Marc Fesneau juge le projet de loi contre les violences sexuelles « un peu décevant »
Le chef de file des députés Modem salue une « avancée » après l’adoption du projet de loi porté par Marlène Schiappa, et considère néanmoins que ce texte n’est pas à la hauteur des espérances.

Marc Fesneau juge le projet de loi contre les violences sexuelles « un peu décevant »

Le chef de file des députés Modem salue une « avancée » après l’adoption du projet de loi porté par Marlène Schiappa, et considère néanmoins que ce texte n’est pas à la hauteur des espérances.
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Il a voté en faveur du projet de loi contre les violences sexuelles et sexistes, mais ne cache pas une certaine déception. « On pensait qu’on pouvait aller plus loin que le texte qui nous était présenté et à la hauteur de ce qui avait été espéré », réagit dans Parlement Hebdo, le président du groupe Modem à l’Assemblée nationale. « Il me semble que c’est une avancée, même si c’est pour beaucoup un peu décevant. »

Principale déception : l’absence d’un seuil de présomption de non-consentement sexuel fixé à 15 ans. « C’était attendu et annoncé par le gouvernement », regrette-t-il.

« Tout le monde s’est braqué »

Les débats autour de l’article 2 ont « un peu difficiles et houleux », selon Marc Fesneau, qui ajoute que « tout le monde s’est braqué ». « Ce qui est dommage c’est que c’était au démarrage un texte qui aurait dû trouver les voies d’un consensus. »

Malgré tout, l’élu de la majorité préfère voir le verre à moitié plein. « Il y a des tas de pays européens qui ont été un peu plus loin que ce qu’on a fait dans ce texte. Ceci dit il y a des avancées […] Si nous votions contre, le délai de prescription [des crimes sexuels, NDLR] restait à 20 ans [au lieu d’être porté à 30], la vulnérabilité n’était pas prise en compte, l’outrage sexiste dans la rue n’était pas pris en compte ! »

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Pas d’union à gauche Lors du débat organisé Public Sénat, France Télévisions ICI Occitanie et la radio ICI Hérault organisaient, les protagonistes ont rappelé leur position. « Je constate que depuis que j’ai l’honneur d’être maire de Montpellier, LFI pilonne l’ensemble des mesures que nous portons et met plus d’énergie dans la critique de l’action d’un maire de gauche que contre l’extrême droite », a justifié Michaël Delafosse qui précise, néanmoins, n’avoir eu qu’un adversaire lors de cette campagne : c’est l’extrême droite. Nathalie Oziol a estimé que l’absence de l’extrême droite au second tour à Montpellier, c’était grâce à la France Insoumise. Dans cette configuration, l’union de la gauche n’était pas nécessaire car le choix des électeurs, selon elle, résidait entre le « système socialiste en place » et les Insoumis. L’homme d’affaires, milliardaire, propriétaire du club de rugby local, Mohed Altrad qui, contrairement à 2020, n’a pas fait d’alliance pour le second tour avec l’humoriste Rémi Gaillard et une autre candidate de gauche Alenka Doulain, s’est présenté comme un homme qui n’était pas politique mais qu’il s’éloignerait « le plus possible » de son entreprise s’il était élu. Transports Michael Delafausse a défendu la mesure phare de son mandat, la gratuité des transports, financée par le versement mobilité, même si un rapport de la Cour des comptes a jugé la mesure coûteuse et peu efficace pour inciter les Montpelliérains à ne pas prendre leur voiture. Nathalie Oziol soutient la mesure mais la considère mal appliquée. « Des trams et des bus ont diminué en fréquence. Nous n’avons pas vérifié si le maillage territorial était suffisant », a-t-elle reproché. Autre dossier, le COM (le Contournement Ouest de Montpellier), une voie qui doit relier deux autoroutes pour désengorger la circulation en centre-ville, dont les travaux doivent démarrer cette année, est contesté par les adversaires du maire sortant. « Le COM permettra de contourner Montpellier plutôt que d’envoyer tout le trafic vers l’avenue de la Liberté. C’est financé par les péages », a défendu Michaël Delafosse. « Hors de question. C’est notre A69 à nous. C’est une aberration environnementale, les arbres coupés… C’est une 10 voix qui va passer sous les fenêtres des Montpelliérains », a dénoncé la candidate LFI. Mohed Altrad s’y est montré lui favorable mais à condition que le COM ne soit pas payant pour les Montpelliérains. Sécurité En ce qui concerne la police municipale, Nathalie Oziol, a défendu son désarmement. « Il faut que la police municipale devienne une police de proximité qui fasse le lien avec les habitants ». 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