Maintien de l’ordre : pour Brice Hortefeux, « la meilleure des préventions c’est la sanction »
Alors que la grogne sociale et écologique continue et totalise son 45e samedi de manifestations, les débordements dans les cortèges divisent l’opinion. Pour l’ancien ministre Brice Hortefeux, la réponse du ministère de l’Intérieur est « insuffisante ».

Maintien de l’ordre : pour Brice Hortefeux, « la meilleure des préventions c’est la sanction »

Alors que la grogne sociale et écologique continue et totalise son 45e samedi de manifestations, les débordements dans les cortèges divisent l’opinion. Pour l’ancien ministre Brice Hortefeux, la réponse du ministère de l’Intérieur est « insuffisante ».
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Les manifestations du 21 septembre, qui regroupaient à Paris marche pour le climat, gilets jaunes et opposants à la réforme des retraites, ont été à nouveau émaillées par des violences. Le ministère de l’Intérieur a décompté 189 interpellations et 1000 individus « à risques », malgré les nombreux dispositifs de police. Pour Brice Hortefeux, « il faut changer de doctrine » : « Aujourd’hui on est face à une forme d’émeute, plus de simples manifestations. Les interpellations fonctionnent bien, mais pas les mandats de dépôts, et les sanctions sont certainement insuffisantes. »

S’il n’y pas de solution miracle pour le député européen, il préconise une seule ligne de conduite pour le ministère de l’Intérieur : « La meilleure des préventions c'est la sanction.  J'en étais convaincu à l'époque où j'étais ministre, je n'ai pas changé d'avis. »  Brice Hortefeux dénonce ces tensions que se cristallisent et auxquelles il faut réagir, mais veut aussi que le gouvernement cherche à comprendre : « Il y a un vrai repli du pouvoir d’achat, les gens ont des préoccupations. On a raison d’être inquiet, même si l’expression de cette inquiétude n’est pas la meilleure. Le gouvernement nous dit que tout va bien alors qu'il y a la menace forte d'une récession mondiale. Ce sont des signaux très préoccupants » conclut-il.

Partager cet article

Dans la même thématique

France Missing Girl
7min

Politique

Affaire Lyhanna : « Il y a une chaîne judiciaire qui n’a pas fonctionné, c’est assez accablant », affirme Isabelle Florennes

Depuis les révélations autour du profil de Jérôme Barella mis en examen pour enlèvement et séquestration de Lhyanna dans le Gers le 29 mai, la classe politique jusqu’à Emmanuel Macron pointe les failles de la justice. Les sénateurs attendent que les résultats de l’enquête administrative diligentée par le gouvernement leur soient présentés dans les semaines à venir.

Le

PARIS Gerald Darmanin place Vendome
4min

Politique

Affaire Lyhanna : que dit la circulaire de Gérald Darmanin de 2025 ?

Une semaine après la disparition de la jeune Lyhanna à Fleurance, Gérald Darmanin dénonce les « dysfonctionnements » de l’État dans le suivi du principal suspect, actuellement mis en examen. Le ministre de la Justice fait notamment référence à sa circulaire de politique pénale générale, envoyée en janvier 2025, où il appelait au « traitement prioritaire » des violences sur enfants. Celle-ci n’aurait pas été respectée.

Le

SoftBank CEO Masayoshi Son Meets French President Emmanuel Macron at Elysee Palace
2min

Politique

Lyhanna : Emmanuel Macron dénonce un « dysfonctionnement inacceptable », Sébastien Lecornu demande que « les conclusions de l’enquête administrative lui soient remises sous 15 jours »

Au lendemain de la découverte dans le Gers d'un corps étant probablement celui de Lyhanna, le président de la République dénonce depuis le Monténégro, un « dysfonctionnement inacceptable ». A l’issue de réunion de crise à Matignon entre Gérald Darmanin, Laurent Nunez et Sébastien Lecornu, ils « ont fait état d’éléments accablants dans la procédure, à tous les niveaux ».

Le

Maintien de l’ordre : pour Brice Hortefeux, « la meilleure des préventions c’est la sanction »
3min

Politique

Loi de programmation militaire : le sénateur LR Hugues Saury appelle à des négociations en vue de la commission mixte paritaire

Interrogé sur Public Sénat, le sénateur LR Hugues Saury assume le rejet par son groupe, mardi, de l’article phare de la loi de programmation militaire. La droite espère encore arracher une rallonge supplémentaire à la hausse de 36 milliards d’euros du budget des armées inscrite dans le texte, qui file en commission mixte paritaire.

Le