Marine Le Pen « regrette » mais « comprend » le retrait de sa nièce
Marine Le Pen, défaite dimanche au second tour de la présidentielle, a dit mercredi "regretter profondément" le retrait...

Marine Le Pen « regrette » mais « comprend » le retrait de sa nièce

Marine Le Pen, défaite dimanche au second tour de la présidentielle, a dit mercredi "regretter profondément" le retrait...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Marine Le Pen, défaite dimanche au second tour de la présidentielle, a dit mercredi "regretter profondément" le retrait temporaire de la vie politique de sa nièce, Marion Maréchal-Le Pen, mais "hélas comme maman le comprendre".

"Comme dirigeante politique, je regrette profondément la décision de Marion mais hélas, comme maman, je la comprends", a tweeté la présidente du Front national mercredi au matin de la publication d'une lettre dans laquelle la députée annonce renoncer à une nouvelle candidature dans le Vaucluse et à son mandat de cheffe de l'opposition FN au Conseil régional Paca.

Dans ce document, publié par Vaucluse Matin et sur Twitter, la benjamine de l'Assemblée nationale, 27 ans, explique ce retrait par des "raisons personnelles d'abord", voulant notamment "consacrer plus de temps" à sa vie familiale, mais aussi par des "raisons politiques", car "l'idée" qu'elle se fait "d'un bon chef politique impose qu'(elle) bénéficie d'autres expériences que celle du succès électoral ou politique".

"Cette légitimité et cette expérience acquises, j'espère pouvoir un jour de nouveau les mettre à votre service. Je ne renonce pas définitivement au combat politique car j'ai l'amour de mon pays chevillé au coeur et je ne pourrai jamais rester indifférente aux souffrances de mes compatriotes", précise la petite-fille de Jean-Marie Le Pen, ne fermant donc pas la porte à tout retour ultérieur en politique.

Fin mars, Marine Le Pen affirmait dans un entretien à Femme Actuelle qu'elle n'envisageait pas en cas d'accession à l'Elysée de nommer ministre sa nièce Marion Maréchal-Le Pen, pour raisons familiales mais aussi à cause de son inexpérience supposée.

Dans cet entretien, Marine Le Pen répondait à la question "trop inexpérimentée?" concernant la députée du Vaucluse: "Oui probablement, probablement, mais le simple fait qu'elle soit ma nièce poserait un problème", affirme l'eurodéputée.

En retour, la députée s'était dit d'abord "étonnée" puis avait indiqué avoir "compris en fait le contexte qui avait entraîné ces déclarations".

De sa nièce, Marine Le Pen disait dans le même entretien qu'"elle ne mérite pas cet excès d'opprobre. Elle est jeune, elle est assez raide, c'est vrai, un peu comme la jeunesse française, la jeunesse française est assez raide, elle se raidit en tout cas."

Tante et nièce s'étaient opposées en décembre sur la question de l'IVG, dont Marion Maréchal-Le Pen souhaitait remettre en cause le remboursement "intégral et illimité". Marine Le Pen lui avait demandé, en réponse, d'éviter les "chicayas".

Partager cet article

Dans la même thématique

Rally at Place de la Republique for the release of activists from the Global Sumud Flotilla
7min

Politique

Garde à vue de Rima Hassan : comment fonctionne l’immunité parlementaire des eurodéputés ?

L’eurodéputée Rima Hassan a été placée en garde à vue jeudi. Ressortie libre dans la soirée, elle, sera jugée le 7 juillet prochain devant le tribunal correctionnel pour « apologie de terrorisme », en raison d’un post publié le 26 mars 2026 sur son compte X. La procédure a entraîné de nombreuses questions au regard de l’immunité parlementaire qui protège les députés européens.

Le

Session of questions to the government at the Senate
3min

Politique

Un nouveau projet de loi contre le séparatisme pour renforcer l’arsenal de 2021

Le gouvernement prépare un nouveau texte législatif visant à renforcer la lutte contre le séparatisme, dans la continuité de la loi adoptée en 2021. Présenté fin avril en Conseil des ministres, ce projet entend combler certaines limites identifiées par l’exécutif, notamment en matière de contrôle des structures et de protection des mineurs.

Le

Paris: Gerard Larcher elu President du Senat
9min

Politique

Sénatoriales : le groupe PS s’attend à une stabilité ou à un léger recul

Après les municipales, le PS espère conserver sa place de second groupe de la Haute assemblée, à l’issue des sénatoriales de septembre. « Je parie sur la stabilité », affirme Patrick Kanner, patron des sénateurs socialistes. Le sénateur du Nord n’exclut cependant pas le scénario du pire, qui serait « une perte sensible » de « 5 sièges ». Le groupe compte aujourd’hui 65 membres.

Le