Mailly (FO): « Le gouvernement commence à être confronté à la réalité »
Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force Ouvrière (FO), a estimé mardi sur LCI que "le gouvernement commen(çait) à être...

Mailly (FO): « Le gouvernement commence à être confronté à la réalité »

Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force Ouvrière (FO), a estimé mardi sur LCI que "le gouvernement commen(çait) à être...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force Ouvrière (FO), a estimé mardi sur LCI que "le gouvernement commen(çait) à être confronté à la réalité des problèmes", accusant Emmanuel Macron de faire "la même erreur" que ses "prédécesseurs".

"Emmanuel Macron comme ses prédécesseurs font la même erreur. Ils pensent que les gens les ont élus pour leur programme. Faux ! (...). Les gens ne votent pas pour un programme, ils votent pour autre chose. Et après, on est confronté à la réalité des problèmes", a déclaré M. Mailly, interrogé sur la possibilité du gouvernement de passer "en force" sur ses projets d'ordonnances réformant le code du travail.

Le syndicaliste a été reçu dans la matinée par le Premier ministre Edouard Philippe et la ministre du Travail Muriel Pénicaud à Matignon pour faire le bilan de six semaines de concertation.

Si le Premier ministre "ne veut pas une coalition des mécontentements, il faut qu'il nous écoute et qu'il nous entende surtout. (...) J'ai été cash, maintenant à lui de prendre ses responsabilités", a-t-il déclaré à la presse en sortant de cette rencontre.

Il a estimé que subsistaient des "lignes rouges" dans les propositions du gouvernement. Après la longue mobilisation contre la loi El Khomri en 2016, qui s'était traduite par de nombreuses manifestations, il a prévenu qu'il avait toujours des baskets "en réserve si c'est nécessaire".

Sur LCI, M. Mailly avait cité quelques-uns de ces points durs : "Les prud'hommes", "la négociation" et les "délais de prescription".

"Aujourd'hui, il y a certaines idées émises qui me font craindre que ce n'est pas encore gagné (...) si ces idées-là étaient mises en oeuvre, c'est la République en marche mais en marche arrière sur le plan social", avait-il ajouté.

Le leader de FO avait également fustigé la réduction des APL (aides au logement), décidée par le gouvernement par mesure d'économies, parlant de "coup de rabot", qui "va percuter les étudiants et les personnes modestes".

"En même temps, on dit qu'on va simplifier l'ISF ! C'est deux poids deux mesures et cela est perçu par la population (...) Il ne manquerait plus que demain, ils suppriment les contrats aidés et diminuent les minima sociaux et la boucle sera bouclée. Je pense que le gouvernement et le président commencent à être confrontés à la réalité des problèmes", avait-il dit.

Interrogé sur l'appel de la CGT à une mobilisation des salariés dès le 12 septembre contre la réforme du code du travail, M. Mailly avait assuré qu'il prendrait ses "responsabilités" en temps voulu, préférant pour l'instant laisser une chance à la "concertation".

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Francois Bayrou recoit l l UDI
7min

Politique

« Pas à la hauteur » : le coup de gueule d’Hervé Marseille, après le soutien de Bruno Retailleau à Valérie Boyer pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.

Le

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
2min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : « Coup de poignard », rien ne va plus entre Bruno Retailleau et ses alliés centristes

En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.

Le