Manifestation à Paris pour un « premier tour social »
Environ 2.000 manifestants, selon les organisateurs et la police, ont manifesté samedi à Paris à l'appel de syndicats et d...

Manifestation à Paris pour un « premier tour social »

Environ 2.000 manifestants, selon les organisateurs et la police, ont manifesté samedi à Paris à l'appel de syndicats et d...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Environ 2.000 manifestants, selon les organisateurs et la police, ont manifesté samedi à Paris à l'appel de syndicats et d'associations pour un "premier tour social" avertissant "qu'il faudra faire avec la rue" après la présidentielle, quel qu'en soit le vainqueur.

La manifestation, partie vers 15H30 de la place de la République, s'est dispersée vers 17H30 place de la Bastille sans incident et au son de l'Internationale, a constaté une journaliste de l'AFP.

Quelques heurts entre des militants autonomes, pour la plupart cagoulés, et la police, ont néanmoins émaillé le cortège. Des "projectiles" ont été jetés sur les forces de l'ordre et un policier a été "très légèrement blessé", selon la police.

Environ 70 organisations avaient appelé à manifester, dont de nombreux syndicats SUD et CGT d'entreprises ou structures locales (CGT Goodyear, CGT Info'Com, SUD Commerces, SUD Education, SUD PTT...) , ainsi que la CNT, le NPA, des collectifs et associations comme Droits Devant! et le mouvement "La Picardie debout" du journaliste François Ruffin, à l'initiative de Nuit debout.

Les manifestants ont défilé derrière une banderole affichant "22 avril, premier tour social, tous dans la rue". Ils ont scandé des slogans comme "Grève générale dans tous les pays, en Guyane comme à Paris !", aux sons mêlés d'une fanfare, de tam-tams et de sonos diffusant "Antisocial" du groupe Trust ou la musique du film de François Ruffin "Merci patron !".

Inédite à la veille d'un premier tour d'élection présidentielle, cette initiative n'était pas soutenue par les centrales syndicales au niveau national. Les organisateurs la présentent comme un "tour de chauffe" avant un "troisième tour social", ainsi qu'une poursuite de la mobilisation contre la loi travail.

"Souvent après des élections, il y a un troisième tour social. Nous, on dit que quel que soit le candidat élu dans 15 jours, on compte faire valoir nos revendications sociales", explique à l'AFP Laurence Karsznia, de la CGT Info Com, soulignant la "convergence d'une énergie revendicative née avec la loi travail, pour dire qu'il faudra faire avec la rue".

Mickaël Wamen, de la CGT Goodyear, a estimé que "le 15 septembre, on a eu un goût d'inachevé" après la dernière manifestation contre la loi travail, qui avait mobilisé la rue pendant des mois. "Depuis janvier, on a recensé 250 mouvements sociaux par jour mais ils sont tous dispersés", a expliqué le syndicaliste, affirmant que la manifestation de samedi est "une première étape".

"On a la rage qu'après le 15 septembre, il n'y ait plus rien eu ! ", a lancé Gaël Quirante, de SUD Poste 92, lors d'une prise de parole devant la foule. "On veut dire avec force que, quel que soit le résultat de l'élection, c'est à la rue d'imposer son programme social. Tout dans ce pays a été obtenu par la mobilisation: 1936, mai 68, n'étaient dans aucun programme".

Les organisateurs se sont donné rendez-vous le 1er mai.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: discussion on the adoption of the special bill at the National Assembly
5min

Politique

Encadrement du temps de parole sur les réseaux sociaux : « Une très mauvaise réponse à une très bonne question » 

A travers une proposition de loi, le député Renaissance Paul Midy souhaite encadrer le temps de parole sur les réseaux sociaux durant les périodes électorales et leur appliquer des règles similaires à celles que respectent les médias audiovisuels. Le texte suscite un certain scepticisme, tant sur le plan juridique que sur le plan technique.

Le

MUNCIPALES 2026 Edouard Philippe holds final campaign rally ahead of 2026 municipal elections in Le Havre
7min

Politique

Présidentielle : Edouard Philippe met en place son organigramme pour « élargir au maximum le socle » et dépasser Horizons

Le candidat à la présidentielle réunit les cadres d’Horizons, ce dimanche, à Reims, pour montrer qu’il est prêt, avec la mise en « place d’une architecture de campagne ». Mais il s’agit aussi de « passer à une autre phase » et « ne plus être simplement le candidat Horizons et le président d’Horizons », décrypte un proche, pour mieux s’adresser à l’ensemble des Français, dans la perspective de 2027, mais aussi accueillir de futurs soutiens…

Le

Controles au Poste Frontiere Franco-Italien de Menton
6min

Politique

Pacte européen sur la migration et l’asile : les sénateurs alertent le gouvernement sur le « défi logistique et financier » de sa transposition dans le droit français

A quelques jours de l’examen, au Sénat, du projet de loi habilitant le gouvernement à transposer par ordonnances le Pacte sur la migration, la commission des affaires européennes a remis plusieurs recommandations, ce jeudi 7 mai. L’occasion pour les élus de rappeler à l’exécutif son insatisfaction sur la méthode employée.

Le