Manuel Valls : « Il faut être lucide sur cette guerre que nous livre l’islam politique »
Manuel Valls était l’invité politique de l’émission « Bonjour Chez Vous ! », la matinale de Public Sénat, ce mardi 27 octobre. L’ancien Premier ministre s’est exprimé sur la crise terroriste et identitaire qui s’ajoute à la crise sanitaire, économique et sociale. Il n’hésite pas à parler de « guerre» livrée par l’islam politique. Il salue l’attitude ferme d’Emmanuel Macron face au président turque Erdogan à l’international ainsi que la politique menée en France par Gérald Darmanin pour lutter contre l’islamisme politique. Il était au micro Oriane Mancini.  

Manuel Valls : « Il faut être lucide sur cette guerre que nous livre l’islam politique »

Manuel Valls était l’invité politique de l’émission « Bonjour Chez Vous ! », la matinale de Public Sénat, ce mardi 27 octobre. L’ancien Premier ministre s’est exprimé sur la crise terroriste et identitaire qui s’ajoute à la crise sanitaire, économique et sociale. Il n’hésite pas à parler de « guerre» livrée par l’islam politique. Il salue l’attitude ferme d’Emmanuel Macron face au président turque Erdogan à l’international ainsi que la politique menée en France par Gérald Darmanin pour lutter contre l’islamisme politique. Il était au micro Oriane Mancini.  
Public Sénat

Par Noémie Metton

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Tensions avec la Turquie : « Il faut être lucide sur cette guerre que nous livre l'islam politique, les frères musulmans notamment, et dont l'une des références est Erdogan. Ses insultes sont insupportables, il faut les condamner » « Je salue le fait que la France soit particulièrement ferme vis-à-vis de la Turquie mais il faut que l'Europe soit ferme [...] ça suffit, il faut que chacun prenne ses responsabilités. On ne peut pas laisser la Turquie dans cette dérive » « Face à ces tensions il faut une stratégie diplomatique nouvelle, de nouvelles alliances, utiliser les changements dans la région. Nos grands partenaires doivent être Israël et les Émirats » 

Jean-Luc Mélenchon refuse de soutenir Emmanuel Macron face aux attaques d'Erdogan : « Sans doute une dérive personnelle, une vision très basse de la politique [...] C'est une erreur très lourde de sa part » 

Lutte contre l’islamisme radical : « Ce qui a changé c'est que l'ennemi est clairement désigné. Cette fois-ci on passe aux actes. De ce point de vue là, l'interdiction du CCIF, qui est l'officine des frères musulmans en France, démontre que ce sont eux les adversaires ». 

Crise sanitaire : « Je pense que c'est difficile de s'enfermer dans un calendrier. C'est vrai que les fêtes de Noël en termes économiques et de vie familiale sont essentielles mais il faut agir maintenant » « Je crois quand même qu'on a besoin d'une vision cohérente, globale, harmonieuse. Mais c'est vrai qu'il faut laisser agir les acteurs de terrain en lien avec les médecins, les scientifiques » « Les maires, les élus et les préfets restent pour moi le couple idéal pour mettre en œuvre des mesures de la manière la plus intelligente possible » « Quand la marée se retirera, on va voir que non seulement il y a du chômage mais il y a beaucoup d'entreprises, d'indépendants, de restaurateurs, qui vont mettre la clé sous la porte. L'activité sera morte »  « Il y a la crise sanitaire, économique et sociale, nous traversons aussi une crise environnementale et il y a la crise terroriste. Rarement le monde, l'Europe et notre pays ont eu à affronter autant de crises en même temps. Le front est large » 

Un retour dans la vie politique française ? « Avec le dégagisme on a balayé beaucoup de choses en 2017 mais l'expérience est utile. L'expérience de ceux qui ont gouverné, de ceux qui ont pris du recul. C'est important que ma voix compte dans le débat » 

 

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