Marine Le Pen juge « utiles » les « débats » sur le changement climatique
Marine Le Pen, candidate FN à la présidentielle, a jugé jeudi "utiles" les "débats" sur le changement climatique, qui n'est "pas...

Marine Le Pen juge « utiles » les « débats » sur le changement climatique

Marine Le Pen, candidate FN à la présidentielle, a jugé jeudi "utiles" les "débats" sur le changement climatique, qui n'est "pas...
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Marine Le Pen, candidate FN à la présidentielle, a jugé jeudi "utiles" les "débats" sur le changement climatique, qui n'est "pas une religion", lors d'une conférence à Paris sur la "France durable".

"Le changement climatique n'est pas une religion, il est utile qu'il puisse y avoir précisément des débats pour savoir ce qui fait le plus de mal au climat. C'est un sujet qu'on pourrait avoir sur Paris", récemment confrontée à des épisodes majeurs de pollution, "on s'apercevrait que c'est pas que la circulation automobile qui est le plus important", a déclaré la présidente du FN à la presse à l'issue de sa conférence.

"Je ne suis pas une scientifique du climat, je pense que l'activité humaine contribue dans des proportions, que je suis incapable de mesurer, à ce phénomène", a-t-elle ajouté.

Nicolas Sarkozy avait suscité un tollé en septembre au sein de la classe politique après ses déclarations tendant à minorer le rôle de l'activité humaine dans le réchauffement climatique.

Valérie Masson-Delmotte, co-présidente du premier groupe de travail du GIEC, la réunion d'experts internationaux dont les travaux font autorité, avait à l'époque indiqué à l'AFP que "ce sont nos activités (humaines) qui font augmenter la teneur en gaz à effet de serre. Le constat scientifique est là, solide".

En 2012, déjà, la présidente du FN s'était dite "pas sûre que l'activité humaine soit l'origine principale" du changement climatique.

Pour autant, Marine Le Pen considère "évident que nous devons tout mettre en oeuvre pour avoir une action importante, et une vision pour l'avenir sur ce sujet."

Dans un discours de 45 minutes, elle venait de déclamer son "amour" de la France, de ses paysages, de sa langue, de ses "accents locaux". La France est "une réalité physique, charnelle".

"Il faut l'aimer avant de la comprendre, la désirer avant d'en parler", avait-elle dit.

Mais l'eurodéputée s'est longuement inquiétée des "menaces" pesant sur la "santé, l'espérance de vie, le patrimoine, le dérèglement du climat, de l'air, de l'eau et des sols". Pour contrarier cela, "toute politique d'indépendance et de sécurité nationale sera une politique en faveur d'une France durable".

Mme Le Pen a rappelé ses positions en faveur du nucléaire, pour une meilleure traçabilité des produits, contre la "marchandisation" des hommes, pour la sécurité alimentaire. Elle veut un "ordre juridique qui garantira à tous les Français la sécurité environnementale, le droit à des ressources saines", air, eau, milieu de vie.

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