Macron veut croiser les fichiers S et les permis de détention d’arme
Emmanuel Macron a annoncé jeudi qu'il voulait le croisement des fichiers S et des permis de détention d'arme, avec les...

Macron veut croiser les fichiers S et les permis de détention d’arme

Emmanuel Macron a annoncé jeudi qu'il voulait le croisement des fichiers S et des permis de détention d'arme, avec les...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Emmanuel Macron a annoncé jeudi qu'il voulait le croisement des fichiers S et des permis de détention d'arme, avec les amendements législatifs nécessaires, qualifiant de "dysfonctionnement" le cas de l'auteur de l'attentat manqué lundi à Paris, fiché S et propriétaire d'armes légalement.

"Des cas particuliers éclairent des dysfonctionnements organisationnels, logistiques, très pratiques", a déclaré M. Macron lors d'une conférence de presse à Bruxelles, où il participe à son premier sommet européen.

"J'ai demandé ce matin en conseil de défense au ministre de l'Intérieur de proposer sous huit jours un plan d'action très précis", a-t-il précisé.

"Le fichier S (géré par les services de renseignement) n'a pas vocation jusqu'à aujourd'hui à être partagé avec d'autres services de l’État et donc, sauf cas très particulier, pas partagé par les préfectures qui octroient ces permis d'armes", a rappelé le président.

"Cette situation n'est pas satisfaisante et ne nous permet pas de lutter efficacement contre le terrorisme", a-t-il estimé.

"Dès hier après-midi, un télégramme a été adressé par le ministre de l'Intérieur à l'ensemble des préfets, qui leur a demandé de revoir l'intégralité des fichiers de détenteurs d'armes pour pouvoir opérer ces croisements", a détaillé M. Macron.

Le président de la République a souligné que de telles procédures nécessiteraient des modifications de la loi.

"J'ai demandé aussi que toutes les évolutions législatives nécessaires pour aller au bout de tels recoupements puissent être apportées par voie d'amendement au projet de loi présenté ce matin en conseil des ministres", a-t-il dit.

"Cela impose aussi au niveau européen d’améliorer l'échange d'informations", a-t-il encore plaidé.

"Je souhaite que des croisements de fichiers au niveau européen soient plus efficaces", a conclu M. Macron, qui a évoqué le sujet jeudi après-midi devant ses homologues de l'UE.

Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, avait déjà demandé une "nouvelle évaluation" des personnes fichées pour radicalisation susceptibles de détenir légalement une arme, alors qu'Adam Djaziri, mort lundi dans l'attentat manqué sur les Champs-Élysées, en possédait légalement plusieurs.

"En l'état actuel du droit, l'autorisation de détention d'armes ne peut pas être retirée de manière systématique à une personne qui fait l'objet d'un suivi", avait observé M. Collomb.

Partager cet article

Dans la même thématique

Le Pen ok
7min

Politique

« Il n’était pas fiable » : le départ du conseiller de Jordan Bardella, François Durvye, de la campagne de Marine Le Pen, rappelle les divergences qui traversent le RN

Le divorce entre François Durvye, conseiller éco de tendance libérale, et Marine Le Pen, en plein débat au Medef, montre que le RN connaît encore des différences de lignes internes sur l’économie. Dans l’entourage de Marine Le Pen, on assure que « Jordan Bardella n’a rien à voir là-dedans. C’est l’ego contrarié d’un haut fonctionnaire. Point ».

Le

Capture d’écran du documentaire « 39-45, les cheminots dans la résistance » de Emmanuel Roblin
3min

Politique

Les « docus de l’été » : Les cheminots français sous le nazisme, de résistants individuels à la paralysie du réseau

Instrument essentiel de la logistique en temps de guerre, les cheminots français ont très tôt mesuré l’utilité du réseau de chemins de fer pour l’ennemi. Dès 1942, et avant toute autre forme de résistance, ils ont agi pour faire dérailler la machine nazie. "39-45, les cheminots dans la résistance", un documentaire de Emmanuel Roblin à voir cet été sur Public Sénat.

Le

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef
7min

Politique

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef

Le premier débat de la présidentielle s’est joué ce 27 août à Paris face aux tribunes de Roland-Garros, entre sept candidats déclarés, sur des thématiques économiques chères à l’organisation patronale. Les dirigeants ou cadres que nous avons rencontrés ressortent mitigés de cet échange. Les deux anciens premiers ministres d’Emmanuel Macron, Gabriel Attal et Édouard Philippe, ont sans surprise pris l’ascendant face à ce parterre.

Le

PARIS: REF 2026, Rencontre des Entrepreneurs de France 2025 du Medef – Présidentielle 2027 : Premier débat de la campagne entre sept candidats réunis par le Medef
9min

Politique

Dette, retraites, fiscalité… que retenir du premier débat des candidats à l’élection présidentielle ?

Ce jeudi, sept candidats à la présidentielle ont tenu le premier débat de la campagne, aux journées d’été du Medef. Pendant plus de deux heures, Bruno Retailleau (les Républicains), Edouard Philippe (Horizons), Raphaël Glucksmann (Place publique), Jean-Luc Mélenchon (la France Insoumise), Marine Le Pen (Rassemblement national), Gabriel Attal (Renaissance) et Marine Tondelier (les Ecologistes) ont échangé sur le sujet de la dette publique, des retraites ou encore du coût du travail.

Le