Maréchal-Le Pen (FN): « On aurait des choses à faire ensemble » avec Wauquiez
Marion Maréchal-Le Pen, députée FN du Vaucluse qui a annoncé récemment son retrait temporaire de la vie politique, affirme dans...

Maréchal-Le Pen (FN): « On aurait des choses à faire ensemble » avec Wauquiez

Marion Maréchal-Le Pen, députée FN du Vaucluse qui a annoncé récemment son retrait temporaire de la vie politique, affirme dans...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Marion Maréchal-Le Pen, députée FN du Vaucluse qui a annoncé récemment son retrait temporaire de la vie politique, affirme dans un entretien à l'hebdomadaire Valeurs Actuelles qu'avec le LR Laurent Wauquiez, "on aurait des choses à se dire et à faire ensemble".

Interrogée sur ce que changerait une éventuelle accession du droitier président LR de la région Auvergne-Rhône-Alpes à la tête du parti Les Républicains, la benjamine du Palais-Bourbon répond: "Un profil comme Laurent Wauquiez change la donne".

"Ce qui est sûr, c’est que dans le paysage politique actuel à droite, il fait partie de ceux dont les déclarations laissent penser qu’on aurait des choses à se dire et à faire ensemble, je ne vais pas dire le contraire", poursuit la nièce de la présidente du FN Marine Le Pen.

Sur Twitter, M. Wauquiez a répondu mercredi : "Ma position n'a jamais varié: pas d'alliance avec la gauche et le FN. Une seule boussole: les valeurs de la droite et du centre".

Marion Maréchal-Le Pen, qui se dit régulièrement de "droite", là où sa tante est "ni droite ni gauche", demande toutefois "ce qu’il fera(it) de ce pouvoir! Si c’est pour avoir un nouveau Sarkozy, ce n’est pas utile... Laurent Wauquiez est-il sincère? Je ne sonde pas les cœurs et les reins. Est-il capable de mettre en place des alliances intéressantes? Seul l'avenir le dira".

"Pour être honnête, je ne suis pas certaine que Laurent Wauquiez mènerait spontanément cette politique dans son conseil régional s’il n’y avait pas un groupe FN aussi fort, devenu incontournable électoralement", ajoute celle qui est encore cheffe pour quelques temps de l'opposition FN en Paca.

"La présence du FN contraint la droite à mener une certaine politique et à se remettre en question", estime Marion Maréchal-Le Pen.

"Les Républicains ne sont pas suffisamment en difficulté électorale pour accepter de bouger", juge-t-elle aussi, ajoutant que "les choses seront peut-être différentes dans dix ans. La génération qui vient a déjà mis un bulletin FN dans l’urne, elle est complètement décomplexée (...). Dans les dix ans qui viennent, les cartes seront totalement rebattues".

Celle qui est, depuis le 10 mai, temporairement retirée de la vie politique "n'exclut pas" de mener un combat "parallèle, culturel par exemple", à la politique. Mais intervenir dans le débat public "a priori, n'est pas prévu".

Partager cet article

Dans la même thématique

Maréchal-Le Pen (FN): « On aurait des choses à faire ensemble » avec Wauquiez
6min

Politique

Breturn : « La porte est ouverte, ils n'ont qu'à revenir ! » lance cet eurodéputé espagnol

Alors que la présidente de la Commission a annoncé vouloir faire du Canada le premier « membre associé » de l’UE, les 27 s’interrogent : faut-il créer un nouveau statut ? Cette piste est aussi explorée dans le cas de la Grande-Bretagne qui exprime ses regrets et son envie de se rapprocher de l’Union, dix ans après le référendum sur le Brexit. Alors faut-il que l’Europe s’ouvre et jusqu’où ? On en débat dans Ici l’Europe avec les eurodéputés Nicolas Bay (France, ECR) et Javier Moreno Sanchez (Espagne, S&D).

Le

FRA – VOEUX DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL
11min

Politique

Marine Le Pen demande la démission de Richard Ferrand : le président du Conseil constitutionnel est-il vraiment sorti de sa réserve ?

Les parlementaires du RN et de l’UDR ont saisi le Conseil constitutionnel pour demander la « démission d'office » de son président, Richard Ferrand. Celui-ci a estimé publiquement que la révision de la Constitution proposée par Marine Le Pen n’était pas faisable. Interrogés par Public Sénat, plusieurs constitutionnalistes considèrent qu’il a pris parti sur une question de droit toujours en suspens depuis plus de soixante ans. D’autres, comme Dominique Rousseau et Benjamin Morel, dénoncent une tentative de déstabilisation de la part de l’extrême droite, contre une institution susceptible de jouer les garde-fous face à l’application du programme du RN.

Le

France, Perpignan, October 13, 2026: High school and university students demonstrate with trade union support
7min

Politique

Vote à 16 ans : la jeunesse doit-elle avoir son mot à dire dans les urnes ?

Comme d’autres avant lui, Jean-Luc Mélenchon veut ouvrir les urnes aux lycéens, alors que les mobilisations de la jeunesse se multiplient. Raphaël Glucksmann et Marine Tondelier défendent aussi la mesure. Pourtant, malgré des retours réguliers dans le débat présidentiel, le vote à 16 ans reste lettre morte. Plusieurs universitaires analysent les résistances à cette réforme et ses effets possibles sur la participation politique.

Le