Marine Le Pen chahutée lors d’une visite surprise à la cathédrale de Reims
Ce vendredi, la candidate du Front national au second tour de l’élection présidentielle, Marine Le Pen, a été accueillie par des manifestants aux cris de « Marine, rends l'argent ! » à Reims, où elle effectuait une visite surprise de la cathédrale pour son dernier jour de campagne.  

Marine Le Pen chahutée lors d’une visite surprise à la cathédrale de Reims

Ce vendredi, la candidate du Front national au second tour de l’élection présidentielle, Marine Le Pen, a été accueillie par des manifestants aux cris de « Marine, rends l'argent ! » à Reims, où elle effectuait une visite surprise de la cathédrale pour son dernier jour de campagne.  
Public Sénat

Par AFP

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Marine Le Pen est arrivée vers midi accompagnée de Nicolas Dupont-Aignan, le président de Debout la France, avec qui elle a contracté une alliance il y a une semaine. La candidate et son premier ministre en cas de victoire sont sortis de la cathédrale par une porte dérobée, sous les huées. Ils ont également été la cible de projectiles.

« Les soutiens de M. Macron agissent dans la violence partout, même à la cathédrale de Reims, lieu symbolique et sacré. Aucune dignité », a accusé Marine Le Pen sur Twitter.

« Manifestations déplorables à Reims de gauchistes qui ne respectent en rien la démocratie et l'Histoire de France », a abondé sur ce réseau social Nicolas Dupont-Aignan.

Florian Philippot, le vice-président du Front national, et David Rachline, le directeur de campagne de Marine Le Pen, avaient quitté l'édifice, peu avant, protégés par des gardes du corps, eux aussi sous les huées des manifestants.

D'après une photo d'un journaliste du quotidien L'Union-L'Ardennais, Thierry Maillard, une ancienne figure locale du Front national condamnée en novembre 2016 à deux ans de prison pour trafic d'armes se trouvait parmi les soutiens qui accompagnaient Marine Le Pen.

« On ne sait pas qui c'est, il ne faisait pas partie de la délégation », a cependant affirmé l'entourage de la candidate.

« Marine, rends l’argent ! »

« Marine, rends l'argent ! Marine, rends l'argent ! Marine, rends l'argent ! » criait dehors une centaine de jeunes manifestants favorables à son adversaire, Emmanuel Macron, ou à Jean-Luc Mélenchon, selon une vidéo diffusée par France Bleu Champagne-Ardenne.

Marine Le Pen et le Front national sont visés par plusieurs enquêtes judiciaires, concernant le financement des campagnes du parti depuis 2012, des soupçons d'emplois fictifs d'assistants parlementaires européens, et le patrimoine de la famille Le Pen.

Le Front national et plusieurs personnes physiques et morales sont renvoyées en correctionnelle dans l'enquête portant spécifiquement sur le financement des campagnes 2012.

La visite de la candidate ne figurait pas dans son agenda officiel. Un dispositif policier bloquait l'accès des manifestants à la cathédrale de Reims, monument chrétien symbole de la royauté française, et qui avait été détruit par les bombardements durant la Première guerre mondiale.

« Les excités de chez Macron ne nous empêcheront pas de rendre hommage à la France et son histoire millénaire #Reims » a réagi Florian Philippot sur Twitter.

Des militants frontistes étaient également présents sur place, tenant un débat houleux avec un groupe de dizaines de jeunes anti-FN à l'issue de la visite de Marine Le Pen. Par ailleurs, certains manifestants étaient venus munis de ballons aux couleurs de l'Union européenne ou de pancartes affichant les slogans « toujours anti-fasciste » et « barrons la route à l'extrême droite. »

« Triste spectacle. Reims ne mérite pas ça », a conclu sur Tweeter le député-maire (Les Républicains) de Reims, Arnaud Robinet.

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Budget 2027 : la rapporteure générale du budget au Sénat tire à boulets rouges sur le scénario du gouvernement
6min

Politique

« Une récession n’est pas à exclure » : la rapporteure générale du budget au Sénat tire à boulets rouges sur le scénario du gouvernement

Dans son rapport sur les grands équilibres du budget 2027, la sénatrice Christine Lavarde (LR) se montre extrêmement critique sur la stratégie budgétaire du gouvernement. Le redressement budgétaire est « à l’arrêt », selon elle, est repose trop sur les prélèvements obligatoires, plutôt que sur les économies. Le scénario macroéconomique est par ailleurs « trop optimiste » à ses yeux, ce qui ouvre la porte à une « nouvelle désillusion ».

Le

Gerard Larcher re-elected President of the Senate
3min

Politique

Présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre : doublé par le gouvernement, le groupe RN « ne se laissera pas déstabiliser par les mesquineries d’un exécutif crépusculaire »

Mardi soir en conférence des présidents du Sénat, le gouvernement a réservé une surprise au nouveau groupe RN-UDR en décidant d’inscrire, le 19 novembre, dans son temps réservé, l’examen de la proposition de loi visant à instaurer une présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre. Un texte que le groupe présidé par Edwige Diaz avait pourtant inscrit dans sa niche parlementaire prévue le 10 décembre. La sénatrice dénonce le « sectarisme » et les « calculs politiciens » du gouvernement.

Le

Marine Le Pen chahutée lors d’une visite surprise à la cathédrale de Reims
3min

Politique

Hausse de TVA sur les abonnements de Canal+ : la ministre de la Culture « vigilante sur les conséquences de cette évolution » pour le financement du cinéma français

Auditionnée dans le cadre du budget 2027, la ministre de la Culture, Catherine Pégard est revenue sur une mesure polémique qui vise à doubler le taux de TVA de 10 % sur les abonnements aux télévisions payantes comme Canal +. Une disposition rejetée par les députés et qui pourrait subir le même sort au Sénat car elle pourrait se répercuter sur le financement du cinéma français, comme avait prévenu le patron de Canal +, Maxime Saada.

Le