Manuel Valls « ne peut pas être le centre de gravité » de la gauche selon Lienemann
Invitée de l’émission « L’épreuve de vérité »,  Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice (PS) de Paris, recommande au Parti socialiste de « rester dans le centre de gravité de la gauche » et appelle au rassemblement de « toutes les forces de gauche ».

Manuel Valls « ne peut pas être le centre de gravité » de la gauche selon Lienemann

Invitée de l’émission « L’épreuve de vérité »,  Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice (PS) de Paris, recommande au Parti socialiste de « rester dans le centre de gravité de la gauche » et appelle au rassemblement de « toutes les forces de gauche ».
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

La sénatrice socialiste de Paris, Marie-Noëlle Lienemann, est plutôt bienveillante à l’égard du nouveau Premier ministre, Bernard Cazeneuve, qui a fait mardi 13 décembre son discours de politique générale devant les députés. Elle le considère comme « un homme sérieux » qui a « toujours souci d’être pédagogue, de rassembler et d’écouter ».  Toutefois la sénatrice nuance : « On ne fait pas un blanc-seing sur tout ce qu’il a dit. On considère que la feuille de route qu’il met en place ne pouvait être une feuille de route de rupture. Elle ne provoque aucun malaise supplémentaire à celui que nous avons déjà. Et il est plutôt dans une tonalité assez offensive au regard des menaces qui pèsent sur notre modèle social. Ce n’est donc absolument pas une confiance en disant « Youpi ! Vive Bernard Cazeneuve ! » C’est une confiance raisonnable car le pays a besoin d’être dirigé et manifestement en cohérence, entre le président de la République et le Premier ministre ».

Marie-Noëlle Lienemann réagit au discours de politique générale de Bernard Cazeneuve
00:36

Quant à la primaire de la gauche, Marie-Noëlle Lienemann, ne souhaite pas prendre position au 1er tour, entre Arnaud Montebourg et Benoît Hamon : « Car je veux garder ma liberté de parole et de ton pour les propositions». Liberté de parole et de ton qu’elle n’hésite donc pas à utiliser en parlant de la candidature de Vincent Peillon, qui « arrive de nulle part » : « Je pense qu’il ne fallait pas rajouter à l’émiettement ».

La sénatrice socialiste de Paris, soutien des Frondeurs, considère que Manuel Valls « ne peut être le centre de gravité » de la gauche. Et de poursuivre : « La preuve en est faite puisque je ne vois pas pourquoi, François Hollande n’arrive pas à rassembler et Manuel Valls, qui est encore plus percuté, au moins psychologiquement, pourrait le faire. Donc la question centrale est que le PS ne peut survivre que s’il reste un parti qui 1) se met au centre de gravité de la gauche dans ses propositions et dans ses combats 2) reste lié à une volonté farouche et déterminée de rassemblement de toutes les forces de gauche. Et ne sombre pas dans un tropisme de centre gauche ».

Et pour enfoncer le clou sur Manuel Valls : « On ne peut pas avoir la « force tranquille » quand on fracasse pendant des années et des années au pouvoir, sa propre majorité (…) Et maintenant (…) d’un seul coup, on est rentré dans le monde des Bisounours. Franchement, il faut de la cohérence, de la solidité. Et je prends acte de la volonté de Manuel Valls mais je crains que cela ne suffise pas pour convaincre ».

Partager cet article

Dans la même thématique

First Debate of the French Socialist Party Primary – Paris EB
6min

Politique

« Maintenant, il doit rassembler tout le monde » : les sénateurs PS attendent « des signes » d’unité de Raphaël Glucksmann

Après sa victoire écrasante à la primaire, les sénateurs PS seront « au service » de la campagne de Raphaël Glucksmann, assure leur président de groupe, Patrick Kanner, qui compte « inviter » le candidat devant le groupe. Mais plusieurs attendent qu’il montre par les actes sa volonté d’union. « Nous travaillons à un organigramme de rassemblement », assure le sénateur Alexandre Ouizille, directeur de la communication dans l'équipe de Raphaël Glucksmann.

Le

Patrick Kanner
2min

Politique

Les groupes PS, PCF et écologiste du Sénat appellent à un « cordon sanitaire » et à « ne rien céder » face au nouveau groupe RN

« Il ne peut y avoir ni ambiguïté, ni accommodement, ni complaisance : le cordon sanitaire doit se traduire par des actes », soutiennent dans un communiqué commun les groupes PS, communiste et écologiste du Sénat, face à la création du premier groupe RN/UDR de la Haute assemblée. Ils appellent à ne rien voter qui émanerait de l’extrême droite.

Le

Illustrations – SUPERMARCHE – CARREFOUR EXPRESS
4min

Politique

Cyberattaque contre des frigos connectés de supermarchés : « Des systèmes de réfrigération exposés sur Internet », alertent des experts en cybersécurité

300 magasins Intermarché/Netto, plusieurs du groupement E. Leclerc, 80 supermarchés Carrefour, 80 magasins U et une trentaine de Monoprix ont été touchés par une cyberattaque d’ampleur. Les hackers ont ciblé les systèmes de régulation frigorifique à distance du fabricant danois Danfoss. La vulnérabilité du logiciel avait pourtant déjà été repérée il y a quelques années par des experts en cybersécurité lors de différents audits.

Le

Manuel Valls « ne peut pas être le centre de gravité » de la gauche selon Lienemann
7min

Politique

Gel des retraites au-delà de 1280 euros : « Un effort nécessaire, pour ne pas créer de fracture générationnelle », justifie le ministre David Amiel

Le ministre des Comptes publics assure que le gouvernement n’est pas dans l’affrontement des générations, avec son projet de désindexation partielle des pensions de retraite. Il souligne qu’il laissera le choix du curseur aux parlementaires, et la possibilité d’être plus souple, le cas échéant, avec l’évolution de l’abattement fiscal dont bénéficient les retraités.

Le