Mandon plaide pour une nouvelle « direction collégiale » au PS
L'ancien secrétaire d'Etat à l'Enseignement supérieur Thierry Mandon a plaidé lundi pour un "changement de direction" au PS "au...

Mandon plaide pour une nouvelle « direction collégiale » au PS

L'ancien secrétaire d'Etat à l'Enseignement supérieur Thierry Mandon a plaidé lundi pour un "changement de direction" au PS "au...
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L'ancien secrétaire d'Etat à l'Enseignement supérieur Thierry Mandon a plaidé lundi pour un "changement de direction" au PS "au soir des législatives".

Celle-ci permettrait selon lui de "passer le relais à une nouvelle génération", comprenant Najat Vallaud-Belkacem, Mathias Fekl ou Guillaume Balas, réunis dans une "direction collégiale".

"Tout changer, cela passe aussi par un changement de direction, pour pouvoir passer le relais à une nouvelle génération", déclare M. Mandon dans un entretien à l'Opinion. Il juge "surprenante" la volonté du Premier secrétaire du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis de rester "au centre de ce changement".

Il souhaite "au soir des législatives" la nomination d'"une direction collégiale de six à huit responsables". "Des dirigeants de la nouvelle génération", dont Mathias Fekl et Olivier Faure, pourraient y figurer.

Selon M. Mandon, qui ne brigue pas de second mandat de député de l'Essonne, la nouvelle équipe aurait la tâche d'organiser des "assises de la reconstruction embrassant toutes les questions, ouvertes largement sur la société".

A l'issue de celle-ci, un "congrès fondateur d'un nouveau parti socialiste, démocratique, social et écologique" pourrait se tenir. "Sans se précipiter", précise-t-il.

Ce nouveau parti serait "d'aujourd'hui", "à la frontière d'un nouveau mouvement". Il accueillerait "de nouvelles idées", serait "plus ouvert, y compris sur les nouveaux moyens de communication" et proposerait des adhésions "peu onéreuses".

Au-delà, M. Mandon souhaite que le PS se livre à "un vrai travail de fond sur certaines questions", comme "le rôle de l'Etat en France". "Le PS ne sait plus quelle est sa base sociologique et invoque les classes moyennes comme feuille de vigne de sa nudité idéologique", dit-il. "Savoir ceux que l'on veut vraiment soutenir, ça donne des forces", poursuit-il.

Interrogé à propos de ses déclarations, M. Cambadélis a appelé lundi au "retour à l'esprit collectif". "Les génies de villages qui font des déclarations dans leur coin, pour leur pomme, alors qu'ils ne sont pas candidats, doivent quand même prendre en compte l'esprit collectif", a dit le dirigeant socialiste sur franceinfo.

Il a évoqué les propositions qu'il entendait faire le 18 juin, au soir du second tour des législatives, où il est candidat à un sixième mandat à Paris. "Maintenant les militants doivent pouvoir intervenir dans ce qui sera la refondation", dit-il. "Il n'y aura pas de refondation sans les militants, il faut un processus collectif et je m'y emploierai", a ajouté le numéro un du PS.

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