Le président du Liban Michel Aoun a été lundi le premier chef d'Etat étranger à recevoir la candidate d'extrême droite à la présidentielle...
Marine Le Pen rencontre au Liban son premier chef d’Etat étranger
Le président du Liban Michel Aoun a été lundi le premier chef d'Etat étranger à recevoir la candidate d'extrême droite à la présidentielle...
Par Guillaume DAUDIN
Temps de lecture :
4 min
Publié le
Mis à jour le
Le président du Liban Michel Aoun a été lundi le premier chef d'Etat étranger à recevoir la candidate d'extrême droite à la présidentielle française Marine Le Pen qui cherche à gagner en crédibilité à l'international.
"Nous avons évoqué la longue et fructueuse amitié entre nos deux pays", a déclaré la dirigeante du Front national à l'issue d'une rencontre de 30 minutes au palais présidentiel à Beyrouth.
Le Liban est le seul pays du Moyen-Orient à être traditionnellement dirigé par un président chrétien, mais les pouvoirs du chef de l’État ont été rognés à la fin de la guerre civile (1975-1990). Le président Aoun est soutenu par le mouvement musulman chiite Hezbollah.
M. Aoun avait déjà rencontré en janvier l'ancien ministre français de l'Economie et candidat à la présidentielle Emmanuel Macron.
Marine Le Pen donne une conférence de presse au Palais présidentiel de la Baabda, le 20 février 2017
afp/AFP
Depuis son arrivée à la tête du Front national en 2011, Mme Le Pen n'a rencontré que très peu de dirigeants étrangers en exercice, à l'exception en 2015 du Premier ministre égyptien de l'époque Ibrahim Mahlab et en janvier du chef de la diplomatie polonaise Witold Waszczykowski. Ce dernier avait jugé "nuisible" le projet frontiste de réforme de l'UE.
La chancelière allemande Angela Merkel a elle exclu de rencontrer Mme Le Pen, tandis que son homologue de droite espagnol Mario Rajoy a prédit une "catastrophe" en cas d'élection de la candidate d'extrême droite.
Présente en janvier dans la "Trump Tower", à New York, elle n'avait été reçue officiellement ni par Donald Trump, devenu locataire de la Maison Blanche, ni par aucun membre de son équipe.
- Crise des réfugiés -
La visite au Liban, qui dure jusqu'à mardi, vise à muscler le profil international de Mme Le Pen, qui doit rencontrer lundi le Premier ministre Saad Hariri, un musulman sunnite, ainsi que le ministre des Affaires étrangères Gebrane Bassil, et faire une visite de Beyrouth.
Accompagnée par le député Gilbert Collard, elle a déposé dans la matinée une gerbe à la résidence de l'ambassadeur de France au Liban au pied de la stèle en l'honneur des soldats morts pour la France au Liban depuis 1975, et particulièrement les 58 militaires tués dans l'attentat visant le poste Drakkar en 1983, en pleine guerre civile. L'ambassadeur français, Emmanuel Bonne, était absent.
Marine Le Pen et le député Gilbert Collard rencontrent le président libanais Michel Aoun au palais présidentiel de Baabda, le 20 février 2017
afp/AFP
Mardi, Mme Le Pen doit rencontrer le moufti de Beyrouth, le patriarche maronite, et Samir Geagea, chef chrétien maronite des forces libanaises (droite chrétienne).
Celle qui a plaidé dès son arrivée pour "resserrer" les liens franco-libanais veut évoquer lors de ces rencontres la francophonie mais surtout la question des réfugiés syriens.
"Nous avons évoqué (...) l'inquiétude que nous partageons face à la très lourde crise des réfugiés", a ainsi souligné Mme Le Pen à l'issue de son entrevue avec M. Aoun.
Le Liban, qui compte quatre millions d'habitants, accueille environ un million de réfugiés syriens et doit faire face aux lourdes conséquences de la guerre qui ravage ce pays voisin depuis le soulèvement de mars 2011 contre le président syrien Bachar al-Assad.
Marine Le Pen lors d'une réunion de lancement de sa campagne présidentielle à Lyon le 5 février 2017
AFP
"Ces difficultés sont surmontées par le courageux et généreux Liban mais ça ne pourra pas durer éternellement" a dit celle qui prône régulièrement l'arrêt de toute immigration et une réduction drastique du nombre de réfugiés admis en France.
La candidate d'extrême droite est actuellement donnée en tête du premier tour de la présidentielle, le 23 avril, par les enquêtes d'opinion mais battue au second tour du 7 mai.
Devant 5.000 personnes réunies à Paris, Gabriel Attal a réussi sa première grande démonstration de force. Le candidat à la présidentielle entend dessiner un projet loin du « pessimisme » ambiant avec « quatre chantiers capitaux » : l’école, avec « moins de 20 élèves par classe » en primaire, les salaires, les frontières et l’intelligence artificielle, et « deux dettes à résorber », celle des finances publiques et du réchauffement climatique. Mais il n’oublie pas de se démarquer de son principal concurrent, un certain Edouard Philippe…
En septembre 2026, les élections renouvèlent la moitié des sénateurs, dont six sont des élus représentant les Français inscrits à l’étranger. Ces sénateurs sont élus par un collège électoral à part, composé de 533 membres eux-mêmes élus au terme d’un processus complexe, actuellement en cours. Explications.
Même si le président du directoire de Canal+ réfute toute « liste noir », il affirme que le groupe tiendra désormais compte de « la considération portée à Canal+ » dans ses choix de financement. Des propos qui ravivent les tensions avec une partie du monde du cinéma, mobilisée contre l’influence de Vincent Bolloré.
Le premier grand procès de l’industrie pornographique se tiendra finalement devant les assises et non devant une cour criminelle départementale. Une victoire pour la cinquantaine de victimes de la plateforme French Bukkake. La chambre d’instruction de la cour d’appel de Paris a retenu le caractère sexiste et raciste des viols, tout comme l’avait relevé le rapport de la mission d’information du Sénat sur les dérives de l’industrie pornographique remis en 2022.