Macron « se sarkozyse » selon Marie-Noëlle Lienemann
La sénatrice PS de Paris, Marie-Noëlle Lienemann est revenue sur la polémique qui entoure les propos d’Emmanuel Macron sur les manifestants de GM&S. « Il veut être le Président des winners méprisant tous les autres» a-t-elle déploré.

Macron « se sarkozyse » selon Marie-Noëlle Lienemann

La sénatrice PS de Paris, Marie-Noëlle Lienemann est revenue sur la polémique qui entoure les propos d’Emmanuel Macron sur les manifestants de GM&S. « Il veut être le Président des winners méprisant tous les autres» a-t-elle déploré.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Lors d'un déplacement à Égletons, en Corrèze, le chef de l’État a répondu au président de la région Nouvelle Aquitaine, Alain Rousset, qui évoquait les difficultés de recrutement d’une entreprise de fonderie d'Ussel. Visant les salariés licenciés de l'équipementier automobile GM&S qui manifestait au moment de sa visite, Emmanuel Macron a lancé : « Il y en a certains, au lieu de foutre le bordel, ils feraient mieux d’aller regarder s’ils ne peuvent pas avoir des postes là-bas, parce qu’ils ont les qualifications pour le faire. ».

« Il se sarkozyse » a réagi Marie-Noëlle Lienemann. C'est-à-dire qu’on a le droit aux formulations de mépris, de provocation, de division des gens, de grandes phrases à l’emporte-pièce, qui montrent une incapacité à avoir la force et la sérénité du poste présidentiel »  a taclé l’ancienne ministre.

Ces mots d’Emmanuel Macron révèlent également selon elle « le naturel » du chef de l’État. Il veut, non seulement, être le Président des riches mais il veut être aussi celui des winners méprisant tous les autres ». « C’est la stratégie de Sarkozy de clouer au pilori une partie de la population française et de la mépriser. On voit que ça n’a pas réussi au président de la République (Nicolas Sarkozy) mais surtout ça crée un climat détestable dans le pays » a-t-elle prévenu.

 

 

Partager cet article

Dans la même thématique

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
2min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : « Coup de poignard », rien ne va plus entre Bruno Retailleau et ses alliés centristes

En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.

Le

Le Sénat
16min

Politique

Recul des LR, arrivée d’un groupe RN et la gauche qui veut limiter la casse : les enjeux des sénatoriales

Le Sénat ne devrait pas connaître de grand bouleversement après les élections sénatoriales du 27 septembre, avec le maintien d’une majorité de droite et du centre pour Gérard Larcher, où le groupe Union centriste pourrait cependant voir son poids renforcé. Mais les sénateurs se préparent à une petite révolution : l’arrivée possible du premier groupe RN. A gauche, PS et Écologistes espèrent limiter la casse par des accords « gagnant-gagnant ».

Le