Mahjoubi veut un impôt « juste et équilibré » pour les géants de l’internet
Les grandes plateformes de l'internet mondial doivent payer un impôt "juste et équilibré" en Europe, qui les mette au même niveau...

Mahjoubi veut un impôt « juste et équilibré » pour les géants de l’internet

Les grandes plateformes de l'internet mondial doivent payer un impôt "juste et équilibré" en Europe, qui les mette au même niveau...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Les grandes plateformes de l'internet mondial doivent payer un impôt "juste et équilibré" en Europe, qui les mette au même niveau que les acteurs nationaux, a déclaré jeudi le nouveau secrétaire d'Etat au Numérique, Mounir Mahjoubi.

Notre vision, "c'est créer plus d'égalité, être capable de faire que ces grandes plateformes de l'internet internationales payent en Europe un impôt juste et équilibré qui les mette au même équilibre que les autres", a indiqué à l'AFP le responsable en marge d'une visite à la BpiFrance à Paris.

Emmanuel Macron avait proposé dans son programme "une taxe sur le chiffre d'affaires des acteurs numériques", a-t-il rappelé. "Maintenant, nous sommes au gouvernement donc il nous appartient de dire quelle forme elle doit prendre, de discuter avec nos pays partenaires pour savoir sur quels sujets on est capable d'amener les autres pays", a-t-il poursuivi.

Pour l'ancien président du Conseil national du numérique, "les peuples d'Europe sont prêts parce qu'ils en ont marre de voir des entreprises qui ne travaillent pas dans les mêmes conditions fiscales et les mêmes conditions économiques que les acteurs locaux".

"C'est une vision qu'on doit nécessairement avoir au niveau européen, et la France doit être un leader sur ce sujet-là", a-t-il expliqué.

L'autre priorité de son action sera le "numérique inclusif", avec des enjeux de "couverture du territoire, d'accessibilité, de médiation numérique" pour s'adresser aux "20 à 30% de Français pour qui c'est dur de se connecter à internet et pour qui c'est compliqué de faire une procédure en ligne".

Grâce à une activité dématérialisée, les grands groupes internet pour la plupart américains, comme Apple, Google ou Facebook, sont des champions de l'optimisation fiscale grâce à des montages financiers qui minimisent leurs impôts.

Les mesures phares d'Emmanuel Macron sur le numérique dans son programme étaient d'"imposer les grands groupes internet sur leur chiffre d'affaires réalisé en France" et "la création d'un marché unique du numérique en Europe".

Partager cet article

Dans la même thématique

Mahjoubi veut un impôt « juste et équilibré » pour les géants de l’internet
6min

Politique

Breturn : « La porte est ouverte, ils n'ont qu'à revenir ! » lance cet eurodéputé espagnol

Alors que la présidente de la Commission a annoncé vouloir faire du Canada le premier « membre associé » de l’UE, les 27 s’interrogent : faut-il créer un nouveau statut ? Cette piste est aussi explorée dans le cas de la Grande-Bretagne qui exprime ses regrets et son envie de se rapprocher de l’Union, dix ans après le référendum sur le Brexit. Alors faut-il que l’Europe s’ouvre et jusqu’où ? On en débat dans Ici l’Europe avec les eurodéputés Nicolas Bay (France, ECR) et Javier Moreno Sanchez (Espagne, S&D).

Le

FRA – VOEUX DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL
11min

Politique

Marine Le Pen demande la démission de Richard Ferrand : le président du Conseil constitutionnel est-il vraiment sorti de sa réserve ?

Les parlementaires du RN et de l’UDR ont saisi le Conseil constitutionnel pour demander la « démission d'office » de son président, Richard Ferrand. Celui-ci a estimé publiquement que la révision de la Constitution proposée par Marine Le Pen n’était pas faisable. Interrogés par Public Sénat, plusieurs constitutionnalistes considèrent qu’il a pris parti sur une question de droit toujours en suspens depuis plus de soixante ans. D’autres, comme Dominique Rousseau et Benjamin Morel, dénoncent une tentative de déstabilisation de la part de l’extrême droite, contre une institution susceptible de jouer les garde-fous face à l’application du programme du RN.

Le

France, Perpignan, October 13, 2026: High school and university students demonstrate with trade union support
7min

Politique

Vote à 16 ans : la jeunesse doit-elle avoir son mot à dire dans les urnes ?

Comme d’autres avant lui, Jean-Luc Mélenchon veut ouvrir les urnes aux lycéens, alors que les mobilisations de la jeunesse se multiplient. Raphaël Glucksmann et Marine Tondelier défendent aussi la mesure. Pourtant, malgré des retours réguliers dans le débat présidentiel, le vote à 16 ans reste lettre morte. Plusieurs universitaires analysent les résistances à cette réforme et ses effets possibles sur la participation politique.

Le