Marche blanche: Corbière (LFI) demande au Crif de condamner les groupuscules d’extrême droite
Le député de la France Insoumise (LFI) Alexis Corbière a estimé jeudi que la direction actuelle du Crif ne pourra "plus rester en...

Marche blanche: Corbière (LFI) demande au Crif de condamner les groupuscules d’extrême droite

Le député de la France Insoumise (LFI) Alexis Corbière a estimé jeudi que la direction actuelle du Crif ne pourra "plus rester en...
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Le député de la France Insoumise (LFI) Alexis Corbière a estimé jeudi que la direction actuelle du Crif ne pourra "plus rester en place" si elle ne condamne pas les "groupuscules d'extrême droite" actifs lors de la marche blanche la veille en mémoire de Mireille Knoll.

M. Mélenchon et les députés LFI qui l'accompagnaient lors de cette marche, notamment Alexis Corbière et Éric Coquerel, ont dû gagner une rue adjacente du parcours emprunté par les manifestants après avoir été invectivés, notamment aux cris de "Insoumis, dehors", par des personnes présentes dans le cortège.

"Il fallait être hier dans cette manifestation les plus nombreux contre l'antisémitisme, en hommage à Mireille Knoll. Il le fallait, nous y sommes allés", et "nous serons toujours là malgré ce qui a eu lieu", a assuré Alexis Corbière jeudi sur Cnews. "Il n'y a aucun antisémite comme responsable de la France insoumise. (L'accusation) est infamante", a-t-il ajouté.

Il a dénoncé le comportement d'"une quarantaine de personnes, des militants d'extrême droite, d'une organisation groupusculaire, la Ligue de défense juive. Ils l'ont d'ailleurs revendiqué sur Twitter".

Ces personnes ont selon lui lancé "des insultes homophobes" et "à connotation raciste" "intolérables": "+Mélenchon PD+. Un homme face à moi m'a dit +collabo d'arabe+", a-t-il relaté, et selon lui, "le rabbin Gabriel Farhi a été molesté, jeté à terre par ces militants d'extrême droite".

"C'est une tache sur cette manifestation", a-t-il déploré.

"La direction du Crif doit se réunir. S'il n'y a aucune réaction, aucun mot pour s'enquérir de notre santé, aucun mot qui condamne clairement ces groupuscules d'extrême droite, cette direction je pense ne peut plus rester en place", a estimé Alexis Corbière. "Il est temps de la part du Crif de se ressaisir".

Il a dit avoir parlé "la veille (mardi) une heure et quart avec M. (Francis) Kalifat (le président du Crif, NDLR) pour regretter" sa décision de refuser la présence de LFI lors de cette marche et a rapporté l'avoir prévenu que ses "propos vont souffler dans les voiles de ces groupuscules d'extrême droite violents". "Il m'avait dit +je n'ai rien à voir avec eux+. Mais j'observe que c'est eux qui décident qui manifeste", a accusé M. Corbière.

"Et tout ça se passerait dans la banalité parce que c'est Jean-Luc Mélenchon et Corbière qui sont la cible ? Ça devient fou !", a-t-il lancé. "Faites un point, condamnez", a-t-il insisté à l'adresse du Crif.

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