Macron veut un dialogue « indépendant » et « européen » avec la Russie
Emmanuel Macron, candidat à la présidentielle, a prôné dimanche un dialogue "indépendant", "constant" et "souverain", "dans un...

Macron veut un dialogue « indépendant » et « européen » avec la Russie

Emmanuel Macron, candidat à la présidentielle, a prôné dimanche un dialogue "indépendant", "constant" et "souverain", "dans un...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Emmanuel Macron, candidat à la présidentielle, a prôné dimanche un dialogue "indépendant", "constant" et "souverain", "dans un cadre européen", avec la Russie, avec qui il faut selon lui "normaliser les relations" et "organiser une désescalade des sanctions".

"La France ne peut pas se laisser dicter sa politique internationale par les Etats-Unis par suivisme (...). Avec la Russie nous devons avoir un dialogue indépendant, constant" a dit M. Macron sur TF1.

"Dans le cadre de la procédure de Minsk, nous devons avancer pour s'assurer qu'il y a d'abord un decrescendo sur le sujet ukrainien, nous devons réussir à organiser une désescalade des sanctions avec la Russie, nous avons constamment été dans l'escalade, ce qui est une très mauvaise chose", a relevé l'ancien ministre de l’Économie.

"Il faut essayer au maximum de normaliser les relations avec la Russie, car la Russie est le partenaire avec lequel nous devons discuter sur le sujet syrien (...), il est indispensable que nous ayons un dialogue indépendant, un dialogue souverain avec les Russes", a-t-il encore dit.

Ce dialogue "ne renonce en rien à notre attachement aux droits de l'Homme, c'est ma différence avec M. Fillon", candidat Les Républicains à la présidentielle, souvent présenté comme pro-Russe: "Je ne suis pas fasciné par M. Poutine, je ne prétends pas être l'ami de M. Poutine. Je suis moins tendre avec les Russes."

Ce dialogue doit selon lui se faire "dans un cadre européen" car "la clé, c'est d'avoir bien davantage une politique européenne de la défense et internationale."

"L'Europe nous protège sur le plan commercial, numérique, sur le plan de la sécurité aux frontières. La vraie sécurité est aux frontières européennes et non nationales, par une politique beaucoup plus pro-active en matière de sécurité, de contrôle aux frontières, de circulation" a plaidé M. Macron.

"L'Europe peut être un vrai môle de sécurité, une puissance économique et souveraine, elle est à 27, elle avance trop lentement mais elle est là. Nous avons besoin de plus d'Europe pour tenir notre place, notre rang et avancer" a encore souhaité M. Macron. "Je l'assume pleinement".

"Et en même temps sur le plan économique et social nous avons besoin d'une Europe plus intégrée à quelques-uns (...) et là je crois au renforcement de la zone euro (...) qui investit davantage" avec "plus de solidarité", a dit M. Macron.

Partager cet article

Dans la même thématique

PARIS, Affaire Lyhanna, Manifestation interdite place Vendome.
6min

Politique

Affaire Lyhanna : que proposent les partis face aux « dysfonctionnements » de la justice ?

Les ratés judiciaires entourant le meurtre de la jeune Lyhanna n’en finissent plus de susciter l’indignation de tout le pays. Dès lors, la classe politique est amenée à se positionner. Alors que Sébastien Lecornu a présenté ses premières mesures, la gauche fustige le manque de moyens de la Justice et la droite épingle le laxisme des magistrats. Tour d’horizons des différentes propositions du gouvernement et des partis politiques.

Le

Des « menaces lourdes » d’ingérences numériques étrangères pèsent sur l’élection présidentielle, alerte Sébastien Lecornu
8min

Politique

Des « menaces lourdes » d’ingérences numériques étrangères pèsent sur l’élection présidentielle, alerte Sébastien Lecornu 

Après avoir rendu compte aux partis politiques des ingérences numériques étrangères durant les élections municipales, le Premier ministre a tiré le bilan des investigations et des moyens d’y répondre au cours d’une conférence de presse. Il commence à consulter les forces politiques en vue d’un projet de loi qui pourrait être débattu à l’automne.

Le

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
8min

Politique

Avec le retrait du plaider-coupable en matière criminel, « Gérald Darmanin fait de la politique sur le dos des victimes », regrette la rapporteure du texte au Sénat

Suite au rejet du projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes en commission des lois de l’Assemblée nationale mercredi, Gérald Darmanin a annoncé le retrait complet du « plaider-coupable » criminel, l’un des dispositifs les plus polémiques de son texte. Une « déception » pour les rapporteurs du texte au Sénat.

Le

Le Sénat rejette le projet de loi de financement de la Sécurité sociale en nouvelle lecture
9min

Politique

Protection de l’enfance examinée au Sénat en octobre : « Le texte aurait mérité d’être inscrit avant », pointe la sénatrice centriste Dominique Vérien

Face à l’émoi suscité par l’affaire Lyhanna, le gouvernement va profiter de l’examen du texte sur la protection de l’enfance pour ajouter de nouvelles mesures. Le Sénat n’examinera pas le texte avant le 8 octobre. Trop tard, pour la centriste Dominique Vérien. La présidente de la commission des lois, Muriel Jourda, interroge surtout le recours à ce projet de loi. « Réagir par un texte sans lien avec l’affaire Lyhanna revient à faire de la loi un outil de communication », pointe la sénatrice LR.

Le