Marche contre l’islamophobie : Esther Benbassa au cœur de la polémique
48H après la marche contre l’islamophobie, c’est une photo de la sénatrice écologiste Esther Benbassa, au côté d’un groupe de manifestants, portant sur leurs manteaux une étoile jaune, qui créé la polémique. « On a monté ça en épingle pour salir la manifestation » regrette la sénatrice.

Marche contre l’islamophobie : Esther Benbassa au cœur de la polémique

48H après la marche contre l’islamophobie, c’est une photo de la sénatrice écologiste Esther Benbassa, au côté d’un groupe de manifestants, portant sur leurs manteaux une étoile jaune, qui créé la polémique. « On a monté ça en épingle pour salir la manifestation » regrette la sénatrice.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

13500 personnes réunies sans violence, et pourtant une photo a entaché la marche contre l’islamophobie qui s’est déroulée dimanche. Largement diffusée sur les réseaux sociaux, le cliché de la sénatrice écologiste Esther Benbassa, au côté d’un groupe de manifestants, portant sur leurs manteaux une étoile jaune, avec au centre, le mot « muslim » au côté d’un croissant jaune, qui rappelle celle que devaient porter les juifs pendant la Seconde guerre mondiale.

« Il n’y a pas de mot. Je pense que ceux qui ont utilisé ce symbole l’ont fait en toute connaissance de cause. Je ne peux que regretter qu’Esther Benbassa dise ne pas comprendre ce que cela exprime. Moi, ça me semble absolument abject » a réagi Philippe Dallier, vice-président LR du Sénat.

Même sentiment de l’autre côté de l’hémicycle. « Cette photo est assez insupportable (…) Je suis très heureux en tant que socialiste de ne pas avoir participé à cette manifestation qui certes, s’est bien déroulée en termes de calme, mais qui portait des messages qui à mon avis sont des messages de fracturation de notre société » considère Patrick Kanner, président du groupe PS du Sénat.

Esther Benbassa a rappelé, quant à elle, sa qualité d’historienne des religions. « J’ai écrit une trentaine de livres. Je sais ce qu’est l’antisémitisme et je n’ai pas de leçon à prendre. On a monté ça en épingle pour salir la manifestation qui s’est déroulée dans de bonnes conditions » se défend-elle. (voir le sujet de Jonathan Dupriez)

Partager cet article

Dans la même thématique

Marche contre l’islamophobie : Esther Benbassa au cœur de la polémique
3min

Politique

« Il peut y avoir des moments festifs sans pour autant être obligé de boire » juge la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly

En ce début d’année, un million de Français ont choisi de ranger leurs verres pour relever le défi du « dry january » ou « janvier sobre ». Une pause bienvenue dans un pays où l’alcool est omniprésent dans la vie sociale et reste responsable de milliers de morts chaque année. Souvent taboue et parfois accentuée par la pression sociale, l’addiction à l’alcool constitue un enjeu de santé publique majeur. Comment réduire les risques ? l’addictologue Delphine Moisan et la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly sont les invitées de l’émission Et la santé ça va ? pour en débattre.

Le

6min

Politique

Municipales 2026 : les prisons privées du vote par correspondance

Conformément à la loi promulguée en juillet 2025, les détenus ne pourront plus voter par correspondance aux scrutins locaux, dans le souci d’éviter toute distorsion électorale. Au mois de mars, les municipales seront les premières élections concernées par ce changement.

Le

image prétexte écran ordinateur
5min

Politique

 « Où va ma France ? » : Guillaume Gontard, président du groupe écologiste au Sénat, juge l’initiative « totalement scandaleuse et illégale ».

La députée écologiste Sabrina Sebaihi a dénoncé, lundi 5 janvier sur le réseau social X, le site « Où va ma France ? », qu’elle accuse de constituer un « fichage dangereux ». La plateforme cartographiant mosquées, quartiers dits « sensibles » et hébergements pour migrants, fait désormais l’objet de plusieurs saisines judiciaires.

Le

Le Senat, Paris.
5min

Politique

Fin de vie : « Un référendum sur le texte inopérant du Sénat, n’aurait pas de sens », considère Olivier Falorni

Cette semaine, la commission des affaires sociales du Sénat a restreint la portée de la proposition de loi établissant « un droit à l’aide à mourir », le remplaçant par une « assistance médicale à mourir ». L’auteur de la proposition de loi, le député Olivier Falorni, juge la version du Sénat « inopérante » et espère « un dernier mot » de l’Assemblée avant l’été. Le chef de l’Etat a rappelé qu’il était prêt à aller au référendum si la navette parlementaire était interrompue.

Le