Marine Le Pen dénonce « la hargne » de ses adversaires »
"Vous ne nous ferez pas taire!", a lancé dimanche Marine Le Pen à Mantes-la-Ville, en revenant sur les affaires visant son parti,...

Marine Le Pen dénonce « la hargne » de ses adversaires »

"Vous ne nous ferez pas taire!", a lancé dimanche Marine Le Pen à Mantes-la-Ville, en revenant sur les affaires visant son parti,...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

"Vous ne nous ferez pas taire!", a lancé dimanche Marine Le Pen à Mantes-la-Ville, en revenant sur les affaires visant son parti, y voyant une "hargne de (ses) adversaires (qui) fait sortir le pays de l'Etat de droit".

"Parce que nous sommes des dissidents, rien de nous sera épargné", a estimé la présidente du Rassemblement national (RN, ex FN) lors d'une "fête du drapeau" organisée dans la seule ville d'Ile-de-France tenue par le RN. Cette manifestation faisait écho aux populaires fêtes BBR (bleu-blanc-rouge) organisées par son père Jean-Marie Le Pen jusqu'en 2006.

"Chaque jour le système nous (sert) une persécution supplémentaire. Un jour une perquisition, un autre jour une mise en examen", a-t-elle énuméré, évoquant aussi les difficultés bancaires de son parti, dont certains comptes ont été clôturés par la Société générale.

Marine Le Pen est mise en examen, ainsi qu'une quinzaine d'autres personnes, pour emplois fictifs présumés au Parlement européen.

Dans le cadre de cette affaire, les juges ont saisi 2 millions d'euros d'aide publique dus au RN, craignant que le parti, très endetté, ne s'en serve pour rembourser ses emprunts et ne soit plus en mesure de payer d'éventuels dommages.

Le RN a fait appel de cette confiscation sur laquelle la justice doit se prononcer mercredi.

La finaliste de la présidentielle en 2017 a aussi refusé jeudi de se soumettre à un examen psychiatrique, prévu dans le cadre de sa mise en examen pour diffusion sur Twitter d'"images violentes" du groupe État islamique.

A cet égard, elle a estimé qu'il y avait "deux poids deux mesures", relevant que la presse n'avait pas été poursuivie quand elle avait diffusé une "photo non floutée" d'un enfant syrien, le petit Aylan, mort noyé sur une plage de Turquie en 2015.

Cette photo avait "pour objet de sensibiliser l'opinion pour la cause des migrants et non celle des victimes de terroristes", a souligné Marine Le Pen.

"Nous ne nous laisserons pas intimider. Vous ne vous laisserez pas intimider", a-t-elle déclaré devant quelques centaines de militants réunis dans une salle de la ville.

"Plus un régime est acculé, plus la tentation totalitaire est forte. L'étape suivante c'est le goulag pour les opposants", selon Marine Le Pen, qui a défendu "la liberté d'expression" en prenant pour exemple l'essayiste Éric Zemmour, qui a provoqué récemment une polémique sur le choix de prénoms français.

Partager cet article

Dans la même thématique

Déclaration de politique générale et avenir de la Nouvelle Calédonie en séance au Sénat ce 15 octobre
8min

Politique

« Ça fait 135 ans qu’on résiste ! » : pour les sénatoriales, le groupe RDSE vise « la stabilité, voire gagner un petit peu »

Plus vieux groupe de l’histoire du Parlement, le RDSE voit la moitié de ses 16 sièges remis en jeu lors du scrutin de septembre. Mais sa présidente, la sénatrice PRG Maryse Carrère, est confiante. Fort de « ce poids de l’histoire », le groupe, qui mêle radicaux de gauche et de droite, espère la stabilité voire quelques bonnes surprises.

Le

Marseille: Ilustration of a lawyer and judge
5min

Politique

Affaire Lyhanna : face aux critiques des politiques, avocats et magistrats élargissent la thématique de la journée « Justice morte » au manque de moyens

Le pré-rapport de l'inspection générale de la justice et de la gendarmerie sur les failles dans une enquête pour viols visant Jérôme Barella, le principal suspect du meurtre de la jeune Lyhanna, a conduit à une première sanction visant une magistrate d'Auch. Alors que se prépare « une journée Justice morte » lundi 29 juin, le président du Sénat, Gérard Larcher, s'est dit « choqué » par une « réponse » de l'institution judiciaire qu'il juge « corporatiste ». Cette journée n'avait pourtant, à l'origine, rien à voir avec l'affaire Lyhanna.

Le

Info Public Sénat. Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat
5min

Politique

[Info Public Sénat] Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat

Selon nos informations, le gouvernement va retirer le projet de loi « État local » de l’ordre du jour du Sénat. Ces dernières heures, plusieurs groupes du Sénat et les élus locaux, dont l’influente association des maires de France (AMF), dénonçaient les dispositions recentralisatrices de ce texte. Par ricochet, le gouvernement avance l’examen du projet de loi logement.

Le

Elections Municipales depouillement bureau de vote a Nice
8min

Politique

Explosion des micro-partis, formations dans le rouge, aides publiques et surprises… Ce que révèle le rapport de la commission des comptes de campagne

Le rapport 2025 de la CNCCFP, qui porte sur l’année 2024, montre une inflation du nombre de partis, avec 635 mouvements recensés, en vue des municipales et de la présidentielle. Le total des aides publiques s’élève à 66 millions d’euros cette année-là. Le niveau de richesse d’un parti à l’autre varie, avec quelques surprises…

Le