Marine Le Pen croit, comme Fillon, à des « écoutes » du « pouvoir »
Marine Le Pen, candidate Front national à la présidentielle, a dit lundi sur Europe 1 croire comme François Fillon à des "écoutes...

Marine Le Pen croit, comme Fillon, à des « écoutes » du « pouvoir »

Marine Le Pen, candidate Front national à la présidentielle, a dit lundi sur Europe 1 croire comme François Fillon à des "écoutes...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Marine Le Pen, candidate Front national à la présidentielle, a dit lundi sur Europe 1 croire comme François Fillon à des "écoutes" du "pouvoir", appelant celui-ci à "cesser de le faire".

Craignez-vous d'être écoutée ? "Ecoutez, je m'en moque", a d'abord répondu la présidente du Front national.

"Je ne suis pas naïve, je sais que depuis de très nombreuses décennies, le pouvoir utilise ce genre de méthodes. Il faut qu'il cesse de le faire", a demandé la dirigeante d'extrême droite.

"Il y avait les écoutes au moment de (François) Mitterrand et je pense que depuis ça n'a jamais véritablement cessé" a estimé Marine Le Pen.

Pour elle, il y a "des violations du secret de l'enquête et de l'instruction quotidiennes, sans que jamais le ministère ne réagisse."

"C'est grave. L'Etat de droit fonctionne si existe ce secret de l'instruction, et ceux qui commettent ces violations bénéficient d'une impunité totale, il n'y a pas loin à dire qu'ils pourraient bénéficier de fait d'une forme de protection politique", a accusé l'eurodéputée, mise en cause dans plusieurs affaires judiciaires et qui a refusé de se rendre à une convocation des juges en vue d'une mise en examen.

En déplacement samedi dans les Pyrénées-Atlantiques, M. Fillon a réaffirmé, devant quelques journalistes, que des "soupçons lourds" pesaient sur le président François Hollande sur les fuites dans la presse sur ses affaires judiciaires.

"Quand j'apprends que le président de la République se fait remonter les résultats des écoutes judiciaires, ça veut dire qu'il peut potentiellement écouter un candidat à la présidentielle, qu'on est dans une situation où il est probable que je sois sur écoute", a-t-il encore accusé en aparté.

Lundi, lors du premier débat à cinq candidats pour la présidentielle, Marine Le Pen avait déjà estimé que la justice était "rapide" concernant le candidat des "Républicains". "C'est ce qu'on appelle la justice TGV" avait approuvé M. Fillon.

Partager cet article

Dans la même thématique

Déclaration de politique générale et avenir de la Nouvelle Calédonie en séance au Sénat ce 15 octobre
8min

Politique

« Ça fait 135 ans qu’on résiste ! » : pour les sénatoriales, le groupe RDSE vise « la stabilité, voire gagner un petit peu »

Plus vieux groupe de l’histoire du Parlement, le RDSE voit la moitié de ses 16 sièges remis en jeu lors du scrutin de septembre. Mais sa présidente, la sénatrice PRG Maryse Carrère, est confiante. Fort de « ce poids de l’histoire », le groupe, qui mêle radicaux de gauche et de droite, espère la stabilité voire quelques bonnes surprises.

Le

Marseille: Ilustration of a lawyer and judge
5min

Politique

Affaire Lyhanna : face aux critiques des politiques, avocats et magistrats élargissent la thématique de la journée « Justice morte » au manque de moyens

Le pré-rapport de l'inspection générale de la justice et de la gendarmerie sur les failles dans une enquête pour viols visant Jérôme Barella, le principal suspect du meurtre de la jeune Lyhanna, a conduit à une première sanction visant une magistrate d'Auch. Alors que se prépare « une journée Justice morte » lundi 29 juin, le président du Sénat, Gérard Larcher, s'est dit « choqué » par une « réponse » de l'institution judiciaire qu'il juge « corporatiste ». Cette journée n'avait pourtant, à l'origine, rien à voir avec l'affaire Lyhanna.

Le

Info Public Sénat. Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat
5min

Politique

[Info Public Sénat] Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat

Selon nos informations, le gouvernement va retirer le projet de loi « État local » de l’ordre du jour du Sénat. Ces dernières heures, plusieurs groupes du Sénat et les élus locaux, dont l’influente association des maires de France (AMF), dénonçaient les dispositions recentralisatrices de ce texte. Par ricochet, le gouvernement avance l’examen du projet de loi logement.

Le

Elections Municipales depouillement bureau de vote a Nice
8min

Politique

Explosion des micro-partis, formations dans le rouge, aides publiques et surprises… Ce que révèle le rapport de la commission des comptes de campagne

Le rapport 2025 de la CNCCFP, qui porte sur l’année 2024, montre une inflation du nombre de partis, avec 635 mouvements recensés, en vue des municipales et de la présidentielle. Le total des aides publiques s’élève à 66 millions d’euros cette année-là. Le niveau de richesse d’un parti à l’autre varie, avec quelques surprises…

Le