Le candidat à la présidentielle Emmanuel Macron a expliqué mercredi vouloir dépasser "la défiance mutuelle" qui demeure dans le couple franco-allemand, sans "renverser la table" mais en restaurant la "crédibilité" de la France.
Evoquant une "histoire de défiance progressive" dans le couple franco-allemand, le candidat d'En Marche! a qualifié sur France Inter la stratégie de confrontation portée par certains de ses concurrents de "maladie infantile de la France".
"On dit toujours, +Vous savez quoi? Je vais renverser la table avec les Allemands+, de gauche et de droite, c'est oecuménique, ça fait partie de l'imaginaire de la gauche et de la droite aujourd'hui en France qu'on va taper sur l'Allemagne", a-t-il expliqué, ajoutant: "mais on n'avance pas en Europe si on est contre les Allemands".
Emmanuel Macron le 21 janvier 2017 à La Défense
AFP
En leur promettant de faire des "réformes" sur le marché du travail, l'éducation, la formation, et de rester dans le respect des 3% de déficit public, l'ancien ministre de l'Economie a estimé qu'il créerait "le préalable à la crédibilité".
Alors, a-t-il exposé, il pourra demander à Berlin de "considérer avec moi que la politique économique dans laquelle nous nous inscrivons depuis des années est une mauvaise politique économique parce qu'elle repose sur une défiance mutuelle: les Allemands considèrent que nous ne faisons pas les réformes, nous considérons qu'ils ne font pas les investissements".
"Le jeu de la défiance dans lequel nous nous sommes inscrits est un jeu qu'il faut à un moment rompre en prenant ses responsabilités", a argumenté M. Macron, qui s'est rendu le 10 janvier à Berlin. "Celui qui doit commencer, c'est le camp français parce que c'est lui qui a d'abord trahi cette confiance", a-t-il estimé.
Après les municipales, les partis politiques regardent déjà en direction des élections sénatoriales, qui se tiennent en septembre 2026. Comme tous les trois ans, la moitié du Sénat sera renouvelé, avec un mode de scrutin très différent selon la taille du département.
Alors que le projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes va reprendre son examen devant le Parlement, sept personnes ont été mises en examen, soupçonnées d’une escroquerie pour des soins indus facturés auprès de la CPAM (Caisse primaire d’assurance maladie), pour un montant de 58 millions d’euros.
Pour les sénatoriales de septembre 2026, LFI mise principalement sur le Rhône, après plusieurs victoires aux municipales. « On sera incontournables dans un grand nombre de départements », prévient le député Paul Vannier, responsable des élections de LFI, « pas fermé » à des discussions avec Les Ecologistes. Mais les principales chances de faire élire des sénateurs LFI seront lors du scrutin de 2029. Explications.
Soutien d’Éric Ciotti pendant les municipales, le sénateur LR des Alpes-Maritimes, Henri Leroy, annonce qu’il rejoint l’UDR. Il espère se représenter aux sénatoriales de septembre, cette fois sur « une liste d’union des droites », avec d’autres transfuges, ce qui pourrait bousculer les équilibres dans un département acquis de longue date aux Républicains.