Macron veut de « l’efficacité » pour le travail législatif
Lors de son discours prononcé pour le 60e anniversaire de la Constitution, le président de la République a confirmé que la réforme constitutionnelle serait de retour à l'Assemblée nationale au mois de janvier.

Macron veut de « l’efficacité » pour le travail législatif

Lors de son discours prononcé pour le 60e anniversaire de la Constitution, le président de la République a confirmé que la réforme constitutionnelle serait de retour à l'Assemblée nationale au mois de janvier.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Ce que nos concitoyens exigent de leurs institutions, ce sont des résultats. Nos institutions ont peut-être à cet égard vieilli, certaines mauvaises habitudes ont été prises, créant des rigidités peu intelligibles », a regretté Emmanuel Macron, lors de son discours prononcé au conseil constitutionnel pour le 60e anniversaire de la Constitution de la République.

Le président de la République a notamment dénoncé la durée nécessaire au travail législatif. « Une mécanique constitutionnelle qui demande plus de 12 mois pour faire voter une loi, qui requiert un trimestre tous les ans pour voter le budget, là où nos grands voisins s'en acquittent en quelques semaines, ne permet plus au gouvernement de produire les résultats que les Français attendent ou de répondre aux urgences qui surviennent », a-t-il expliqué. « Soyons lucides, le temps s'accélère », a-t-il averti.

Selon lui, « la réforme constitutionnelle est une tentative de répondre à cette crise ». Il annonce que ce projet de loi constitutionnelle, dont l'examen a été reporté cet été à cause de multiples incidents de séance suscités par l'affaire Benalla, « reviendra devant l’Assemblée l'an prochain début janvier ».

Pour lui, il est nécessaire de « donner au Parlement les moyens d'accélérer son travail législatif lorsque cela est nécessaire et pertinent » - comprendre renforcer la fabrique de la loi en commission – « et les moyens de renforcer son pouvoir de contrôle et d'évaluation ». Ce dernier point pourrait avoir lieu sous la forme de la venue une fois par an des ministres devant les commissions permanentes des assemblées.

Pas de nouveauté dans le discours puisqu'il correspond à la copie présentée au mois de mai en conseil des ministres. Le texte prévoyait déjà une accélération de l’examen des lois de finances. La présentation de l’exécution des budgets par les ministres devant les commissions parlementaires était aussi inscrite dans le projet.

Partager cet article

Dans la même thématique

Macron veut de « l’efficacité » pour le travail législatif
6min

Politique

Elections provinciales en Nouvelle-Calédonie : le Sénat donne son feu vert pour élargir le corps électoral aux natifs, mais pas à leurs conjoints

Lundi soir, le Sénat a adopté la proposition de loi organique visant à élargir aux natifs le corps électoral pour les élections provinciales de Nouvelle-Calédonie. L’exécutif comptait aller plus loin en y intégrant également les conjoints des natifs. L’amendement, défendu par Sébastien Lecornu lui-même, a finalement été rejeté par les élus qui ont alerté sur le risque de censure du Conseil constitutionnel qu’il pourrait entraîner.

Le

Jerome Durain nouveau President. Session du conseil regional de Bourgogne-Franche-Comte
9min

Politique

Sénatoriales : en Côte-d’Or, entre Rebsamen et Patriat, un seul François devrait être candidat

L’ancien ministre du gouvernement Bayrou et ex-président du groupe PS du Sénat envisage de se présenter aux sénatoriales. A condition que François Patriat, patron des sénateurs macronistes, ne se représente pas. Les deux en parlent ensemble et veulent éviter de se présenter l’un contre l’autre. S’il est élu, reste à voir dans quel groupe ira François Rebsamen, ou s’il cherchera à en créer un nouveau…

Le

Illustration of the headquarters of the French media group Canal +
9min

Politique

Tribune anti-Bolloré et réaction de Canal + : le cinéma français au bord de la fracture

Après la tribune anti-Bolloré signée par près de 600 professionnels du cinéma, la riposte du patron de Canal+, Maxime Saada, a déclenché une onde de choc politique et culturelle. Entre accusations de « maccarthysme », dénonciation d’une « caste gauchiste » et inquiétudes sur l’emprise idéologique du groupe Vivendi, la polémique révèle une fracture profonde, celle d’un cinéma français pris entre dépendance économique et bataille culturelle.

Le

People vote in Bordeaux for the legislatives elections
6min

Politique

Municipales 2026 : un électeur sur six a utilisé l’IA pour l’aider dans son choix de vote, révèle une étude

Les élections municipales ont vu, pour la première fois en France, un nombre significatif d’électeurs, environ un sur six, faire appel à l’IA conversationnelle pour déterminer leur choix de vote, d’après une étude Toluna Harris Interactive. Une pratique encore très minoritaire, mais qui interroge sur l’influence politique réelle de l’IA à un an de l’élection présidentielle.

Le