Emmanuel Macron s'est rendu sur les traces de l'ancien président François Mitterrand en déjeunant vendredi sur les bords du lac Chauvet, au second jour de son déplacement en Auvergne.
Le chef de l'Etat avait débuté sa journée en gravissant le Puy-de-Dôme, le point culminant de la Chaîne des Puys à 1.465 mètres, pour défendre la candidature de ce massif au patrimoine mondial de l'Humanité. "C'est un beau projet (...) que je vais défendre très fortement auprès de l'Unesco", a-t-il indiqué à la presse.
Les pieds dans la neige, tombée dans la nuit, Emmanuel Macron n'a pu profiter de la vue imprenable du sommet du Puy-de-Dôme. Mais, a-t-il déclaré, "il faut accepter les caprices de la montagne (...) Si on n'aime les choses que par beau temps, on ne les aime pas vraiment".
Il était ensuite attendu au lac Chauvet, dans le sud du Puy-de-Dôme, un lac au bord duquel François Mitterrand vint rituellement se promener chaque année de 1976 à 1995 avec un cercle d'amis dont plusieurs parlementaires socialistes auvergnats.
François Mitterrand est "un président qui a, je crois, beaucoup marqué notre pays, qui a su transformer des choses, par sa politique en particulier à l'égard de l'Europe. Il se trouve que c'est un président qui a accompagné ma vie de citoyen pendant quelques années, comme d'autres responsables politiques", a-t-il dit à la presse.
"Notre vie est jalonnée comme ça de figures, nous étions hier soir à Chamalières, c'est un territoire qui est très chargé", a-t-il ajouté en référence à cette commune limitrophe de Clermont-Ferrand, liée à un autre ancien président, Valéry Giscard d'Estaing.
Emmanuel Macron et le président du conseil départemental du Puy-de-Dôme Jean-Yves Gouttebel arrivent au sommet du Puy-de-Dôme le 26 janvier 2018
AFP
"Il y a toujours des caractères symboliques. C'est également une histoire qui se poursuit. Mais il ne faut pas y voir des messages, même pas politiques, politiciens. C'est plus haut que ça", a souligné M. Macron.
Il a également assuré que "l'Etat français fera tout pour que" le dossier auvergnat "puisse l'emporter".
"Nous allons continuer à pousser cette candidature. Ce serait le premier site naturel qui pourrait être ainsi être classé et qui viendrait également couronner tout le travail de tout un territoire depuis plusieurs décennies", a assuré le chef de l'Etat.
"Je crois que ce projet permettra d'attirer davantage de touristes et de construire l'attractivité du territoire et d'acteurs économiques qui se sont organisés autour de lui. Quand vous avez des groupes internationaux qui sont ici implantés, pouvoir dire à leurs cadres +Venez vivre à Clermont parce qu'à côté vous avez un site exceptionnel classé à l'Unesco+, c'est un formidable atout", a-t-il abondé au lendemain de la sa visite du centre de recherche Michelin de Ladoux, près de Clermont-Ferrand.
Lancée il y a 11 ans, la demande de classement de la Chaîne des Puys, chapelet de 80 volcans vieux de 8.400 à 95.000 ans, doit être réexaminée par le Comité du patrimoine mondial fin juin à Manama (Bahreïn), après avoir été recalée par deux fois en 2014 et 2016.
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