Macron « se sarkozyse » selon Marie-Noëlle Lienemann
La sénatrice PS de Paris, Marie-Noëlle Lienemann est revenue sur la polémique qui entoure les propos d’Emmanuel Macron sur les manifestants de GM&S. « Il veut être le Président des winners méprisant tous les autres» a-t-elle déploré.

Macron « se sarkozyse » selon Marie-Noëlle Lienemann

La sénatrice PS de Paris, Marie-Noëlle Lienemann est revenue sur la polémique qui entoure les propos d’Emmanuel Macron sur les manifestants de GM&S. « Il veut être le Président des winners méprisant tous les autres» a-t-elle déploré.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Lors d'un déplacement à Égletons, en Corrèze, le chef de l’État a répondu au président de la région Nouvelle Aquitaine, Alain Rousset, qui évoquait les difficultés de recrutement d’une entreprise de fonderie d'Ussel. Visant les salariés licenciés de l'équipementier automobile GM&S qui manifestait au moment de sa visite, Emmanuel Macron a lancé : « Il y en a certains, au lieu de foutre le bordel, ils feraient mieux d’aller regarder s’ils ne peuvent pas avoir des postes là-bas, parce qu’ils ont les qualifications pour le faire. ».

« Il se sarkozyse » a réagi Marie-Noëlle Lienemann. C'est-à-dire qu’on a le droit aux formulations de mépris, de provocation, de division des gens, de grandes phrases à l’emporte-pièce, qui montrent une incapacité à avoir la force et la sérénité du poste présidentiel »  a taclé l’ancienne ministre.

Ces mots d’Emmanuel Macron révèlent également selon elle « le naturel » du chef de l’État. Il veut, non seulement, être le Président des riches mais il veut être aussi celui des winners méprisant tous les autres ». « C’est la stratégie de Sarkozy de clouer au pilori une partie de la population française et de la mépriser. On voit que ça n’a pas réussi au président de la République (Nicolas Sarkozy) mais surtout ça crée un climat détestable dans le pays » a-t-elle prévenu.

 

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Green party leaders attend Stephane Baly campaign rally in Lille
7min

Politique

Municipales 2026 : l’heure est à « l’introspection » chez les écologistes au lendemain de la perte de plusieurs grandes villes  

Bordeaux, Strasbourg, Poitiers, Annecy… les écologistes ont subi de nombreuses pertes aux élections municipales après leur percée de 2020. Le signe d’un parti qui peine, à l’inverse d’il y a six ans, à apparaitre comme une force motrice à gauche, à l’heure où les propositions écologiques locales sont reprises par ses adversaires, y compris à droite.

Le

Gregory Doucet,Municipal and metropolitan elections in Lyon Vote
6min

Politique

Municipales à Lyon : victoire à la Pyrrhus pour les écologistes, qui perdent la Métropole

La victoire de Grégory Doucet à Lyon a médiatiquement éclipsé la défaite des écologistes à la Métropole, alors que celle-ci dispose d’un budget et de compétences bien plus importantes. La droite conduite par Véronique Sarselli dispose d’une majorité confortable, si la coalition formée autour de Jean-Michel Aulas se maintient telle quelle.

Le

« Un parti déjà solide et bien implanté » : malgré la perte de Nice, Horizons consolide son assise dans les villes et met le cap vers 2027
7min

Politique

« Un parti déjà solide et bien implanté » : malgré la perte de Nice, Horizons consolide son assise dans les villes et met le cap vers 2027

Le parti fondé par l’ancien Premier ministre Édouard Philippe à l’automne 2021 a remporté 17 villes de plus de 30 000 habitants aux élections municipales. Sa présence dans la France très urbaine est globalement stable, bien que marquée par la perte brutale de Nice, cinquième ville de France. Grâce à son maillage de petites villes, Horizons revendique une progression territoriale.

Le

Paris : Rachida Dati after the results of the first round of France s  2026 municipal elections of Paris
11min

Politique

« On a fait tout ce qu’il fallait faire pour perdre » : Rachida Dati, anatomie d’une cuisante défaite à Paris

ANALYSE – Rachida Dati a perdu son pari électoral dans la capitale, même si elle reste maire du 7e arrondissement. Entre les effets de bord de la loi PLM, qu'elle a elle-même soutenue, et les tensions locales avec Horizons et Renaissance malgré un passage au gouvernement, retour sur une campagne où la cheffe de file de la droite parisienne, réputée pour son franc-parler et sa détermination, semble avoir fini par se couper d’une partie de son électorat.

Le