Marc Fesneau salue « l’action d’Alain Griset comme ministre des PME »
Condamné pour déclaration incomplète ou mensongère de sa situation patrimoniale, Alain Griset a remis sa démission au gouvernement. Le ministre chargé des Relations avec le Parlement salue son action refuse de commenter cette décision de justice.

Marc Fesneau salue « l’action d’Alain Griset comme ministre des PME »

Condamné pour déclaration incomplète ou mensongère de sa situation patrimoniale, Alain Griset a remis sa démission au gouvernement. Le ministre chargé des Relations avec le Parlement salue son action refuse de commenter cette décision de justice.
Public Sénat

Par Héléna Berkaoui

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le ministre délégué aux PME a été condamné à six mois de prison avec sursis et trois ans d’inéligibilité avec sursis pour déclaration incomplète ou mensongère de son patrimoine. Une condamnation après laquelle Alain Griset a présenté sa démission au gouvernement.

« Je voudrais saluer l’action d’Alain Griset comme ministre des PME, de l’Artisanat et du commerce, il a beaucoup agi », réagit le ministre chargé des Relations avec le Parlement, Marc Fesneau. Il se refuse à « commenter cette décision de justice ».

« La justice a été rendue, elle s’impose à nous tous », se cantonne a rappelé le ministre chargé des relations avec le Parlement.

Jean Castex salue « l’esprit de responsabilité qui a fondé cette décision »

Le chef du gouvernement a « salué l’esprit de responsabilité qui a fondé cette décision ». Jean Castex tient « à remercier Alain Griset pour le remarquable travail accompli au sein du collectif gouvernemental, en particulier au plus fort de la crise sanitaire ».

« Alain Griset a été durant ces 18 mois un interlocuteur apprécié, fiable et exigeant pour les entrepreneurs, les indépendants, les commerçants, les artisans et les professionnels libéraux, dans une période éprouvante pour les entreprises », a encore déclaré le Premier ministre.

Condamnation d’Alain Griset : « Ce n’est pas un non-événement »

Sur le plateau de Public Sénat, Rémi Féraud (PS) regarde avec circonspection la réaction de Marc Fesneau. « J’ai bien entendu que Marc Fesneau nous disait « Circulez, il n’y a rien à voir ! C’est un non-événement. » Ce n’est pas un non-événement », corrige Rémi Féraud.

Démission d'Alain Griset : « Ce n’est pas un non-événement », insiste Rémi Féraud
01:15

Pour le sénateur de Paris, cette condamnation « est un progrès dans le contrôle démocratique ». Le socialiste attribue ce progrès à l’action de François Hollande après l’affaire Cahuzac.

Concernant la démission du ministre des PME, Rémi Féraud juge que « c’est la moindre des choses ». « Il aurait dû démissionner dès sa mise en examen comme c’était le principe édictait depuis le gouvernement de Lionel Jospin », renchérit-il. Le sénateur rappelle que ce principe était appliqué par Emmanuel Macron au début de son quinquennat.

Moralité de la vie publique : le changement de doctrine du gouvernement

Plusieurs ministres du Modem, dont François Bayrou, avaient dû démissionner après l’ouverture d’une enquête sur l’affaire des assistants parlementaires payés par le Parlement européen. Une doctrine qui n’a pas tenu comme en témoigne le cas du garde des Sceaux mis en examen pour « prise illégale d’intérêts ». Ou le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, visait par des enquêtes pour viol et pour abus de faiblesse.

Autre réaction de nos confrères de l’AFP. Le président du groupe RDPI (majorité présidentielle) au Sénat a « regretté à titre personnel » la démission d’Alain Griset. « La décision d’appel intervient suffisamment vite avant la fin du quinquennat pour qu’il soit réhabilité et puisse poursuivre son action », estime François Patriat. Le sénateur de la Côte-d’Or convient que « dans la période ultrasensible que l’on connaît, retenir un ministre qui est condamné, ce n’est pas tenable ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Marc Fesneau salue « l’action d’Alain Griset comme ministre des PME »
3min

Politique

Charlélie Couture : « Je suis revenu en France car j’avais le sentiment de ne plus comprendre l’Amérique qui venait d’élire Donald Trump »

Si la liberté artistique avait un visage, ce serait le sien. Charlélie Couture ne s’est jamais contenté de pratiquer un seul art, cela ne lui aurait pas suffi. Alors il chante, sculpte, dessine et même photographie. Pour lui, la création est une nécessité, si bien qu’il était parti vivre cette aventure en Amérique, la tête remplie de rêves mais qui se sont peu à peu dissipés en raison du contexte politique. Son dernier livre, Manhattan Gallery (éd. Calmann-Lévy) retrace cette histoire à travers le portrait de 50 personnes rencontrées dans sa galerie new-yorkaise. Invité de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde, un regard, il revient sur sa carrière, ses engagements et ses innombrables projets.

Le

Marc Fesneau salue « l’action d’Alain Griset comme ministre des PME »
4min

Politique

Déserts médicaux : « Il existe des différences d’espérance de vie entre les départements » alerte Karine Daniel sénatrice socialiste de Loire-Atlantique

Au Clos-Toreau, quartier populaire du sud de Nantes, les habitants se battent depuis deux ans pour obtenir l’ouverture d’un centre de santé. A l’approche des élections municipales, la question des déserts médicaux s’impose dans la campagne comme un sujet de préoccupation récurrent, comme en témoigne cet habitant de Nantes dans l’émission Dialogue citoyen.

Le

Paris: Bruno Retailleau annonce candidature elections presidentielles 2027
6min

Politique

Référendum sur l’immigration, primauté du droit national : le projet de Bruno Retailleau est-il faisable ?

En annonçant sa candidature à la présidentielle, le patron des Républicains a promis de « renverser la table » en redonnant la parole aux Français par des référendums sur l’immigration et la justice ou encore en redonnant la primauté du droit national sur les normes internationales. Un programme qui nécessite de réviser la Constitution. Il y a quelques années, le sénateur de Vendée avait déposé une proposition de loi constitutionnelle en ce sens, avant de la retirer faute d'avoir pu réunir une majorité au Sénat.

Le

Présidentielle 2027 : chez LR, la tentation d’une primaire « plutôt ouverte » pour départager les candidats de la droite
7min

Politique

Présidentielle 2027 : chez LR, la tentation d’une primaire « plutôt ouverte » pour départager les candidats de la droite

La déclaration de candidature de Bruno Retailleau est loin de solder le problème complexe de la stratégie à adopter pour l’élection de 2027. Le groupe de travail sur le départage doit remettre ses travaux début mars. Plusieurs membres recommandent de ne pas se limiter à un processus de sélection trop resserré au seul parti LR.

Le