« Madame la députée » : l’Assemblée continuera la féminisation des titres et fonctions assure Rugy
"Madame la députée", "madame la présidente": l'Assemblée nationale continuera à appliquer la féminisation des titres et des...

« Madame la députée » : l’Assemblée continuera la féminisation des titres et fonctions assure Rugy

"Madame la députée", "madame la présidente": l'Assemblée nationale continuera à appliquer la féminisation des titres et des...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

"Madame la députée", "madame la présidente": l'Assemblée nationale continuera à appliquer la féminisation des titres et des fonctions, a souligné mardi le président de l'Assemblée nationale, François de Rugy (LREM), dans un rappel de cette règle aux réfractaires.

Avant le début des questions au gouvernement, le titulaire du "perchoir" a souhaité "rappeler une règle qui s'applique dans notre Assemblée depuis 1998: le bureau de l'Assemblée nationale avait décidé de recourir à la forme féminine pour nommer les titres et les fonctions des femmes députées ou ministres".

"Ici, on dit donc madame la députée, madame la présidente, madame la rapporteure ou encore madame la ministre", a déclaré François de Rugy à l'adresse de députés réfractaires, tel Julien Aubert (LR).

Et, "comme je l’ai indiqué ce matin en conférence des présidents, il ne saurait être question de revenir en arrière sur cet usage, que je m'attacherai à faire respecter", a-t-il prévenu, sous des applaudissements de la majorité.

Sur Twitter, Julien Aubert a, lui, jugé que "le président de Rugy, bien éloigné des préoccupations des Français, veut imposer sa vision politisée et genrée de la langue au sein de l’hémicycle en féminisant les titres. On l’a vu moins allant quand il s’agissait de faire respecter le règlement sur le port de la cravate".

Julien Aubert avait été sanctionné en octobre 2015 à l'Assemblée pour avoir persisté à appeler "Madame le président" une présidente de séance, ce qu'il avait contesté en justice mais le tribunal administratif s'était déclaré incompétent. L’Académie française avait rappelé avoir accueilli dans son dictionnaire plusieurs noms féminisés de métiers et de fonctions "pourvu qu’ils soient formés correctement et que leur emploi se soit imposé".

Le député du Vaucluse a aussi épinglé mardi un "grand écart dans la majorité LREM entre qui défend le retour du français classique, de l’orthographe et de la grammaire à l’école, et interdit l’écriture inclusive et qui veut imposer l’expression orale inclusive dans les débats parlementaires". Il avait demandé au ministre de l’Éducation nationale l'interdiction de l'écriture inclusive dans les manuels scolaires, dans une lettre cosignée avec 16 de ses collègues LR mi-octobre.

L'écriture inclusive n'a pas sa place dans les textes officiels: le Premier ministre est intervenu le 21 novembre dans ce débat, bannissant des communications ministérielles cette forme discutée d'élargissement des mots au féminin.

Mais quand l'auteur d'un texte officiel ou la personne nommée est une femme, il convient bien d'écrire "la ministre", "la secrétaire générale" et de féminiser la fonction en se référant à un guide ("Femme, j'écris ton nom...") élaboré par le CNRS et l'Institut national de la langue française, a précisé Edouard Philippe dans sa circulaire.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Emergency closed-door meeting political party leaders organised by Macron
5min

Politique

Retraites : Édouard Philippe sort du bois et propose un âge de départ à 65 ans

Après des mois de suspense, le candidat Horizons à la présidentielle a dévoilé mardi 29 septembre sa réforme des retraites dans une vidéo d'une vingtaine de minutes. Il propose de reprendre le calendrier de 2023, puis de relever l'âge légal à 65 ans en moins de dix ans, avec un volet de capitalisation. Une position qui le distingue de Gabriel Attal, partisan de supprimer l'âge légal.

Le

« Madame la députée » : l’Assemblée continuera la féminisation des titres et fonctions assure Rugy
3min

Politique

Propos antisémites révélés par Mediapart : « L’objectif, c’est de tuer ma carrière politique », dénonce Jordan Bardella

Mis en cause, lundi, dans un article de Mediapart qui a révélé des écrits antisémites de Jordan Bardella datant de 2013, le président du RN a annoncé dans la foulée le dépôt d’une plainte pour diffamation. Avant d’accueillir les nouveaux sénateurs RN élus dimanche pour une réunion de groupe à l’Assemblée, l’eurodéputé a dénoncé une opération menée « par des fanatiques d’extrême gauche » avec pour « objectif » de le « tuer politiquement ».

Le

President Emmanuel Macron press conference following a meeting with candidates for the 2027 presidential election and party leaders
4min

Politique

Sondage : avec 82 % d’opinions défavorables, Emmanuel Macron atteint son record d’impopularité, sur fond de grogne sur les carburants

Selon le dernier baromètre Odoxa réalisé avec Mascaret pour Public Sénat et la presse régionale, l’exécutif atteint un niveau d’impopularité record sur fond de hausse des prix du carburant, malgré les annonces de soutien aux “gros rouleurs”. Emmanuel Macron ne récolte que 18 % d’opinions favorables contre 24 % pour Sébastien Lecornu.

Le