Macron sur France 2 tente de lever les ambiguïtés sur son projet
Le candidat d'En Marche Emmanuel Macron a tenté jeudi sur le plateau de L'Emission politique de France 2 de préciser les contours...

Macron sur France 2 tente de lever les ambiguïtés sur son projet

Le candidat d'En Marche Emmanuel Macron a tenté jeudi sur le plateau de L'Emission politique de France 2 de préciser les contours...
Public Sénat

Temps de lecture :

4 min

Publié le

Mis à jour le

Le candidat d'En Marche Emmanuel Macron a tenté jeudi sur le plateau de L'Emission politique de France 2 de préciser les contours de son programme, et de sa future majorité, dévoilant les premiers candidats aux législatives de son mouvement.

"Les premiers ont été investis aujourd'hui, ils sont là au premier rang". Surprise ! quelques minutes après le début de l'émission, M. Macron a présenté aux téléspectateurs une première vague de candidats qui porteront les couleurs de son mouvement, les 11 et 18 juin.

Parmi eux, l'ancien patron du Raid, Jean-Michel Fauvergue, qui n'aura selon M. Macron "rien à envier à Eric Ciotti pour parler des questions de sécurité".

Dans un communiqué diffusé en soirée, En Marche! a révélé l'identité des quatorze candidats déjà investis par la commission d'investiture présidée par Jean-Paul Delevoye, dont Matthieu Orphelin, ancien porte-parole de la fondation Hulot, ou Hugues Renson, ancien collaborateur de Jacques Chirac à l'Elysée.

Objectif de l'opération: dissiper un tant soit peu le brouillard entourant la future majorité parlementaire et le futur gouvernement de M. Macron, s'il est élu président de la République le 7 mai.

Tout au long des deux heures de l'émission, M. Macron a ferraillé avec ses interlocuteurs pour clarifier ses points de vue, se défendant de vouloir "ménager la chèvre et le chou" ou d'avoir varié de positions au fil du temps.

Interrogé sur l'attaque chimique présumée qui a endeuillé la Syrie mardi, M. Macron s'est déclaré favorable à une intervention militaire pour "sanctionner" Bachar al-Assad, si sa responsabilité est avérée. Cette intervention devrait être menée "sous l'égide des Nations Unies", le candidat suggérant que la Russie pourrait ne pas opposer son veto.

Sur ce dossier comme sur d'autres, M. Macron a adopté une position nuancée, reflet selon lui de la "complexité" du réel. Il a ainsi expliqué vouloir "construire une solution politique, sortir Bachar al-Assad du jeu", même si "dans un premier temps cette transition se fera avec lui".

- + Bécassines + -

Même chose sur le nucléaire: s'il estime que le nucléaire a "un avenir" en France, il faut selon M. Macron "réduire notre dépendance à cette énergie", d'autant qu'il n'est pas en mesure de dire s'il n'est pas "plus coûteux que le renouvelable" aujourd'hui.

La discussion s'est animée avec l'arrivée sur le plateau du journaliste François Ruffin, qui a interpellé M. Macron sur le dossier de l'usine Whirlpool.

L'occasion pour l'ancien ministre de l'Economie de se démarquer de François Hollande, et de ses promesses aux salariés de Florange en 2012. "Je ne vais pas aller sur un camion et dire qu'avec moi, ça ne va pas fermer. C'est pas vrai !", a-t-il ironisé, en promettant cependant de rendre visite aux salariés, "sans les caméras".

L'ancien ministre n'a pas économisé ses flèches en direction du président sortant: "quand on préside on n'est pas le copain des journalistes !", a-t-il lancé dans une allusion évidente au livre "Un président ne devrait pas dire ça".

"Pensées solidaires pour les +hollandais+ ralliés à Macron, lequel ce soir dézingue à tout-va F. Hollande", a réagi sur Twitter un des proches de Benoît Hamon, Jérôme Guedj, voyant là une manière de "donner des gages à la droite".

Cette attitude n'a pas empêché Bruno Retailleau, le contradicteur Les Républicains de M. Macron, de voir en lui l'héritier de François Hollande, dans sa manière d'être "ni pour ni contre, bien au contraire".

"Vos positions successives sur de nombreux sujets (…) où vous avez changé de pied, souvent, et bien ça évoque un peu pour moi ce vol de ces oiseaux, des bécassines de mon enfance", a-t-il ironisé.

Partager cet article

Dans la même thématique

Meeting de Gregory Doucet pour les municipales a Lyon
6min

Politique

Lyon : derrière le duel Aulas - Doucet, vers une métropole sans majorité ?

La bataille pour la Métropole de Lyon attire moins les projecteurs que le duel entre Grégory Doucet et Jean-Michel Aulas, pourtant les enjeux peuvent être plus importants encore, et le scrutin plus serré. À cause d’un mode de scrutin opaque, les résultats sont plus difficiles à déchiffrer, mais une issue sans majorité stable au conseil métropolitain est tout à fait envisageable.

Le

CORRECTION France Municipal Elections
7min

Politique

Réforme du scrutin Paris-Lyon-Marseille : Rachida Dati battue à son propre jeu ?

La réforme du mode de scrutin instaurée par la loi Paris Lyon Marseille (PLM), longtemps défendue par Rachida Dati, devait rebattre les cartes des élections municipales dans la capitale. Pourtant, les premiers résultats du scrutin de 2026 indiquent que cette évolution institutionnelle ne modifie pas, dans l’immédiat, les équilibres politiques parisiens, même si des écarts peuvent apparaître entre les votes dans les arrondissements et celui pour la mairie centrale. Si la maire du 7ᵉ arrondissement remporte aisément son fief, les rapports de force à l’échelle de l’Hôtel de Ville demeurent, pour l’heure, défavorables à la droite.

Le

Saint-Denis : Meeting LFI-PCF avec Bally Bagayoko et Jean-Luc Melenchon
5min

Politique

Municipales 2026 : derrière les succès de LFI à Roubaix et Saint-Denis, les sortants PS et PCF font la course en tête dans les banlieues populaires

La France insoumise a réussi à convertir ses résultats nationaux en ancrage local dans des proportions inattendues au premier tour, sécurisant déjà la victoire à Saint-Denis et Roubaix. Deux prises spectaculaires qui consacrent sa stratégie de conquête des quartiers populaires. Mais qui masquent des résultats plus contrastés par ailleurs en banlieue face aux sortants PS et PCF, souvent installés confortablement en tête avant le second tour.

Le