Macron : « Un Président de droite qu’on n’attendait pas » se félicite Jean-François Copé
Invité de l’émission L’épreuve de Vérité sur Public Sénat, en partenariat avec l’AFP, Les Échos et Radio Classique, Jean-François Copé, maire LR de Meaux, a salué les réformes de la première année du quinquennat d’Emmanuel Macron : «  Les mesures que la droite aurait dû faire » selon lui.

Macron : « Un Président de droite qu’on n’attendait pas » se félicite Jean-François Copé

Invité de l’émission L’épreuve de Vérité sur Public Sénat, en partenariat avec l’AFP, Les Échos et Radio Classique, Jean-François Copé, maire LR de Meaux, a salué les réformes de la première année du quinquennat d’Emmanuel Macron : «  Les mesures que la droite aurait dû faire » selon lui.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Jean-François Copé l’assure, après sa déconvenue à la dernière primaire de la droite, il a pris « du recul » et « même de la hauteur ». Ce qui ne l’empêche pas  de dresser un bilan de la première année du quinquennat d’Emmanuel Macron. « Emmanuel Macron, c’est quand même le Président de droite qu’on n’attendait pas.  Personne n’a vu venir Emmanuel Macron. Homme qui se disait de gauche et qui depuis qu’il est élu n’a fait que des mesures que la droite préconise » (….) Si vous prenez toutes les mesures qu’il a prises depuis qu’il est élu, c’est grosso modo ce que la droite aurait dû faire quand elle était au pouvoir » poursuit-il avant d’ajouter : « Ça fait du bien à notre pays après un quinquennat désastreux, celui de M. Hollande ».

Toutefois, celui qui est toujours membre du bureau politique des Républicains, soulève quelques « erreurs très regrettables » de ce début de quinquennat comme l’augmentation de la CSG et la baisse des APL.

Copé « terrifié » par la « ligne Wauquiez/ Le Pen »

Copé « terrifié » par la « ligne Wauquiez/ Le Pen »
01:39

Ancien président de l’UMP, Jean-François Copé a bien conscience de la délicate situation dans laquelle se trouve sa famille politique après un tel constat sur les réformes de l’actuel gouvernement. « Soit vous soutenez ce qui est soutenable et il y a de quoi faire. À ce moment-là, vous êtes cohérent. Soit vous tapez comme un sourd et, à ce moment, vous est victime du syndrome d’incohérence et d’insincérité ».

Une équation qui pourrait s’apparenter à une attaque en règle contre Laurent Wauquiez que Jean-François Copé est à deux doigts de franchir. « La direction du parti a fait un choix. Celui de coller au discours de Marine Le Pen. Ça plaît aux électeurs de Marine Le Pen, mais ils ne votent pas forcément pour la droite, ils votent pour l’extrême droite forcément (…) Ce qui me terrifie, c’est ce que beaucoup de vos confrères disent : la ligne Wauquiez/ Le Pen Le Pen/Wauquiez. C’est terrible car ça ne représente qu’une petite partie de l’électorat de droite (…) Moi, je n’ai jamais entendu dire la ligne Copé/ Le Pen. Ce n’était pas l’ambiance. J’ai toujours été ferme par rapport à cette question ».

Une alliance LR/ En Marche pour battre Hidalgo aux municipales

Copé veut ne alliance LR/ En Marche pour battre Hidalgo aux municipales
01:12

Enfin, le maire de Meaux juge indispensable une alliance LR/LREM pour les prochaines élections municipales à Paris. « C’est absolument indispensable. C’est une question de survie pour la banlieue (…) On ne peut plus arriver à Paris (…) C’est un cauchemar. Tout ça parce qu’il n’y a plus de politique des transports. Mme Hidalgo pense qu’elle vit dans un village (….) C’est une véritable mission d’intérêt général que de faire en sorte que Mme Hidalgo ne soit plus maire de Paris. Et, si pour y arriver, il faut faire une alliance LR et En Marche, pour ses éléments qui sont les plus à droite, et bien je crois que c’est une bonne chose » a-t-il lancé.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Francois Bayrou recoit l l UDI
7min

Politique

« Pas à la hauteur » : le coup de gueule d’Hervé Marseille, après le soutien de Bruno Retailleau à Valérie Boyer pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.

Le

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
2min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : « Coup de poignard », rien ne va plus entre Bruno Retailleau et ses alliés centristes

En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.

Le