Macron, « un stratège déterminé et rusé », estime Mélenchon
Jean-Luc Mélenchon, chef de file de La France insoumise, qualifie Emmanuel Macron de "stratège déterminé et rusé" et assure que ...

Macron, « un stratège déterminé et rusé », estime Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon, chef de file de La France insoumise, qualifie Emmanuel Macron de "stratège déterminé et rusé" et assure que ...
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Jean-Luc Mélenchon, chef de file de La France insoumise, qualifie Emmanuel Macron de "stratège déterminé et rusé" et assure que "jamais un président n'avait eu autant de médias dans sa main", dans une interview à paraître samedi dans Libération.

"Nous affrontons un stratège déterminé et rusé. De plus (...) jamais un président n’avait eu autant de médias dans sa main. On vit dans une ambiance d'apologie permanente", affirme le leader de LFI à la veille des "marées populaires" espérées par les organisateurs, dont LFI, lors des manifestations anti-Macron de samedi dans toute la France.

"Ce n’est pas Hollande, cet ectoplasme flottant sur l'eau tiède qui ne bougeait pas en attendant que tout le monde s’épuise. Macron, lui, est continuellement en mouvement. Un mélange de Sarkozy et de Giscard. A l'Assemblée, il pleut des textes de loi. Journalistes et députés suffoquent. Les militants sont durement réprimés. La lutte est rude", dit-il.

Mais "le monde de Macron n'a pas gagné", ajoute-t-il, assurant que "des milliers de jeunes étudiants ont divorcé avec le système".

"Ce qui l’emporte aujourd’hui dans les esprits, que l’on ait ou pas participé au blocage de sa fac, c’est que ce monde est pourri. Et que ses valeurs ne valent pas la peine d’être vécues. Je me souviens du monde étudiant à la fin des années 90. La mentalité générale était largement acquise aux idées libérales. C’est fini. M. Macron vient de divorcer d’avec cette jeunesse", affirme-t-il.

"Cela fait un an qu’il est élu et on se croirait à la fin de l’ère Hollande: la contestation est partout. Il a moins de 50 % d’opinions favorables. Ce pays est en ébullition. La présidentielle n’a rien purgé. En fait, l'élection a été faussée au premier tour, où il est passé d’une tête sur un discours +ni droite ni gauche+, et au second, dans un vote imposé. Résultat, un président pour riches bien à droite. Bien des gens se sont fait avoir. Ils le savent désormais".

Il affirme également que les dix-sept députés LFI, "dix-sept têtes dures, habituées à (se) débrouiller seuls, chacun avec son tempérament (...) ont appris à travailler ensemble".

"Je nous sens plus forts. Si demain, il fallait faire un gouvernement, je sais avec qui", dit-il.

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