Mandon plaide pour une nouvelle « direction collégiale » au PS
L'ancien secrétaire d'Etat à l'Enseignement supérieur Thierry Mandon a plaidé lundi pour un "changement de direction" au PS "au...

Mandon plaide pour une nouvelle « direction collégiale » au PS

L'ancien secrétaire d'Etat à l'Enseignement supérieur Thierry Mandon a plaidé lundi pour un "changement de direction" au PS "au...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

L'ancien secrétaire d'Etat à l'Enseignement supérieur Thierry Mandon a plaidé lundi pour un "changement de direction" au PS "au soir des législatives".

Celle-ci permettrait selon lui de "passer le relais à une nouvelle génération", comprenant Najat Vallaud-Belkacem, Mathias Fekl ou Guillaume Balas, réunis dans une "direction collégiale".

"Tout changer, cela passe aussi par un changement de direction, pour pouvoir passer le relais à une nouvelle génération", déclare M. Mandon dans un entretien à l'Opinion. Il juge "surprenante" la volonté du Premier secrétaire du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis de rester "au centre de ce changement".

Il souhaite "au soir des législatives" la nomination d'"une direction collégiale de six à huit responsables". "Des dirigeants de la nouvelle génération", dont Mathias Fekl et Olivier Faure, pourraient y figurer.

Selon M. Mandon, qui ne brigue pas de second mandat de député de l'Essonne, la nouvelle équipe aurait la tâche d'organiser des "assises de la reconstruction embrassant toutes les questions, ouvertes largement sur la société".

A l'issue de celle-ci, un "congrès fondateur d'un nouveau parti socialiste, démocratique, social et écologique" pourrait se tenir. "Sans se précipiter", précise-t-il.

Ce nouveau parti serait "d'aujourd'hui", "à la frontière d'un nouveau mouvement". Il accueillerait "de nouvelles idées", serait "plus ouvert, y compris sur les nouveaux moyens de communication" et proposerait des adhésions "peu onéreuses".

Au-delà, M. Mandon souhaite que le PS se livre à "un vrai travail de fond sur certaines questions", comme "le rôle de l'Etat en France". "Le PS ne sait plus quelle est sa base sociologique et invoque les classes moyennes comme feuille de vigne de sa nudité idéologique", dit-il. "Savoir ceux que l'on veut vraiment soutenir, ça donne des forces", poursuit-il.

Interrogé à propos de ses déclarations, M. Cambadélis a appelé lundi au "retour à l'esprit collectif". "Les génies de villages qui font des déclarations dans leur coin, pour leur pomme, alors qu'ils ne sont pas candidats, doivent quand même prendre en compte l'esprit collectif", a dit le dirigeant socialiste sur franceinfo.

Il a évoqué les propositions qu'il entendait faire le 18 juin, au soir du second tour des législatives, où il est candidat à un sixième mandat à Paris. "Maintenant les militants doivent pouvoir intervenir dans ce qui sera la refondation", dit-il. "Il n'y aura pas de refondation sans les militants, il faut un processus collectif et je m'y emploierai", a ajouté le numéro un du PS.

Partager cet article

Dans la même thématique

BIDONVILLE A MAYOTTE
7min

Politique

Inégalités dans les outre-mer : école, santé, pouvoir d’achat… Les propositions de la commission d’enquête du Sénat pour combler les disparités avec la métropole

La commission d’enquête sénatoriale sur les « inégalités systémiques » frappant les territoires ultramarins a rendu ses conclusions ce jeudi. Lancée par les sénateurs communistes, elle formule une soixantaine de propositions balayant le spectre des difficultés outre-mer, de la gestion sanitaire à la souveraineté économique.

Le

Presidential candidate Jean-Luc Melenchon gives a press conference in Paris
7min

Politique

Écorégions : Jean-Luc Mélenchon propose de redessiner la carte des régions pour faire de la France « la première République écologique du monde »

En pleine séquence de canicule, le chef de file de La France insoumise relance son projet de « république écologique ». Le candidat à l’élection présidentielle propose, s’il accède à l’Élysée, de remplacer les régions actuelles par treize « écorégions » organisées autour des bassins versants. Une réforme institutionnelle ambitieuse, qui reste à ce stade une proposition de campagne.

Le

Session of questions to the government at the National Assembly
9min

Politique

Main tendue de Laurent Wauquiez à Édouard Philippe : « C'est le retour de la droite la plus bête du monde », tacle le camp de Bruno Retailleau

Dans les colonnes du Figaro, le patron des députés de droite, Laurent Wauquiez semble avoir, une fois de plus, savonné la planche du candidat à la présidentielle de son parti, Bruno Retailleau, estimant, sans le nommer, qu'il devrait « savoir se retirer le plus tôt possible » au profit du candidat le mieux placé pour rassembler la droite et le centre, en l'occurrence Édouard Philippe. Si l'entourage de Laurent Wauquiez dément tout soutien au candidat Horizons, ses propos agacent mais ne surprennent pas vraiment le camp du Vendéen.

Le

Mandon plaide pour une nouvelle « direction collégiale » au PS
3min

Politique

Loi d’urgence agricole : « Si le Sénat fait le choix de faire capoter le texte, ce sera sa responsabilité », tacle Marc Fesneau, président des députés MoDem

Invité de la matinale de Public Sénat ce jeudi, Marc Fesneau a réaffirmé les lignes rouges de la majorité gouvernementale concernant le projet de loi d’urgence agricole, actuellement examiné au Sénat. La réintroduction de plusieurs pesticides par les sénateurs menace de « faire capoter le texte », qui ne pourra être voté en l’état à l’Assemblée, avertit l’ancien ministre de l’agriculture.

Le