Marine Le Pen juge « utiles » les « débats » sur le changement climatique
Marine Le Pen, candidate FN à la présidentielle, a jugé jeudi "utiles" les "débats" sur le changement climatique, qui n'est "pas...

Marine Le Pen juge « utiles » les « débats » sur le changement climatique

Marine Le Pen, candidate FN à la présidentielle, a jugé jeudi "utiles" les "débats" sur le changement climatique, qui n'est "pas...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Marine Le Pen, candidate FN à la présidentielle, a jugé jeudi "utiles" les "débats" sur le changement climatique, qui n'est "pas une religion", lors d'une conférence à Paris sur la "France durable".

"Le changement climatique n'est pas une religion, il est utile qu'il puisse y avoir précisément des débats pour savoir ce qui fait le plus de mal au climat. C'est un sujet qu'on pourrait avoir sur Paris", récemment confrontée à des épisodes majeurs de pollution, "on s'apercevrait que c'est pas que la circulation automobile qui est le plus important", a déclaré la présidente du FN à la presse à l'issue de sa conférence.

"Je ne suis pas une scientifique du climat, je pense que l'activité humaine contribue dans des proportions, que je suis incapable de mesurer, à ce phénomène", a-t-elle ajouté.

Nicolas Sarkozy avait suscité un tollé en septembre au sein de la classe politique après ses déclarations tendant à minorer le rôle de l'activité humaine dans le réchauffement climatique.

Valérie Masson-Delmotte, co-présidente du premier groupe de travail du GIEC, la réunion d'experts internationaux dont les travaux font autorité, avait à l'époque indiqué à l'AFP que "ce sont nos activités (humaines) qui font augmenter la teneur en gaz à effet de serre. Le constat scientifique est là, solide".

En 2012, déjà, la présidente du FN s'était dite "pas sûre que l'activité humaine soit l'origine principale" du changement climatique.

Pour autant, Marine Le Pen considère "évident que nous devons tout mettre en oeuvre pour avoir une action importante, et une vision pour l'avenir sur ce sujet."

Dans un discours de 45 minutes, elle venait de déclamer son "amour" de la France, de ses paysages, de sa langue, de ses "accents locaux". La France est "une réalité physique, charnelle".

"Il faut l'aimer avant de la comprendre, la désirer avant d'en parler", avait-elle dit.

Mais l'eurodéputée s'est longuement inquiétée des "menaces" pesant sur la "santé, l'espérance de vie, le patrimoine, le dérèglement du climat, de l'air, de l'eau et des sols". Pour contrarier cela, "toute politique d'indépendance et de sécurité nationale sera une politique en faveur d'une France durable".

Mme Le Pen a rappelé ses positions en faveur du nucléaire, pour une meilleure traçabilité des produits, contre la "marchandisation" des hommes, pour la sécurité alimentaire. Elle veut un "ordre juridique qui garantira à tous les Français la sécurité environnementale, le droit à des ressources saines", air, eau, milieu de vie.

Partager cet article

Dans la même thématique

Patrouille Police municipale a velo a Cannes
7min

Politique

Propos racistes à Carcassonne : quelles sont les obligations des policiers municipaux mis en cause ?

Le parquet a annoncé, mercredi, la suspension de quatre policiers municipaux de Carcassonne après la diffusion d'une vidéo les mettant en cause pour des propos racistes. L'un d'eux, membre du service d'ordre du RN, a été exclu du parti. Manquement à leur devoir de neutralité et aux conditions d'honorabilité attachées à leurs missions, infraction pénale… que risquent ces agents ?

Le

Marine Le Pen juge « utiles » les « débats » sur le changement climatique
3min

Politique

Accès à l’Université : « La place du baccalauréat est une question qui doit être discutée », estime le ministre de l’Enseignement supérieur

Invité de la matinale de Public Sénat, « Bonjour chez vous », le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a estimé que la place du baccalauréat devait « être discutée au moment de la présidentielle ». Mardi, un rapport du Sénat a préconisé, entre autres, de supprimer le droit d'accès automatique aux études supérieures des bacheliers.

Le

Edouard Philippe a la Foire de Chalons
10min

Politique

Présidentielle 2027 : la main tendue d'Édouard Philippe, rejetée par Gabriel Attal et Bruno Retailleau, relance l'idée d'une primaire

Le candidat Horizons, favori du bloc central, Édouard Philippe a lancé un appel à ses concurrents du centre et de la droite, les invitant à se rassembler dans la perspective de la présidentielle et des législatives. Mais Bruno Retailleau et Gabriel Attal ne comptent pas, à ce stade, se retirer au profit d'une candidature unique du maire du Havre. De quoi relancer l'idée d'une primaire.

Le