Macron veut transformer le marché du travail par ordonnances
Emmanuel Macron a invoqué mardi la nécessité d'un "choc de confiance" pour justifier son souhait de recourir aux ordonnances pour...

Macron veut transformer le marché du travail par ordonnances

Emmanuel Macron a invoqué mardi la nécessité d'un "choc de confiance" pour justifier son souhait de recourir aux ordonnances pour...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Emmanuel Macron a invoqué mardi la nécessité d'un "choc de confiance" pour justifier son souhait de recourir aux ordonnances pour réformer le marché du travail.

"Je propose qu'il y ait une concertation accélérée en début de quinquennat, et sur ce sujet-là qu'on fonctionne par ordonnances pour le faire durant l'été. Pourquoi ? Parce qu'il y a besoin d'un choc de confiance, d'une vraie accélération, d'une détermination à l'épreuve. Et parce que nous avons besoin de faire passer cette réforme pour que les premiers effets se fassent sentir rapidement", a déclaré M. Macron sur Sud Radio et Public Sénat.

"Il y aura un dialogue social dès le printemps-été mais derrière je demanderai à ce que le Premier ministre sollicite par un projet de loi d'habilitation l'autorisation au parlement de procéder par ordonnances, parce que c'est plus rapide et efficace sur le sujet", a poursuivi le candidat d'En Marche!

"Par contre le temps sera pris durant l'automne pour la réforme de l’assurance-chômage et de la formation continue, et un temps de concertation plus long encore sur la réforme des retraites", a précisé l'ancien ministre de l'Economie.

Selon le programme de M. Macron, "les principes fondamentaux (durée légale du temps de travail, égalité professionnelle, salaire minimum...) resteront dans la loi. Mais par exemple les horaires effectifs ou l'organisation du travail seront négociés au plus près du terrain. ils seront définis par accord majoritaire ou par référendum d'entreprise sur la base d'un accord".

François Fillon (LR) souhaite également recourir aux ordonnances "pour certains volets" de ses projet de réforme de la législation du travail.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris mouvement des avocats contre le projet de loi SURE
6min

Politique

Justice criminelle : devant le Sénat, les avocats, en colère, dénoncent « un problème démocratique » et demandent le « retrait du texte »

Plusieurs centaines d’avocats ont manifesté leur rejet du projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes, qui démarre son examen au Sénat lundi. Au premier rang des griefs du texte soulevés par la profession, l’instauration d’un plaider-coupable, une nouvelle procédure judiciaire plus rapide quand l’accusé reconnaît les faits.

Le

Paris: Examens projets de loi Senat
6min

Politique

Justice criminelle : que contient le projet de loi controversé en examen au Sénat ?

Le Sénat entame l’examen du projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes. Le texte prévoit notamment la mise en place d’un plaider-coupable, une nouvelle procédure judiciaire plus rapide quand l’accusé reconnaît les faits. Une réforme qui divise les magistrats et est surtout contestée par de nombreux barreaux qui manifestent, ce lundi, devant la haute assemblée. Que prévoit le texte ?

Le

Macron veut transformer le marché du travail par ordonnances
3min

Politique

Crise énergétique : Sébastien Lecornu annonce l’interdiction des chaudières à gaz dans les logements neufs

Quelques jours après le cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l’Iran, Sébastien Lecornu a annoncé, ce vendredi, une série de mesures destinées à tirer les leçons » de la crise énergétique. Afin de dépendre moins des énergies fossiles, l’installation de chauffages au gaz serait interdite « dès la fin de cette année » dans les constructions neuves. Le gouvernement va aussi doubler son soutien à l’électrification des usages de 5,5 milliards à 10 milliards d’euros par an d’ici 2030.

Le

Philippe TABAROT visite du technicentre SNCF
6min

Politique

Sénatoriales : candidat dans les Bouches-du-Rhône, Renaud Muselier entend faire une liste commune avec LR

Le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, parti chez Renaissance en 2022, a annoncé par surprise sa candidature aux sénatoriales de septembre prochain, entendant jouer un rôle au plan national, pour la présidentielle. Il veut mener une liste d’union avec la droite. Du côté de la sénatrice LR sortante, Valérie Boyer, on confirme que les discussions sont engagées.

Le