Manifestations: Mélenchon et la CGT remettent en cause le comptage des médias
Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) et la CGT ont remis en cause lundi les comptages de manifestants effectués par...

Manifestations: Mélenchon et la CGT remettent en cause le comptage des médias

Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) et la CGT ont remis en cause lundi les comptages de manifestants effectués par...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) et la CGT ont remis en cause lundi les comptages de manifestants effectués par Occurrence pour un collectif de médias, dont l'AFP, le syndicat estimant qu'il est "au moins 40% en-dessous de la réalité".

M. Mélenchon a affirmé sur son blog que le traitement médiatique de la manifestation du 26 mai était "une honte sur le plan intellectuel". Selon lui, "les +journalistes+ comparaient sans vergogne le chiffre des seuls manifestants parisiens à ceux de la marche nationale du 5 mai. Comme si les près de 200 autres manifestations n’existaient pas".

"Evidemment, les chiffres pris pour argent comptant sont ceux de l’agence macroniste de comptage désormais bien connue. Laquelle n’a pas hésité à rectifier en cours de route son pointage parisien sans que cela n’émeuve les robots en plateau qui psalmodiaient le mot convenu: +échec+", accuse-t-il.

Selon le comptage effectué par le cabinet Occurrence pour un collectif de médias, dont l'AFP, la manifestation parisienne contre la politique d'Emmanuel Macron a rassemblé samedi 31.700 personnes, contre 80.000 selon la CGT.

Les représentants de LFI avaient été invités à assister à l'opération de comptage du 26 mai mais n'avaient pas donné suite.

Quant à la CGT, qui a assisté à un comptage d'Occurrence le 22 mai lors de la manifestation parisienne des fonctionnaires, elle a estimé dans un communiqué "au moins à 40% en-dessous de la réalité les chiffres de manifestants fournis".

Le syndicat a "constaté quelques zones +d'ombre+ dans la méthode" d'Occurrence, "certainement liées à un manque de connaissance des +pratiques manifestantes+". "Par exemple, le 22 mai, le comptage était placé en amont du départ de la manifestation, ce qui fait +quelques+ manifestants en moins", note-t-il. Ce jour-là, les équipes d'Occurrence étaient situées au niveau du 13 boulevard du Temple (3e arr.) soit plusieurs dizaines de mètres derrière le point de départ du carré de tête syndical.

"Quid des milliers de personnes qui bordent la manifestation tout au long du parcours sans jamais traverser le mécanisme de comptage ?" s'est aussi interrogée la CGT.

En revanche, contrairement à M. Mélenchon, le syndicat n'a "pas (mis) en doute" la "volonté d'indépendance" du cabinet "en matière de comptage des manifestants" - "même si Occurrence est une société d'organisation d'événements et de conseils pour des grandes entreprises" - et a admis que "le matériel utilisé semble fiable".

Du côté de LFI, Manuel Bompard, coordinateur des campagnes, a concédé lundi, lors d'une conférence de presse, "que la colère qui existe dans le pays ne se traduit pas automatiquement en mobilisation", estimant qu'il restait "encore du chemin à parcourir pour faire reculer le gouvernement".

"Deux initiatives sont prévues", a-t-il précisé : d'une part, "une réunion du cadre large mis en place pour le 26 mai va avoir lieu dans la semaine", d'autre part "une organisation syndicale a fait une proposition pour une journée de grève interprofessionnelle".

Le 23 mai, la commission exécutive de Force ouvrière, qui n'avait pas appelé à la manifestation du 26 mai, a proposé "aux autres organisations syndicales et de jeunesse de rechercher la plus grande unité possible pour créer dès à présent les conditions d’une action commune et d’un rapport de force interprofessionnel, y compris par la grève".

"La France Insoumise ne prétend pas se substituer aux organisations syndicales mais dans l'hypothèse où cette proposition aboutirait, elle la soutiendrait", a indiqué M. Bompard.

Partager cet article

Dans la même thématique

Heatwave canicule, ecole elementaire, Paris
10min

Politique

Présidentielle 2027 : que proposent les candidats pour l’école ?

À quelques heures de la rentrée scolaire, l’éducation s’impose déjà comme l’un des thèmes de la campagne présidentielle. Salaires des enseignants, autorité, réduction des effectifs, autonomie des établissements, lutte contre les inégalités : de la droite à la gauche, les candidats avancent des réponses très différentes à une même préoccupation, celle d’une école jugée en difficulté.

Le

Ecole maternelle Volontaires, Violences dans le periscolaire, Paris
7min

Politique

Violences sexuelles dans le périscolaire : Anne Hidalgo auditionnée le 15 septembre par la commission d'enquête du Sénat

Avec 203 enquêtes pénales actuellement ouvertes pour des soupçons de violences dans les établissements scolaires parisiens, l'inquiétude des parents n'est pas près de faiblir à la veille de la rentrée. Au Sénat, la commission d'enquête consacrée à la prévention et au traitement des violences dans le périscolaire va reprendre ses travaux avec notamment l’audition d’Anne Hidalgo prévue le 15 septembre et celle d'Emmanuel Grégoire le 16 septembre. Sa rapporteure, Agnès Evren (LR), regrette « la solitude institutionnelle » qui pèse sur les familles victimes.

Le

Logo du Parti socialiste illustration
4min

Politique

Présidentielle : comment fonctionne la primaire du PS ?

Les socialistes et plusieurs formations satellites organisent une primaire en octobre pour choisir leur candidat à l’élection présidentielle. Les sympathisants de gauche qui n’appartiennent à aucun des partis organisateurs devront s’acquitter d’un tarif de 15 ou 10 euros, en fonction de leurs revenus, pour pouvoir voter. Explications.

Le