Marine Le Pen: Macron veut « anesthésier » les catholiques pour changer la loi de 1905
Marine Le Pen a estimé mardi que le discours inédit la veille d'Emmanuel Macron devant la Conférence des évêques visait à ...

Marine Le Pen: Macron veut « anesthésier » les catholiques pour changer la loi de 1905

Marine Le Pen a estimé mardi que le discours inédit la veille d'Emmanuel Macron devant la Conférence des évêques visait à ...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Marine Le Pen a estimé mardi que le discours inédit la veille d'Emmanuel Macron devant la Conférence des évêques visait à "anesthésier" les catholiques pour "changer" la loi de 1905 de séparation des cultes et de l’État.

"Il s'agit, dans l'esprit du président de la République, d'anesthésier les catholiques pour pouvoir s'attaquer demain à la loi de 1905", a déclaré sur RTL la présidente du Front national, qui se dit catholique mais refuse qu'on "touche" à la loi de 1905.

"Tout cela vise en réalité à changer la loi de 1905 et je peux dire aux catholiques (que) ce ne sont pas eux qui seront les bénéficiaires de ce changement", a ajouté la finaliste de la dernière présidentielle.

La députée du Pas-de-Calais a déploré que le président n'ait "pas donné d'explication sur ce qui aurait pu abîmer ce lien" entre l'Église et l'État.

Emmanuel Macron a déclaré lundi vouloir "réparer" le lien entre l'Église et l’État qui "s'est abîmé", dans un discours fleuve devant la Conférence des évêques de France, appelant les catholiques à "ne pas rester au seuil" de l'engagement politique.

"Tout cela est une vaste opération électoraliste, ce que n'ont pas manqué de comprendre ceux qui l'ont entendu longuement parler des élections européennes dans le cadre de ce discours", a ajouté Marine Le Pen.

"Ca crée une forme de compétition des signes de reconnaissance entre religions. Les religions vont donc intervenir, les unes après les autres, en (disant) (...) +Il ne nous a pas montré autant d'affection à nous qu'à l'autre+, exactement ce que la loi sur la laïcité veut éviter", a ajouté la députée.

Pour autant, Marine Le Pen a estimé que le président pouvait "admettre et répéter, comme je l'ai fait à de très nombreuses reprises, que, tout à fait évidemment, la France a des racines chrétiennes".

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Loi Yadan contre l’antisémitisme : les sénateurs dubitatifs à l’annonce de la reprise en main du gouvernement

Après le retrait à l’Assemblée nationale de la proposition de loi portée par la députée Renaissance Caroline Yadan, le gouvernement va reprendre la main et présentera un projet de loi sur la lutte contre l’antisémitisme devant le Sénat avant l’été. L’exécutif compte sur un accueil plus favorable à la chambre haute où la droite et le centre sont majoritaires. Mais les relations entre la majorité sénatoriale se sont tendues ces derniers temps.

Le

Paris: French Government Weekly Cabinet Meeting
3min

Politique

1er mai : boulangeries et fleuristes « indépendants » pourront faire travailler leurs salariés dès cette année, annonce Sébastien Lecornu

Le Premier ministre a mis sur la table, vendredi, un nouveau projet de loi d’élargissement du travail le 1er mai, uniquement ouvert aux boulangeries et fleuristes « indépendants et artisanaux ». En attendant son adoption formelle, il a assuré que des consignes seront données pour qu’aucun contrôle ne vienne entraver le travail de leurs salariés cette année.

Le

Festival Du Livre 2025
2min

Politique

Crise chez Grasset : au Festival du livre, Emmanuel Macron affiche sa volonté de défendre le « pluralisme éditorial »

En visite ce vendredi au Festival du livre, bousculé par la crise ouverte chez l’éditeur Grasset, Emmanuel Macron a voulu afficher sa défense du « pluralisme éditorial » et de « la liberté des auteurs ». Concernant la création d’une clause de conscience pour les auteurs, le Président a estimé que cela « doit se réfléchir ».

Le

FRA – BOOK – CONSENTEMENT
2min

Politique

Crise chez Grasset : la sénatrice Sylvie Robert (PS) propose de créer une clause de conscience pour les auteurs

Alors que plus de 150 écrivains annoncent quitter la maison d’édition Grasset pour protester contre le renvoi du PDG Olivier Nora, la sénatrice socialiste Sylvie Robert propose une « loi d’urgence » pour « protéger les auteurs ». Le but : permettre aux auteurs d’activer une clause de conscience en cas de changement radical de la ligne éditoriale de leur éditeur.

Le