Maintien de l’ordre : pour Brice Hortefeux, « la meilleure des préventions c’est la sanction »
Alors que la grogne sociale et écologique continue et totalise son 45e samedi de manifestations, les débordements dans les cortèges divisent l’opinion. Pour l’ancien ministre Brice Hortefeux, la réponse du ministère de l’Intérieur est « insuffisante ».

Maintien de l’ordre : pour Brice Hortefeux, « la meilleure des préventions c’est la sanction »

Alors que la grogne sociale et écologique continue et totalise son 45e samedi de manifestations, les débordements dans les cortèges divisent l’opinion. Pour l’ancien ministre Brice Hortefeux, la réponse du ministère de l’Intérieur est « insuffisante ».
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Les manifestations du 21 septembre, qui regroupaient à Paris marche pour le climat, gilets jaunes et opposants à la réforme des retraites, ont été à nouveau émaillées par des violences. Le ministère de l’Intérieur a décompté 189 interpellations et 1000 individus « à risques », malgré les nombreux dispositifs de police. Pour Brice Hortefeux, « il faut changer de doctrine » : « Aujourd’hui on est face à une forme d’émeute, plus de simples manifestations. Les interpellations fonctionnent bien, mais pas les mandats de dépôts, et les sanctions sont certainement insuffisantes. »

S’il n’y pas de solution miracle pour le député européen, il préconise une seule ligne de conduite pour le ministère de l’Intérieur : « La meilleure des préventions c'est la sanction.  J'en étais convaincu à l'époque où j'étais ministre, je n'ai pas changé d'avis. »  Brice Hortefeux dénonce ces tensions que se cristallisent et auxquelles il faut réagir, mais veut aussi que le gouvernement cherche à comprendre : « Il y a un vrai repli du pouvoir d’achat, les gens ont des préoccupations. On a raison d’être inquiet, même si l’expression de cette inquiétude n’est pas la meilleure. Le gouvernement nous dit que tout va bien alors qu'il y a la menace forte d'une récession mondiale. Ce sont des signaux très préoccupants » conclut-il.

Partager cet article

Dans la même thématique

France Protests
4min

Politique

Mobilisation du 31 octobre : à quoi faut-il s’attendre ?

Le samedi 31 octobre s’annonce comme une journée sous haute tension en France. Après la mobilisation du 24 octobre qui s’est déroulée relativement dans le calme, la coordination des gilets jaunes et les organisations syndicales des lycéens et des étudiants ont appelé à « un acte III », une nouvelle journée de mobilisation sociale contre la vie chère. Face au risque « très élevé » de débordements, le ministre de l’intérieur Laurent Nuñez prévoit de mobiliser 70 000 forces de l’ordre.

Le

Paris. french socialist parti national council.
15min

Politique

« Je ne veux pas devenir un vieux con » : du mouvement lycéen à Raphaël Glucksmann, David Assouline, l’ancien trotskiste toujours dans les coulisses

Ancienne figure du mouvement étudiant contre la loi Devaquet, en 1986, David Assouline fait aujourd’hui partie de ceux qui œuvrent au succès de la campagne de Raphaël Glucksmann. Formé à l’école trotskiste, cet ancien de la LCR a rejoint le PS dans les années 90, avant de passer 19 ans comme sénateur. « Tacticien et stratège », ce natif d’une famille juive marocaine, naturalisé à l’âge de 13 ans, sait ferrailler dans l’appareil socialiste. Il met aujourd’hui son expérience au profit de Raphaël Glucksmann, prédisant une « recomposition » et « un moment de dépassement » pour le PS.

Le

Nationwide protests over cost of living – Dijon
6min

Politique

Mouvement lycéen : Un « semi mea culpa » du gouvernement sur la gestion de la crise

Interviewé ce mercredi sur la chaîne YouTube Hugo Décrypte, Emmanuel Macron s’est dit « dans le soutien et la compassion » des élèves blessés lors des manifestations et blocus. De son côté, ce jeudi, Edouard Geffray, ministre de l’Education, reconnaît que le gouvernement aurait « dû être plus rapide » dans sa gestion de la crise. A l’approche de la rentrée scolaire, la communication du gouvernement semble vouloir donner des signes d’apaisement.

Le

FRA – ASSEMBLEE – 4 COLONNES
8min

Politique

Après la proposition de primaire de Gabriel Attal, rejetée par le camp Philippe et Retailleau, le blocage perdure

En proposant une « grande primaire des démocrates », Gabriel Attal ne fait qu’un « exercice de communication » pour avoir un « prétexte » pour se maintenir, dénonce-t-on dans l’équipe de campagne d’Edouard Philippe. « Ce ne sont pas les ego qui doivent parler mais bien le sens de la responsabilité », soutient la députée Prisca Thévenot, proche du candidat Renaissance.

Le