France Far Right
French far-right leader Marine Le Pen attends a session at the National Assembly, Tuesday, April 1, 2025 in Paris. (AP Photo/Michel Euler)/PAR143/25091487742507//2504011540

Marine Le Pen condamnée : la cour d’appel de Paris envisage une décision « à l’été 2026 »

Les recours déposés par Marine Le Pen et les autres personnalités du RN dans l’affaire des assistants parlementaires pourraient être examinés rapidement, en vue d’une « décision à l’été 2026 ». Un délai qui permettrait à Marine Le Pen, si l’exécution provisoire de sa peine d’inéligibilité est annulée, de se présenter à l’élection présidentielle de 2027.
Rose-Amélie Bécel

Temps de lecture :

2 min

Publié le

La cour d’appel de Paris a indiqué, ce 1er avril, avoir été saisie de « trois appels » à ce stade après les condamnations de Marine Le Pen et du Rassemblement national, dans l’affaire des assistants parlementaires européens. Dans un communiqué, elle indique qu’elle « examinera ce dossier dans des délais qui devraient permettre de rendre une décision à l’été 2026 ».

Si ces délais sont tenus, cela voudrait dire que ce deuxième procès se tiendrait au plus tard début 2026, et que la décision serait donc rendue de longs mois avant l’élection présidentielle de 2027, comme l’ont réclamé plusieurs responsables politiques. Devant les députés, ce 1er avril, Gérald Darmanin a formulé le souhait que ce second procès se tienne « dans un délai le plus raisonnable possible ».

Le Rassemblement national fait appel

« La cour d’appel de Paris confirme avoir été saisie ce jour de trois appels formés à l’encontre de la décision rendue le 31 mars 2025 par le tribunal judiciaire de Paris dans l’affaire des assistants parlementaires du Front National. Elle examinera ce dossier dans des délais qui devrait permettre de rendre une décision à l’été 2026 », est-il écrit dans le communiqué signé du premier président Jacques Boulard et de la procureure générale Marie-Suzanne Le Quéau.

Marine Le Pen a annoncé faire appel après le jugement rendu lundi par le tribunal de Paris, comme l’ancien trésorier du parti Wallerand de Saint-Just, jugé à ses côtés. Au total 24 personnes ont été condamnées dans ce dossier, en plus du parti – qui a également fait appel, selon son avocat David Dassa-Le Deist. Les personnes condamnées ont 10 jours au total pour faire appel du jugement.

Marine Le Pen, condamnée à cinq ans d’inéligibilité immédiate dans ce dossier, avait réclamé dès lundi soir un procès en appel au plus vite – « il faut que la justice se hâte », avait-elle déclaré. « Je vais effectivement demander de la manière la plus claire qui soit que la décision d’appel intervienne en me permettant d’envisager une candidature à l’élection présidentielle », avait ajouté la cheffe de file de l’extrême droite.

 

Avec AFP

Partager cet article

Dans la même thématique

Elysee Palace : Emmanuel Macron welcomes European Council President Antonio Costa
3min

Politique

Les sénateurs communistes veulent réduire les pouvoirs du Président de la République

Mercredi 25 février, les communistes du Sénat défendront une proposition de loi constitutionnelle visant à « restreindre certaines prérogatives du Président de la République ». Il s’agit de retirer des prérogatives du chef de l’Etat et de les transférer au Premier ministre, comme le pouvoir de dissolution ou encore la présidence du Conseil des ministres.

Le

Marine Le Pen condamnée : la cour d’appel de Paris envisage une décision « à l’été 2026 »
2min

Politique

Mort de Quentin : Vincent Jeanbrun pointe la responsabilité de LFI dans « la libération de la parole violente »

Invité dans notre matinale, le ministre du Logement est revenu sur la mort de Quentin en marge d’une intervention de Rima Hassan à Sciences Po Lyon. L’ancien député LR pointe la responsabilité de LFI dans « l’hystérisation » du débat public et appelle la France Insoumise à « se soumettre » au respect du débat public et des règles de droit.

Le

Marine Le Pen condamnée : la cour d’appel de Paris envisage une décision « à l’été 2026 »
3min

Politique

Logement : « Quand on est un criminel, on ne doit pas bénéficier d’un logement social » estime Vincent Jeanbrun

Invité de notre matinale, le ministre du Logement n’a pas nié les difficultés d’un secteur en crise, et mise en réponse sur un « plan de relance. » Concernant le logement social, Vincent Jeanbrun défend toujours la fin du « logement social à vie » et l’expulsion de locataires condamnés pour des faits « particulièrement graves. »

Le