Marine Le Pen « lance un signal » à Guaino, Dupont-Aignan et « tous les patriotes »
La présidente du Front national Marine Le Pen a lancé dimanche un "signal" à "tous les patriotes", mentionnant en particulier...

Marine Le Pen « lance un signal » à Guaino, Dupont-Aignan et « tous les patriotes »

La présidente du Front national Marine Le Pen a lancé dimanche un "signal" à "tous les patriotes", mentionnant en particulier...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

La présidente du Front national Marine Le Pen a lancé dimanche un "signal" à "tous les patriotes", mentionnant en particulier Henri Guaino (LR) et Nicolas Dupont-Aignan (Debout La France), candidats comme elle à la présidentielle, pour qu'ils la rejoignent.

"Je propose à tous les patriotes, à tous ceux qui ont la nation au cœur de nous rejoindre", a déclaré Mme Le Pen, qui était l'invitée d'Europe 1/iTELE/Les Échos.

Tout en se refusant à dresser "une liste de gens" qui pourraient l'entourer en cas de victoire à la présidentielle, Mme Le Pen a noté "qu'il y a un certain nombre de personnes qui aujourd'hui dans la vie politique française sont des patriotes: M. Guaino est un patriote, M. Dupont-Aignan est incontestablement un patriote, et ceux-là devraient pouvoir un jour, demain, se rendre compte, peut-être, s'ils en ont le souhait, s'ils en ont la volonté, que la nation est en grand danger, quoi qu'on en dise, et que le choix qui va se faire à l'élection présidentielle est presque un choix de civilisation: est-ce que la France restera un pays libre, un pays souverain, un pays laïque?"

"Est-ce qu'ils sont capables de me rejoindre? Je le souhaite, en tous cas je leur lance un signal et je leur dis: si vous voulez œuvrer pour le pays, alors à un moment donné il faudra rejoindre le grand camp des patriotes", a-t-elle conclu.

Mme Le Pen répondait à des questions sur la majorité sur laquelle elle pourrait s'appuyer en cas de victoire, et sur son choix de Premier ministre.

"Une majorité présidentielle va comporter le Front national, elle va comporter aussi ceux qui vont nous rejoindre avant le premier tour, entre les deux tours, après le deuxième tour", a-t-elle dit, et "obligatoirement, elle ira au-delà du Front national".

"C'est un basculement de société", a prédit de son côté Louis Aliot, vice-président du FN, sur BFMTV, établissant un parallèle avec "l'alternance de 1981 avec François Mitterrand". "Marine Le Pen élue présidente de la République, vous avez une majorité à l'Assemblée nationale".

Quant au Premier ministre, en cas de victoire de Mme Le Pen, "je pense que c'est un Premier ministre qui fait non pas consensus, mais qui rassemble au-delà des frontières du Front national", a-t-il déclaré. Pour gouverner, "on s'adressera à d'autres personnalités, politiques ou pas", a-t-il ajouté.

Partager cet article

Dans la même thématique

Le Pen ok
7min

Politique

« Il n’était pas fiable » : le départ du conseiller de Jordan Bardella, François Durvye, de la campagne de Marine Le Pen, rappelle les divergences qui traversent le RN

Le divorce entre François Durvye, conseiller éco de tendance libérale, et Marine Le Pen, en plein débat au Medef, montre que le RN connaît encore des différences de lignes internes sur l’économie. Dans l’entourage de Marine Le Pen, on assure que « Jordan Bardella n’a rien à voir là-dedans. C’est l’ego contrarié d’un haut fonctionnaire. Point ».

Le

Capture d’écran du documentaire « 39-45, les cheminots dans la résistance » de Emmanuel Roblin
3min

Politique

Les « docus de l’été » : Les cheminots français sous le nazisme, de résistants individuels à la paralysie du réseau

Instrument essentiel de la logistique en temps de guerre, les cheminots français ont très tôt mesuré l’utilité du réseau de chemins de fer pour l’ennemi. Dès 1942, et avant toute autre forme de résistance, ils ont agi pour faire dérailler la machine nazie. "39-45, les cheminots dans la résistance", un documentaire de Emmanuel Roblin à voir cet été sur Public Sénat.

Le

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef
7min

Politique

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef

Le premier débat de la présidentielle s’est joué ce 27 août à Paris face aux tribunes de Roland-Garros, entre sept candidats déclarés, sur des thématiques économiques chères à l’organisation patronale. Les dirigeants ou cadres que nous avons rencontrés ressortent mitigés de cet échange. Les deux anciens premiers ministres d’Emmanuel Macron, Gabriel Attal et Édouard Philippe, ont sans surprise pris l’ascendant face à ce parterre.

Le

PARIS: REF 2026, Rencontre des Entrepreneurs de France 2025 du Medef – Présidentielle 2027 : Premier débat de la campagne entre sept candidats réunis par le Medef
9min

Politique

Dette, retraites, fiscalité… que retenir du premier débat des candidats à l’élection présidentielle ?

Ce jeudi, sept candidats à la présidentielle ont tenu le premier débat de la campagne, aux journées d’été du Medef. Pendant plus de deux heures, Bruno Retailleau (les Républicains), Edouard Philippe (Horizons), Raphaël Glucksmann (Place publique), Jean-Luc Mélenchon (la France Insoumise), Marine Le Pen (Rassemblement national), Gabriel Attal (Renaissance) et Marine Tondelier (les Ecologistes) ont échangé sur le sujet de la dette publique, des retraites ou encore du coût du travail.

Le