Marine Le Pen: « mon principe de base, c’est de soutenir les policiers »
Marine Le Pen a déploré mardi "les émeutes" à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) consécutives à l'interpellation d'un jeune...

Marine Le Pen: « mon principe de base, c’est de soutenir les policiers »

Marine Le Pen a déploré mardi "les émeutes" à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) consécutives à l'interpellation d'un jeune...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Marine Le Pen a déploré mardi "les émeutes" à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) consécutives à l'interpellation d'un jeune homme gravement blessé à coups de matraque.

Elle a souligné qu'elle avait pour "principe de base" de soutenir les forces de l'ordre.

"Il y a une information en cours (...) Je crois que la justice est saisie (...) Mon principe de base, c'est d'abord: je soutiens les forces de police et de gendarmerie, sauf démonstration par la justice qu'ils ont commis un délit ou un crime", a déclaré sur LCI la candidate FN à l'élection présidentielle.

Interrogée sur l'intervention "musclée" des quatre policiers, elle a répondu: "musclée mais on ne sait pas dans quel contexte cette arrestation a eu lieu donc se baser comme ça sur des images, c'est quand même assez périlleux".

Un des quatre policiers a été mis en examen pour viol et ses trois collègues pour violences volontaires en réunion. Les quatre fonctionnaires ont été suspendus de leurs fonctions.

"Moi, je crois que les policiers et les gendarmes travaillent dans des conditions absolument épouvantables et particulièrement les policiers qui travaillent en banlieue. C'est extrêmement compliqué pour eux sur le plan matériel, sur le plan moral, souvent ils ne sont pas soutenus par leur hiérarchie", a ajouté la présidente du Front national.

"Je pense qu'il ne faut pas les clouer au pilori. Quand il y a un problème, sur des dizaines de milliers d'arrestations qu'ils peuvent effectuer, alors la justice est saisie avec célérité et ils auront l'occasion de se défendre devant elle", a-t-elle assuré.

"Mais est-ce que ça justifie les émeutes qui ont eu lieu depuis ? Est-ce que ça justifie qu'un certain nombre se permettent ainsi de casser, de brûler alors même que la justice est saisie du dossier ? La réponse est non", a souligné Marine Le Pen.

Dans l'après-midi, Mme Le Pen a visité plusieurs commissariats de l'Essonne, à Savigny, Athis-Mons et Jusivy. En arrivant au commissariat de Juvisy-sur-Orge, la présidente du FN a rappelé qu elle voulait dans son projet présidentiel "réarmer la police", à la fois "en effectifs" et "moralement". Elle a également insisté sur la nécessité d'un "grand plan de désarmement des banlieues".

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Weekly session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Municipales 2026 : comment les résultats dessinent déjà la carte des sénatoriales de septembre

Le Sénat sera renouvelé de moitié en septembre prochain, un scrutin intimement lié à celui des municipales en raison de son corps électoral. Les nouveaux équilibres communaux permettent ainsi d’anticiper sur la future composition de la Chambre haute, entre la résistance de la droite, le recul redouté des socialistes et des écologistes, et les ambitions inédites du RN et de LFI. Décryptage.

Le

EDF Reseau de Transport Electricite de Nice
6min

Politique

Marché européen de l’électricité : sortie ou réforme ? Les paradoxes de la normalisation du RN

Alors que les marchés de l’énergie s’affolent, Jordan Bardella a été attaqué par Bruno Retailleau sur sa proposition de sortie du marché européen de l’électricité. Le président du Rassemblement national estime défendre une simple « remise en cause des règles de fixation du prix » sans sortir du marché, illustrant ainsi la stratégie « attrape-tout » du RN, cherchant à la fois à contenter le grand patronat et son électorat populaire.

Le

PARIS. Marine Le Pen prostest in front of French senat
8min

Politique

Sénatoriales 2026 : le RN veut « tripler » son nombre de sénateurs et rêve de créer un groupe

Le RN se prépare dès maintenant pour les sénatoriales de septembre 2026. « Nous avons la volonté de doubler voire de tripler notre nombre de sénateurs », annonce à publicsenat.fr Ludovic Pajot, nommé directeur de campagne, soit frôler les dix sénateurs, permettant de créer un groupe. Mais avant cela, le parti devra réussir les municipales. Il entend, cette fois, éviter les « brebis galeuses ». Il cherche des candidats présentables, capables de « gérer une ville ».

Le