Mariton : « Le vote utile contre Macron, c’est Fillon »
Hervé Mariton, député-maire de Crest, était ce matin l’invité de Territoires d’Infos, sur Public Sénat et Sud Radio. Il s’est exprimé sur les chances de son candidat François Fillon de remporter l’élection, à seulement vingt jours du premier tour de la présidentielle. L’ancien ministre de l’Outre-mer est également revenu sur l’actualité en Guyane.

Mariton : « Le vote utile contre Macron, c’est Fillon »

Hervé Mariton, député-maire de Crest, était ce matin l’invité de Territoires d’Infos, sur Public Sénat et Sud Radio. Il s’est exprimé sur les chances de son candidat François Fillon de remporter l’élection, à seulement vingt jours du premier tour de la présidentielle. L’ancien ministre de l’Outre-mer est également revenu sur l’actualité en Guyane.
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Par Alice Bardo

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« L’homme est respectable, il n’a pas que des défauts », confie Hervé Mariton à l’égard d’Emmanuel Macron. Le soutien de François Fillon rappelle qu’ « en son temps, (il a) soutenu la loi Macron » mais ajoute que « le Macron qu’(il a) connu n’est pas le candidat qu’(il) voi(t) aujourd’hui ». Pour les proches de François Fillon, le leader d’ « En Marche ! » est incontestablement le principal adversaire du candidat LR. « La probabilité d’élection de Marine Le Pen est extrêmement faible », confirme le député-maire de Crest, qui considère qu’ « aujourd’hui les Français se disent que le plus probable c’est élection de Macron ».

Hervé Mariton assure que « le vote utile contre Macron c’est le vote Fillon ». Il ajoute toutefois que voter pour son candidat est aussi « un choix positif ». « Il faut essayer en France des choses qui n’ont jamais été essayées : l’affirmation de la liberté en économique, l’affirmation des valeurs et de la fierté de la France. Et ça c’est François Fillon. »

« Un projet courageux »

Interrogé sur le « plan pour en finir avec la vie à la rue », dévoilé ce matin par la Fondation Abbé Pierre, il en profite pour vanter les mérites du programme de son candidat en matière de logement : « François Fillon dit que le logement social ne doit pas être la seule réponse. Il a ce courage de dire qu’il faut revoir la politique du logement : non à la loi ALUR, non à la logique de la loi SRU et oui à un secteur privé plus actif. »

Hervé Mariton estime que c’est justement parce que le projet de son candidat est « courageux » que les Français ont peur de voter pour lui : « Il y a quelque mois le projet de François Fillon était très largement soutenu car les gens avaient compris qu’il fallait un projet puissant. Ensuite, les Français ont exprimé une sorte de refus d’obstacle car c’est un projet courageux », regrette le député de la Drôme. Il reste confiant : « Je pense que les Français seront à la hauteur de leur responsabilité. » Mais souhaite parler du projet de l’ancien Premier ministre : « Il faut y revenir et ne pas s’en détourner, c’est le seul espoir de gagner cette élection. »

Mariton : "Il faut en revenir au projet"
01:13

Le maire de Crest déplore « un déferlement médiatique et une campagne d’opinion » à l’encontre de François Fillon, avant de s’attacher au fond du programme du candidat des Républicains. Une campagne de communication sur le prélèvement à la source vient d’être lancée par Bercy, à deux semaines de la déclaration de revenu. L’occasion pour Hervé Mariton de rappeler son opposition et celle de son candidat à cette mesure. Hervé Mariton, « la mesure est réversible ».

La crise en Guyane « n’est pas qu’une question d’argent »

Mariton à propos de la Guyane : "Ce n'est pas qu'une question d'argent"
01:09

Impôts toujours, avec le leader d’ « En Marche ! » dans le viseur cette fois-ci. « Avec Macron, les Français seront matraqués », assure le soutien de François Fillon, qui rappelle que le candidat « veut rendre l’impôt sur le revenu individuel ». « Un danger absolu », prévient-il avant de certifier que « l’individualisation provoque une augmentation globale de l’impôt sur le revenu payé par le foyer. »

Enfin, c’est au sujet de la situation en Guyane que l’ancien ministre de l’Outre-mer a été questionné. « Ce n’est pas qu’une question d’argent », prévient-il. Pour lui, le vrai problème est que « la moitié de l’immigration irrégulière en France c’est Outre-mer ». Il considère qu’il faut revoir les « conditions d’acquisition de la nationalité française » : « A coté des milliards affichés, il faut résoudre d’autres sujets qui demandent un autre courage politique. » Une allusion de plus au « courage » politique de son candidat.

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