Manifestations du 22 mars : « Important pour nous d’être là » déclare Patrick Kanner
Interviewé au micro de « Sénat 360 », en direct de la manifestation des fonctionnaires, le président du groupe PS au Sénat, Patrick Kanner, estime que la politique du gouvernement « ne va pas dans le bon sens » et que la place du PS se trouve « dans la rue », aujourd’hui.

Manifestations du 22 mars : « Important pour nous d’être là » déclare Patrick Kanner

Interviewé au micro de « Sénat 360 », en direct de la manifestation des fonctionnaires, le président du groupe PS au Sénat, Patrick Kanner, estime que la politique du gouvernement « ne va pas dans le bon sens » et que la place du PS se trouve « dans la rue », aujourd’hui.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Important pour nous d’être là » déclare Patrick Kanner, le président du groupe PS au Sénat, alors qu’il répond aux questions de Public Sénat, en pleine manifestation de la fonction publique, à Paris. « Nous sommes nous en tant que groupe socialiste et républicain au Sénat, à analyser la politique du gouvernement (…) Elle ne va pas dans le bon sens. Un certain nombre de services publics sont en difficultés, sont même menacés. C’est presque une démarche agressive à l’égard des fonctionnaires. Il n’y a pas de service public sans fonctionnaires. « 

Le sénateur (PS) du Nord poursuit : « Quand on diminue les contrats aidés, quand on crée une CSG profondément injuste pour les retraités modestes (…), quand on remet en cause le service public en permettant des vagues, que l’on ne connaît pas encore, de départs volontaires, on est en train de toucher au modèle social, au modèle même de société française. Et là, nous disons « non, stop là ». Donc c’est notre place d’être aujourd’hui dans la rue, avec les salariés, pour dire que nous voulons préserver ce qui fait l’identité française. »

Interrogé sur le fait que les partis de gauche se sont réunis sans convier le PS, le sénateur du Nord le regrette : « Que l’extrême gauche se retrouve, je n’y vois aucun inconvénient. Que d’autres partis, qui ont participé à différents gouvernements portés par les socialistes, étaient présents, dont acte. Nous les socialistes sommes les représentants de la sociale démocratie, d’une gauche assumée, d’une gauche de gouvernement. Nous voulons montrer par notre soutien  ici que nous aspirons à revenir un jour aux responsabilités. C’est ça notre objectif. Nous sommes en voie presque de rétablissement (…) mais la convalescence, nous le savons, sera longue. »

Partager cet article

Dans la même thématique

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
2min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : « Coup de poignard », rien ne va plus entre Bruno Retailleau et ses alliés centristes

En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.

Le

Le Sénat
16min

Politique

Recul des LR, arrivée d’un groupe RN et la gauche qui veut limiter la casse : les enjeux des sénatoriales

Le Sénat ne devrait pas connaître de grand bouleversement après les élections sénatoriales du 27 septembre, avec le maintien d’une majorité de droite et du centre pour Gérard Larcher, où le groupe Union centriste pourrait cependant voir son poids renforcé. Mais les sénateurs se préparent à une petite révolution : l’arrivée possible du premier groupe RN. A gauche, PS et Écologistes espèrent limiter la casse par des accords « gagnant-gagnant ».

Le