Marine Le Pen a qualifié dimanche d'"affabulateur" l'eurodéputé ex-Front national Aymeric Chauprade, qui l'accuse d'avoir organisé l'embauche d'assistants parlementaires européens dédiés en réalité au parti et s'est dit prêt à fournir les "preuves" à la justice.
"Oui il ment, c'est un affabulateur", a affirmé la candidate FN à la présidentielle sur France 3, à propos de son ancien proche conseiller.
"C'est lui qui avait fait s'évader ceux qui avaient été condamnés pour trafic de cocaïne. Un homme probablement d'une grande moralité", a ironisé la dirigeante frontiste en référence à l'implication de M. Chauprade dans l'évasion des pilotes de l'affaire dite "Air Cocaïne".
Cet élu, qui a quitté le FN avec fracas en novembre 2015, a accusé Marine Le Pen, cette semaine dans l'Express, d'avoir demandé en juin 2014 aux nouveaux eurodéputés FN de lui "donner une délégation pour embaucher des assistants parlementaires" à leur place et qui "serviront directement au parti".
Ces emplois, possiblement fictifs, font l'objet actuellement d'une information judiciaire.
"Si j’étais un affabulateur, Marine Le Pen n’aurait pas peur de se rendre devant la justice, comme l’ont fait ses adversaires politiques. Elle se réfugie derrière son immunité parlementaire qu’elle tient de l’Union européenne et choisit l’insulte de cour de récréation", a réagi M. Chauprade dans un communiqué à l'AFP.
L'eurodéputé se dit "à la disposition de la justice de (son) pays, dès lundi, pour donner, s’il le faut, toutes les preuves de ce que j’avance".
Meeting électoral de Marine Le Pen à Metz le 18 mars 2017
AFP
Sur France 3, Marine Le Pen n'a pas annoncé clairement de dépôt de plainte contre M. Chauprade. "Je suppose que nous aurons à voir tout ça dans le cadre de la procédure", a-t-elle dit.
Quant à l'élu régional FN Benoît Loeuillet, suspendu cette semaine pour des propos négationnistes, la candidate frontiste a également annoncé qu'elle allait "vérifier" si des membres du parti étaient au courant que cette figure du milieu identitaire niçois avait "ce genre d'idées" révisionnistes.
"Et si je n'en ai pas été informée moi-même par ceux là, ils auront à m'expliquer pourquoi. Personnellement", a déclaré Mme Le Pen.
Mme Le Pen a par ailleurs prolongé sa passe d'armes avec le Premier ministre Bernard Cazeneuve. Ce dernier avait fustigé samedi son "outrance" contre le gouvernement, qualifié par la candidate de "dépassé, ahuri, tétanisé" après l'attaque de l'aéroport d'Orly.
"Bernard Cazeneuve est plus occupé à faire campagne contre Marine Le Pen et à multiplier les meetings qu'à s'occuper des dangers qui pèsent sur les Français", a-t-elle affirmé.
Quant à François Hollande, qui lui aussi multiplie les attaques contre le FN, "quand il dit du mal de moi, j'entends les voix qui tombent", a-t-elle ironisé, jugeant qu'il ne s'agit pas du "rôle d'un président de la République".
La présidente du FN a également remis en cause le probable soutien à Emmanuel Macron du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian et de son équipe, qui selon des sources concordantes a fourni des fiches au candidat sur les questions de défense.
La commission d’enquête sénatoriale sur les « inégalités systémiques » frappant les territoires ultramarins a rendu ses conclusions ce jeudi. Lancée par les sénateurs communistes, elle formule une soixantaine de propositions balayant le spectre des difficultés outre-mer, de la gestion sanitaire à la souveraineté économique.
En pleine séquence de canicule, le chef de file de La France insoumise relance son projet de « république écologique ». Le candidat à l’élection présidentielle propose, s’il accède à l’Élysée, de remplacer les régions actuelles par treize « écorégions » organisées autour des bassins versants. Une réforme institutionnelle ambitieuse, qui reste à ce stade une proposition de campagne.
Dans les colonnes du Figaro, le patron des députés de droite, Laurent Wauquiez semble avoir, une fois de plus, savonné la planche du candidat à la présidentielle de son parti, Bruno Retailleau, estimant, sans le nommer, qu'il devrait « savoir se retirer le plus tôt possible » au profit du candidat le mieux placé pour rassembler la droite et le centre, en l'occurrence Édouard Philippe. Si l'entourage de Laurent Wauquiez dément tout soutien au candidat Horizons, ses propos agacent mais ne surprennent pas vraiment le camp du Vendéen.
Invité de la matinale de Public Sénat ce jeudi, Marc Fesneau a réaffirmé les lignes rouges de la majorité gouvernementale concernant le projet de loi d’urgence agricole, actuellement examiné au Sénat. La réintroduction de plusieurs pesticides par les sénateurs menace de « faire capoter le texte », qui ne pourra être voté en l’état à l’Assemblée, avertit l’ancien ministre de l’agriculture.