Mailly (FO) « ni naïf ni suspicieux » avant de rencontrer le président
Le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, a indiqué lundi qu'il rencontrerait mardi matin le président Emmanuel Macron,...

Mailly (FO) « ni naïf ni suspicieux » avant de rencontrer le président

Le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, a indiqué lundi qu'il rencontrerait mardi matin le président Emmanuel Macron,...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, a indiqué lundi qu'il rencontrerait mardi matin le président Emmanuel Macron, dans un état d'esprit "ni naïf, ni suspicieux", en réitérant son souhait d'une "vraie concertation" sur la réforme du droit du travail.

Emmanuel Macron doit recevoir mardi tour à tour les organisations syndicales et patronales pour évoquer cette réforme que l'exécutif entend engager rapidement, en légiférant par ordonnances.

Interrogé sur RTL, M. Mailly a précisé qu'il serait reçu à l'Elysée à 11H00. "Ce sera l'occasion de voir exactement ce qu'ils veulent faire. Pour le moment il y a assez d'ambiguïtés volontaires je pense pour savoir ce que concrètement le gouvernement envisage sur la réforme du code du travail", a-t-il déclaré.

M. Mailly assure qu'il se rendra au rendez-vous "ni naïf, ni suspicieux".

"Je ne suis pas naïf parce que il y a une conception sur le fond qui est une conception économique libérale mais je ne suis pas suspicieux au départ non plus, on laisse une chance, on verra bien", a-t-il expliqué.

"Le tout est de savoir si le gouvernement va faire une vraie concertation" et "va tenir compte de ce que l'on dit" pour "modifier éventuellement les choses par rapport à ce qu'il envisageait".

"Si c'est cela, on peut trouver une solution. Si c'est +on vous consulte mais on a décidé ce sera comme ça+, il y aura problème", a poursuivi M. Mailly en réaffirmant son opposition à un plafonnement des indemnités prud'homales en cas de licenciement sans cause réelle ou sérieuse.

Si le président ne renonce pas au plafonnement, la CGT lui opposera "une fin de non recevoir", a pour sa part lancé sur Europe 1 le responsable de la CGT, Philippe Martinez.

Ce dernier a rappelé son opposition aux "intentions" exprimées par Emmanuel Macron pendant sa campagne "d'aller plus loin que la loi El Khomri".

"J'espère que demain ce n'est pas la première et dernière réunion", a dit M. Martinez en critiquant la "méthode" d'une concertation rapide. C'est "un peu fort de café de discuter d'un texte aussi essentiel pendant que les salariés sont en congé", estime-t-il.

Partager cet article

Dans la même thématique

francois-patriat-en-septembre-dernier-photo-sipa-jeanne-accorsini-1680805422
6min

Politique

« Adieu Fanfan » : le sénateur François Patriat, ancien socialiste, fidèle d'Emmanuel Macron est mort à l'âge de 83 ans 

Le sénateur de Côte-d’Or est décédé à l’âge de 83 ans. En 2016, François Patriat avait été parmi les premiers soutiens d’Emmanuel Macron, au moment où il se lançait dans la campagne présidentielle. Jusqu’en 2026, le Bourguignon restera l’un des plus proches soutiens du président de la République. Le dernier acte d’une très longue carrière de parlementaire entamée dans les années 80.

Le

Macron Sénat 3 ok
14min

Politique

[Série 3/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : lors du second quinquennat, « le Sénat est un peu le roi du pétrole »

Le Sénat et Emmanuel Macron. Bientôt 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffements, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Après sa réélection historique en 2022, Emmanuel Macron n’a qu’une majorité relative, l’obligeant à composer avec les LR pour obtenir des majorités. Le Sénat y trouvera son intérêt et un pouvoir d’influence. Après la dissolution manquée en 2024, la droite entre au gouvernement et fait partie de la majorité. L’opposant d’hier se retrouve aux côtés des macronistes, tout en gardant ses distances.

Le

France Politics
9min

Politique

[Série 2/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : avec l’affaire Benalla, le temps du contre-pouvoir

Le Sénat et Emmanuel Macron. 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Avec l’affaire Benalla, le Sénat s’érige en contre-pouvoir du macronisme triomphant. Une forme de revanche, qui va créer des moments de fortes tensions entre l’exécutif et la majorité sénatoriale. Le Sénat va jouer à fond son rôle de contrôle, avec une conception plus anglo-saxonne des commissions d’enquête.

Le

Heat wave at Ehpad in Bordeaux
3min

Politique

Ehpad : « Ça s’est un peu amélioré, mais on est loin du compte. » alerte la sénatrice Anne Souryis

Le placement de personnes âgées en Ephad est toujours une étape redoutée par les familles. Les principaux intéressés ne veulent pas quitter leur domicile et l’entourage craint toujours une mauvaise prise en charge. Des craintes amplifiées depuis l’enquête de Victor Castanet dans son livre « Les Fossoyeurs » en 2022 qui a révélé un système privilégiant le rendement au détriment du bien être des patients. Depuis, les politiques se sont emparés du sujet, mais les moyens déployés sont-ils suffisants ? La prise en charge s’est-elle améliorée ? Et quelles sont les alternatives ? La sénatrice écologiste Anne Souyris et le gériatre Jean-Pierre Aquino en débattent dans l’émission Et la santé, ça va ? présentée par Axel de Tarlé.

Le