Manifestation du monde la culture : des intermittents occupent le théâtre de l’Odéon
Plusieurs dizaines d’intermittents occupent le théâtre de l’Odéon à Paris, pour réclamer « une politique de soutien exceptionnel à la création artistique, notamment sous forme de commande publique » et l’ouverture de négociations pour fixer les conditions de la réouverture des lieux de culture.

Manifestation du monde la culture : des intermittents occupent le théâtre de l’Odéon

Plusieurs dizaines d’intermittents occupent le théâtre de l’Odéon à Paris, pour réclamer « une politique de soutien exceptionnel à la création artistique, notamment sous forme de commande publique » et l’ouverture de négociations pour fixer les conditions de la réouverture des lieux de culture.
Public Sénat

Par Hugo Lemonier

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Ils se sont promis de « ne pas sortir d’ici » avant d’être invités à un rendez-vous en présence du Premier ministre, Jean Castex, et de la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot. Plusieurs dizaines d’intermittents du spectacle et militants de la CGT occupent depuis le milieu de l’après-midi le théâtre de l’Odéon, à Paris.

La mobilisation a débuté plus tôt dans la journée place de la République, à l’appel de la CGT Culture. Dans un communiqué, le syndicat dénonce « des situations sociales détériorées, voire catastrophiques » pour certains intermittents du spectacle, auteurs et agents vacataires de la fonction publique « du fait de la disparition totale ou partielle de leurs activités professionnelles ».

Cette manifestation est organisée « en un jour symbolique », note Clément, intermittent du spectacle, joint par Public Sénat : « Cela fait un an jour pour jour que le monde de la culture connaît des restrictions en raison de la situation sanitaire », note-t-il.

 

Une année blanche avait été décrétée pour les bénéficiaires du régime de l’intermittence, afin qu’ils préservent leur indemnisation malgré l’annulation de leurs contrats. D’ordinaire, les allocataires doivent justifier de 507 heures annuelles de travail, pour pouvoir prétendre à l’assurance chômage.

 

Ce dispositif de soutien exceptionnel à la culture pourrait être remis en question, craignent les syndicats : « L’année blanche est supposée prendre fin le 31 août 2021 mais elle risque de ne pas être prolongée, alors même que les restrictions sanitaires perdurent », résume Clément.

Mais le militant affirme que cette journée d’action a aussi vocation à témoigner de la « solidarité » du monde de la culture avec les autres secteurs touchés par les mesures sanitaires. « Dans l’événementiel, la restauration, ou encore le tourisme, on retrouve plein d’intermittents de l’emploi, des précaires, qui se retrouvent sans aucune aide », souligne Clément. « Je connais un maître d’hôtel de 45 ans qui vient de boucler son dossier de surendettement. C’est une catastrophe. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Weekly session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Municipales 2026 : comment les résultats dessinent déjà la carte des sénatoriales de septembre

Le Sénat sera renouvelé de moitié en septembre prochain, un scrutin intimement lié à celui des municipales en raison de son corps électoral. Les nouveaux équilibres communaux permettent ainsi d’anticiper sur la future composition de la Chambre haute, entre la résistance de la droite, le recul redouté des socialistes et des écologistes, et les ambitions inédites du RN et de LFI. Décryptage.

Le

EDF Reseau de Transport Electricite de Nice
6min

Politique

Marché européen de l’électricité : sortie ou réforme ? Les paradoxes de la normalisation du RN

Alors que les marchés de l’énergie s’affolent, Jordan Bardella a été attaqué par Bruno Retailleau sur sa proposition de sortie du marché européen de l’électricité. Le président du Rassemblement national estime défendre une simple « remise en cause des règles de fixation du prix » sans sortir du marché, illustrant ainsi la stratégie « attrape-tout » du RN, cherchant à la fois à contenter le grand patronat et son électorat populaire.

Le

PARIS. Marine Le Pen prostest in front of French senat
8min

Politique

Sénatoriales 2026 : le RN veut « tripler » son nombre de sénateurs et rêve de créer un groupe

Le RN se prépare dès maintenant pour les sénatoriales de septembre 2026. « Nous avons la volonté de doubler voire de tripler notre nombre de sénateurs », annonce à publicsenat.fr Ludovic Pajot, nommé directeur de campagne, soit frôler les dix sénateurs, permettant de créer un groupe. Mais avant cela, le parti devra réussir les municipales. Il entend, cette fois, éviter les « brebis galeuses ». Il cherche des candidats présentables, capables de « gérer une ville ».

Le