« Il n’y aura aucune alliance ni aucun meeting avec Reconquête » assure Jean-Lin Lacapelle (RN)
Jean-Lin Lacapelle, eurodéputé du Rassemblement national et soutien de Marine Le Pen, était l’invité d’Audition Publique ce 11 avril 2022. Il estime que le « concurrent » Éric Zemmour a fait preuve d’ « outrance » pendant la campagne, alors que Marine Le Pen « a beaucoup mûri […] Elle a démontré qu’elle était solide. »

« Il n’y aura aucune alliance ni aucun meeting avec Reconquête » assure Jean-Lin Lacapelle (RN)

Jean-Lin Lacapelle, eurodéputé du Rassemblement national et soutien de Marine Le Pen, était l’invité d’Audition Publique ce 11 avril 2022. Il estime que le « concurrent » Éric Zemmour a fait preuve d’ « outrance » pendant la campagne, alors que Marine Le Pen « a beaucoup mûri […] Elle a démontré qu’elle était solide. »
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Jean-Lin Lacapelle a adhéré au Front National dès les années 80, ce qui lui dit donne quelques points de repères pour la comparaison. Invité d’Audition publique (Public Sénat / LCP-AN / Le Figaro Live) ce 11 avril, au lendemain du premier tour de l’élection présidentielle, le député européen considère que sa candidate Marine Le Pen est constante sur l’essentiel du projet du parti, mais qu’elle a évolué sur la forme. « Marine Le Pen est restée fidèle à ses fondamentaux. Elle est restée fidèle à nos orientations. Elle a souhaité ne plus faire dans l’outrance. L’outrance, ça me rappelle les premières années de notre mouvement politique », se remémore ce proche de la candidate RN.

De l’excès, Jean-Lin Lacapelle estime qu’il y en a « clairement chez le concurrent » Éric Zemmour. « C’est peut-être pour ça qu’il finit à 7 % », se moque-t-il. Alors que l’enjeu est désormais celui d’un rassemblement plus large pour Marine Le Pen, Jean-Lin Lacapelle ferme la porte à toute coopération avec le jeune mouvement Reconquête, lancé par l’ancien polémiste des plateaux de télévision. « Il n’y aura aucune alliance, il n’y aura pas de meeting en commun », prévient l’eurodéputé. Même « non » à la question d’éventuelles négociations en vue des législatives. « L’élection présidentielle, c’est la rencontre d’un homme ou d’une femme avec le peuple français, donc il n’y a pas d’alliance à avoir », balaye Jean-Lin Lacapelle, quelques heures après la tenue d’un bureau de campagne.

L’ancien conseiller régional d’Île de France se montre également confiant dans les chances de succès de Marine Le Pen dans le traditionnel débat d’entre-deux-tours, épreuve à laquelle elle avait trébuché en 2017. « Elle n’est plus la même. Elle a beaucoup mûri […] Elle a démontré qu’elle était solide. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Illustration of the posters for the 2026 municipal elections
6min

Politique

Personnalisation, vote utile en faveur de la gauche ?… Au lendemain des municipales, quel bilan tirer du nouveau mode de scrutin à Paris, Lyon et Marseille ?

Pour la première fois cette année, les électeurs de Paris, Lyon et Marseille ont voté directement pour leur maire, en plus des maires d'arrondissement. Une personnalisation du scrutin qui n’a pas eu les effets escomptés à droite pour Rachida Dati et Jean-Michel Aulas. A l’inverse, l’ampleur des victoires de la gauche à Paris et Marseille semble avoir été accentuée. Explications.

Le

Paris: Questions au gouvernement Assemblee nationale
10min

Politique

« Atmosphère de putsch » au PS, où les opposants d’Olivier Faure cherchent à le mettre en minorité

Rien ne va plus au PS, où l’après municipales se transforme en règlement de compte. Le bureau national du PS en a été le cadre, avec un renversement d’alliance sur un texte. « Il y a une crise ouverte de direction du PS, car la majorité a changé et elle n’est plus celle du premier secrétaire », soutient l’ex-sénateur David Assouline. « Ça veut dire quoi mis en minorité ? » rétorque le porte-parole du PS, Arthur Delaporte, qui rappelle que le premier secrétaire est élu « jusqu’en 2028 ».

Le

« Il n’y aura aucune alliance ni aucun meeting avec Reconquête » assure Jean-Lin Lacapelle (RN)
2min

Politique

Le sénateur LR Thierry Meignen visé par une plainte pour menaces de mort : le groupe socialiste demande au Sénat de « prendre les décisions qui s’imposent »

La journaliste Nassira El Moaddem, autrice d’un livre-enquête sur Le Blanc-Mesnil, et les Editions Stock ont déposé plainte mardi contre le sénateur et ex-maire LR de cette commune de Seine-Saint-Denis, Thierry Meignen, pour menaces de mort. Lors d’un rappel au règlement, le président du groupe socialiste, Patrick Kanner a interpellé la haute assemblée sur le sujet.

Le