Manifestation contre l’islamophobie : « C’est un appel à la fraternité », insiste Alexis Corbière
Le député de la France insoumise, mouvement signataire de cet appel à défiler le 10 novembre contre la stigmatisation des musulmans, se défend de toute récupération politique et fustige la « laïcité à géométrie variable » du gouvernement.

Manifestation contre l’islamophobie : « C’est un appel à la fraternité », insiste Alexis Corbière

Le député de la France insoumise, mouvement signataire de cet appel à défiler le 10 novembre contre la stigmatisation des musulmans, se défend de toute récupération politique et fustige la « laïcité à géométrie variable » du gouvernement.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« C’est minable. » Le député La France insoumise, Alexis Corbière, répond à au vice-président du Rassemblement national, Jordan Bardella, qui accuse la France insoumise de se rallier au Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), en étant présent sur la liste des organisations appelant à défiler le 10 novembre contre l’islamophobie. Cette association controversée « est le cheval de Troie de l’islamisme en France », selon l’eurodéputé issu du parti de Marine Le Pen. « Moi ce qui m’intéresse, c’est l’appel en question. C’est un appel à la fraternité et à la concorde », a répliqué Alexis Corbière sur les chaînes parlementaires et le Figaro, se défendant de toute récupération politique.

« Rassemblons-nous, faisons preuve de fraternité, les musulmans ne sont pas le problème de la France », a-t-il ajouté. « Si une synagogue avait été attaquée, tout le monde serait sorti dans la rue. Là c’est une mosquée. On a le droit de dire pour autant qu’il faut envoyer un signal de fraternité à nos concitoyens musulmans », a insisté le député de Seine-Saint-Denis, une semaine après l’attentat contre la mosquée de Bayonne.

Fustigeant un discours montant, notamment chez certains journalistes, stigmatisant les musulmans, Alexis Corbière a également déploré la forme d’un carton d’invitation, aux couleurs tricolores, que lui a adressé le ministère des Armées. « La ministre n’a pas à inviter le député que je suis à participer à une messe », s’est-il offusqué. « Aujourd’hui il est de bon ton de considérer que la laïcité ne serait remise en cause que par les musulmans […] La laïcité ne peut pas être à géométrie variable. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Montpellier: Jean-Luc Melenchon gestures at a rally
7min

Politique

Mort de Quentin Deranque : sous la menace d’un cordon sanitaire, LFI sommée de « clarifier » sa position vis-à-vis de la violence politique

10 jours après la mort du jeune militant d’extrême droite, Quentin Deranque, tué sous les coups de militants antifa, lors d’une bagarre de rue à Lyon, la pression ne faiblit pas sur les élus LFI. A droite, à l’extrême droite, mais aussi à gauche, les appels à la formation d’un cordon sanitaire autour de la formation de Jean-Luc Mélenchon, se multiplient. LFI est-il hors du champ républicain ? Une question loin d’être tranchée au Sénat.

Le

Manifestation contre l’islamophobie : « C’est un appel à la fraternité », insiste Alexis Corbière
3min

Politique

Saluts nazis pendant l’hommage à Quentin Deranque : Marion Maréchal juge « résiduels » les débordements

Invitée de la matinale de Public Sénat, la présidente du parti Identité-Libertés, Marion Maréchal a évoqué la « complicité morale » de LFI dans la mort de Quentin Deranque. L’eurodéputée juge que les débordements ayant eu lieu lors de l’hommage à Quentin Deranque sont « résiduels » alors que la préfecture a rapporté avoir reçu des signalements évoquant des saluts nazis.

Le