisse dans l'humain, et qu'on donne les moyens à ceux qui sont là pour les aider de le faire", a déclaré M. Macron à des journalistes à la sortie de sa visite.

Du côté des allocataires et des agents, les impressions sont nuancées.

"Si ça peut faire bouger les choses, c'est parfait. Quand même il faut avoir un certain culot, un certain toupet, pour venir dans le XVe arrondissement de Marseille", dans les quartiers Nord, salue Mme Menasria. "J'y connais rien dans la politique, mais je pense qu'il est venu pour son image. Il se fout un peu de nous", regrette au contraire M. Lelouche.

"C'est Dieu le père qui vient guérir les écrouelles", ironisait de son côté Pierre Bertomeu, un agent de Pôle Emploi, qui estime qu'une telle visite ne permet pas de répondre aux problèmes concrets des chômeurs.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Francois Bayrou recoit l l UDI
7min

Politique

« Pas à la hauteur » : le coup de gueule d’Hervé Marseille, après le soutien de Bruno Retailleau à Valérie Boyer pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.

Le

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
2min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : « Coup de poignard », rien ne va plus entre Bruno Retailleau et ses alliés centristes

En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.

Le