Malgré la brouille, le PCF appelle à voter pour La France insoumise
Le Parti communiste a appelé lundi à voter pour les candidats de La France insoumise et des "forces de gauche" prêtes à s'opposer...

Malgré la brouille, le PCF appelle à voter pour La France insoumise

Le Parti communiste a appelé lundi à voter pour les candidats de La France insoumise et des "forces de gauche" prêtes à s'opposer...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le Parti communiste a appelé lundi à voter pour les candidats de La France insoumise et des "forces de gauche" prêtes à s'opposer à la loi Travail ou à la hausse de la CSG, en plus de ses 14 qualifiés, au second tour des législatives.

"L'urgence est d'élire dimanche (...) partout où ils sont présents au second tour (...) des députés communistes et Front de gauche, des députés de La France insoumise et d'autres forces de gauche", a déclaré le PCF dans un communiqué.

Il a ajouté que ces candidats devaient être "prêts, aux côtés des forces sociales, à combattre la casse du Code du travail par ordonnances, la hausse de la CSG, la diminution drastique du nombre des fonctionnaires, la remise en cause des services publics, comme des moyens des collectivités territoriales, la restriction de nos libertés publiques, l'amplification des politiques de soutien à la finance".

Evoquant un second tour d'"une importance nouvelle", en raison du raz-de-marée des candidats de la République en marche au premier, le PCF s'est inquiété que "la diversité politique de notre pays (soit) effacée et notamment celle de la gauche qui avait réuni 9 millions de voix autour des candidatures de Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon".

Il a rappelé que REM avait obtenu dimanche "moins de voix" qu'Emmanuel Macron au premier tour de la présidentielle, mais devrait néanmoins "obtenir 80% du nombre de sièges à l'Assemblée nationale".

Le PCF a averti contre le "risque" que le président et son Premier ministre issu de LR, Edouard Philippe, "s'appuient sur cette anomalie démocratique pour amplifier les politiques libérales et d'austérité et pour emmener notre pays vers une casse sociale généralisée".

En froid avec La France insoumise qui avait posé des conditions drastiques à toute alliance - une charte graphique labellisée LFI unique ou l'inscription à l'association de financement de LFI -, le secrétaire national du parti communiste Pierre Laurent avait dès dimanche soir regretté que cette désunion ait provoqué de nombreuses défaites des deux côtés.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris Caf Nationale inauguration
8min

Politique

Politique familiale, allocations, crèches : que proposent les candidats à la présidentielle ?

Alors qu’Edouard Philippe met sur la table la création d’une allocation familiale unique de 350 euros, Gabriel Attal se penche sur les familles monoparentales, quand Bruno Retailleau propose un revenu familial de 240 euros par mois dès le premier enfant, et Marine Le Pen la préférence nationale pour les familles françaises candidate à un HLM. L’écologiste Marine Tondelier propose elle un congé d’allaitement choisi et indemnisé. Revue de détails.

Le

Paris : Socialist Party Primary Debate Ahead of France’s 2027 Presidential Election
6min

Politique

Le vote du premier tour de la primaire du PS perturbé par une cyberattaque

Alors que quelque 140 000 électeurs sont invités à exprimer leur préférence pour le premier tour de la primaire organisée à gauche, les opérations de vote sont perturbées depuis l’ouverture du scrutin ce vendredi matin. Les organisateurs font état d’une cyberattaque visant à saturer la plateforme de connexion. Les trois partis à l’origine de cette primaire, dont le Parti socialiste et Place publique, ont saisi la justice.

Le

Paris: Marine Le Pen presentation contre budget
5min

Politique

Préférence nationale : la proposition du RN de taxer l’embauche de travailleurs étrangers inquiète les entrepreneurs

Dans le contre-budget du RN présenté cette semaine par Marine Le Pen et Jordan Bardella, figure une mesure passée relativement inaperçue. Elle vise à taxer l’embauche d’un étranger extra-communautaire de 1 000 euros par an. La mesure a suscité un fort rejet de la part des syndicats patronaux qui rappellent au RN le principe de réalité du marché du travail.

Le