Maintien de l’ordre : pour Brice Hortefeux, « la meilleure des préventions c’est la sanction »
Alors que la grogne sociale et écologique continue et totalise son 45e samedi de manifestations, les débordements dans les cortèges divisent l’opinion. Pour l’ancien ministre Brice Hortefeux, la réponse du ministère de l’Intérieur est « insuffisante ».

Maintien de l’ordre : pour Brice Hortefeux, « la meilleure des préventions c’est la sanction »

Alors que la grogne sociale et écologique continue et totalise son 45e samedi de manifestations, les débordements dans les cortèges divisent l’opinion. Pour l’ancien ministre Brice Hortefeux, la réponse du ministère de l’Intérieur est « insuffisante ».
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Les manifestations du 21 septembre, qui regroupaient à Paris marche pour le climat, gilets jaunes et opposants à la réforme des retraites, ont été à nouveau émaillées par des violences. Le ministère de l’Intérieur a décompté 189 interpellations et 1000 individus « à risques », malgré les nombreux dispositifs de police. Pour Brice Hortefeux, « il faut changer de doctrine » : « Aujourd’hui on est face à une forme d’émeute, plus de simples manifestations. Les interpellations fonctionnent bien, mais pas les mandats de dépôts, et les sanctions sont certainement insuffisantes. »

S’il n’y pas de solution miracle pour le député européen, il préconise une seule ligne de conduite pour le ministère de l’Intérieur : « La meilleure des préventions c'est la sanction.  J'en étais convaincu à l'époque où j'étais ministre, je n'ai pas changé d'avis. »  Brice Hortefeux dénonce ces tensions que se cristallisent et auxquelles il faut réagir, mais veut aussi que le gouvernement cherche à comprendre : « Il y a un vrai repli du pouvoir d’achat, les gens ont des préoccupations. On a raison d’être inquiet, même si l’expression de cette inquiétude n’est pas la meilleure. Le gouvernement nous dit que tout va bien alors qu'il y a la menace forte d'une récession mondiale. Ce sont des signaux très préoccupants » conclut-il.

Partager cet article

Dans la même thématique

Maintien de l’ordre : pour Brice Hortefeux, « la meilleure des préventions c’est la sanction »
5min

Politique

Choose France 2026 : « Choisir la France », un pari gagnant pour les investisseurs étrangers selon Roland Lescure, ministre de l’Économie

Malgré les tensions géopolitiques, le ralentissement économique mondial et l’approche de la fin du second quinquennat d’Emmanuel Macron, l’édition 2026 du sommet Choose France bat tous les records. Avec 93 milliards d’euros de nouveaux investissements annoncés, le gouvernement voit dans cette neuvième édition la confirmation de l’attractivité retrouvée du territoire français. Au micro de Public Sénat, le ministre de l’économie Roland Lescure a défendu le bilan d’une politique menée depuis près d’une décennie pour faire de la France une terre d’accueil privilégiée des capitaux étrangers.

Le

Maintien de l’ordre : pour Brice Hortefeux, « la meilleure des préventions c’est la sanction »
3min

Politique

Loi de programmation militaire : la droite sénatoriale a voulu « acter un désaccord profond avec le gouvernement », justifie Cédric Perrin

Au lendemain d’une séance rocambolesque, où la droite sénatoriale a échoué à faire porter l’effort supplémentaire à 50 milliards d’euros dans la loi de programmation militaire, pour finalement s’opposer aussi à la hausse de 36 milliards d’euros, prévue dans le texte initial, le président de la commission de la défense, Cédric Perrin a justifié la position de son groupe devant la presse.

Le

Maintien de l’ordre : pour Brice Hortefeux, « la meilleure des préventions c’est la sanction »
3min

Politique

Déjeuner d’Annie Genevard en présence de Xenia Fedorova : « Symptomatique de la porosité entre une partie de la droite et l’extrême droite », tacle Laurence Rossignol

Suite aux révélations de la présence de la ministre de l’Agriculture à un déjeuner récent de l’Institut de l’Espérance, cercle de réflexion lancé par le milliardaire ultraconservateur, Vincent Bolloré, où figurait parmi les invités, Xenia Fedorova, propagandiste du Kremlin, la sénatrice socialiste, Laurence Rossignol a demandé des explications au gouvernement.

Le