Marine Le Pen « totalement contre » la suppression de l’immunité parlementaire
Marine Le Pen, nouvelle députée FN du Pas-de-Calais, s'est dite mercredi "totalement contre" la suppression de l'immunité...

Marine Le Pen « totalement contre » la suppression de l’immunité parlementaire

Marine Le Pen, nouvelle députée FN du Pas-de-Calais, s'est dite mercredi "totalement contre" la suppression de l'immunité...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Marine Le Pen, nouvelle députée FN du Pas-de-Calais, s'est dite mercredi "totalement contre" la suppression de l'immunité parlementaire au nom de la séparation des pouvoirs, alors que le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner s'y est dit favorable.

"Je suis totalement contre. Si l'on supprime l'immunité parlementaire et le contrôle sur les procédures engagées contre ses membres, alors on supprime la séparation des pouvoirs, et si on supprime la séparation des pouvoirs alors nous ne sommes plus dans un fonctionnement démocratique", a affirmé la présidente du FN sur BFMTV-RMC.

"J'entends, par démagogie, un certain nombre de personnes, M. Castaner, M. Ferrand, dire +l'immunité parlementaire, autant jeter ça à la poubelle, ça n'a aucun intérêt+. Je dis aux Français: attention, parce que, par démagogie, vous allez vous priver de ce qui permet précisément à notre démocratie de fonctionner!", a encore mis en garde la fille de Jean-Marie Le Pen.

Pour elle, l'immunité parlementaire ne veut pas dire que le député serait "protégé, ça c'est une erreur. Il y a une procédure de vérification par l'Assemblée à laquelle il appartient que la procédure engagée contre lui ne l'est pas pour des raisons de persécution politique. C'est pas anodin".

Marine Le Pen devrait voir "pas cette semaine mais très prochainement" les juges qui souhaitent l'interroger dans leur enquête sur les assistants parlementaires d'eurodéputés FN.

Jusqu'ici, la patronne du FN avait refusé de les rencontrer, arguant le 10 mars de son immunité d'eurodéputée pour rejeter une convocation en vue de sa possible mise en examen pour abus de confiance au sujet des salaires versés à sa cheffe de cabinet au FN, Catherine Griset, elle-même mise en examen pour recel.

Alors que le MoDem fait aussi l'objet d'une enquête sur des soupçons d'emplois fictifs d'assistants parlementaires d'eurodéputés, Mme Le Pen a estimé que "bien entendu que François Bayrou aurait dû rester en place" comme Garde des sceaux, répétant son idée déjà exprimée le 21 juin selon laquelle "un député doit être libre d'organiser son travail sans devoir en rendre compte à un juge".

Partager cet article

Dans la même thématique

Marine Le Pen « totalement contre » la suppression de l’immunité parlementaire
3min

Politique

Au nom du « soutien au peuple Vénézuélien », Gérard Larcher reçoit au Sénat la Prix Nobel de la paix et opposante María Corina Machado

Au lendemain de sa rencontre avec Emmanuel Macron, la lauréate du Prix Nobel de la paix María Corina Machado, figure de l’opposition vénézuélienne, est reçue mardi 14 avril par le président du Sénat Gérard Larcher. L’occasion d’échanger sur « les perspectives d’une transition pacifique et démocratique » au Venezuela plus de trois mois après la capture du président Maduro par les États-Unis.

Le

Marine Le Pen « totalement contre » la suppression de l’immunité parlementaire
3min

Politique

Après son arrivée chez Grasset, relié à Vincent Bolloré, Boualem Sansal assure ne « pas du tout » se rapprocher de l’extrême-droite 

Invité de la matinale de Public Sénat ce mardi 14 avril, Boualem Sansal est revenu sur son récent départ de Gallimard, son éditeur historique, vers Grasset, relié au milliardaire conservateur Vincent Bolloré. Interrogé sur ce choix et sur d’hypothétiques liens avec l’extrême-droite, l’écrivain franco-algérien assure ne « pas du tout » se rapprocher de ce camp politique et dit « picorer » ses idées « à droite » et « à gauche ».

Le

36071660134
5min

Politique

« La République a besoin de votre voix » : au Sénat, collégiens et lycéens dissertent sur la liberté d’expression lors d’un concours d’éloquence

Plusieurs dizaines de collégiens et lycéens, principalement originaires de Seine-Saint-Denis, se sont affrontés lors de la 8ème édition du Concours d'éloquence de la jeunesse, lundi 13 avril, au Sénat. L’occasion de philosopher sur les limites de la liberté d’expression et d’ « affirmer sa place dans la société », comme les y a invités le sénateur Ahmed Laouedj.

Le