Macron souhaite « une alliance » avec LR : « Nous ne sommes pas dans une logique de pacte de gouvernement », répond le LR Raphaël Schellenberger
Invité de Public Sénat, le député LR du Haut-Rhin, Raphaël Schellenberger, rappelle que rien ne s’oppose à la mise en place de majorités de circonstance entre la macronie et la droite. Il réfute cependant l’hypothèse d’un pacte politique global, estimant que le chef de l’Etat n’est « pas encore prêt » à faire certaines concessions.

Macron souhaite « une alliance » avec LR : « Nous ne sommes pas dans une logique de pacte de gouvernement », répond le LR Raphaël Schellenberger

Invité de Public Sénat, le député LR du Haut-Rhin, Raphaël Schellenberger, rappelle que rien ne s’oppose à la mise en place de majorités de circonstance entre la macronie et la droite. Il réfute cependant l’hypothèse d’un pacte politique global, estimant que le chef de l’Etat n’est « pas encore prêt » à faire certaines concessions.
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Emmanuel Macron espère encore « une alliance » avec LR. Le chef de l’Etat, sans doute ragaillardi par l’abstention de la droite vis-à-vis des motions de censure déposées par la gauche et l’extrême droite à l’Assemblée nationale, n’était encore jamais allé aussi loin dans la main tendue. Ils ont « envoyé un message clair », a-t-il estimé durant l’entretien qu’il a accordé à France 2 mercredi 26 octobre. « Une alliance n’est pas envisageable en l’état actuel des choses », balaye le député LR Raphaël Schellenberger, invité ce vendredi de « Parlement Hebdo » sur Public Sénat et LCP. « Emmanuel Macron a des problèmes avec sa propre majorité, on voit qu’il a de plus en plus de mal à tenir la guerre de succession qui s’organise chez Renaissance. On a vu dans la discussion budgétaire le gouvernement mis en minorité par ses propres alliés, c’est dire si la situation politique est complexe », relève notre invité. « Qu’Emmanuel Macron s‘occupe de gérer sa propre majorité, nous savons ce que nous avons à faire ! »

Pour autant, cet élu ne semble pas totalement fermer la porte à un rapprochement, mais pas à court terme. « Dès le départ nous avons dit que nous n’étions pas dans une logique d’alliance », rappelle Raphaël Schellenberger. « Ce sont des choses qui prennent du temps long. Je crois qu’Emmanuel Macron n’a pas encore changé de logiciel. Qu’il change de logiciel, montre qu’il est capable d’essayer de construire du compromis, et ensuite nous pourrons discuter. Mais, clairement, ça n’est pas le cas aujourd’hui. »

« Il n’y a pas de difficulté à trouver des majorités sur les réformes de fond lorsqu’elles conviennent à nos convictions

Le Sénat a adopté le projet de loi relatif à l’assurance chômage, non sans un durcissement des mesures proposées par l’exécutif, et ce à l’initiative de la droite et du centre qui conservent la majorité au sein de la Chambre haute. Désormais, Sénat et Assemblée nationale vont devoir s’entendre sur une même version du texte, lors d’une commission mixte paritaire, qui se tiendra mercredi 9 novembre. : « Sur ce texte, il n’y aura pas de difficultés à ce que l’on trouve un accord avec la majorité », confie Raphaël Schellenberger, mais à condition que les aménagements opérés par la droite sénatoriale soient conservés. « Si Emmanuel Macron, qui semble tendre des mains, veut coconstruire avec les Républicains, il va falloir prendre les propositions des LR, à l’Assemblée comme au Sénat. Je crois que ce sont des propositions de bon sens qui collent à la réalité économique d’aujourd’hui, et qu’il faut reprendre. »

« Il n’y a pas de difficulté à trouver des majorités sur les réformes de fond lorsqu’elles conviennent à nos convictions », souligne encore le député. « Des alliances de circonstance, nous disons depuis le début qu’il pourra y en avoir, mais nous ne sommes pas dans une logique de pacte de gouvernement car le président n’est pas encore prêt à accepter tout ce que cela veut dire, accepter l’idée qu’il n’a pas gagné les législatives », soutient l’élu du Haut-Rhin. « Si nous ne sommes pas prêts à une entente globale, en revanche, texte par texte, sujet après sujet, nous ferons valoir nos propositions », conclut-il.

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