Martinez (CGT) appelle Macron à faire preuve d' »humilité »
Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a appelé vendredi Emmanuel Macron a faire preuve "d'un peu d'humilité",...

Martinez (CGT) appelle Macron à faire preuve d' »humilité »

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a appelé vendredi Emmanuel Macron a faire preuve "d'un peu d'humilité",...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a appelé vendredi Emmanuel Macron a faire preuve "d'un peu d'humilité", rappelant au candidat d'En Marche ! qu'il a bénéficié d'un important "vote par défaut au premier tour", sur l'émission Ecorama.

Jeudi, le candidat d'En Marche! a été vivement interpellé par des militants CGT opposés à la loi travail. Il a alors déclaré: "ce n'est pas la CGT qui est au deuxième tour de la présidentielle, ce n'est pas la CGT qui va présider le pays".

Interrogé sur cette réaction, Philippe Martinez a invité M. Macron à "un peu d'humilité".

"Il faut savoir écouter la base, il ne faut pas gonfler les épaules en disant ça y est, vous avez voté pour moi, je ne m'occupe plus de vous", a dit M. Martinez.

Emmanuel Macron "a fait 24% des votants au premier tour. S'il est déjà dans l'idée que tous ceux qui vont voter pour lui adhèrent à son programme, c'est une grave erreur politique", a-t-il ajouté.

"C'est celui qui a eu le plus de vote par défaut au premier tour", a-t-il encore ajouté.

"Quand on n'écoute pas ceux qui sont en colère, ceux qui souffrent parce qu'ils ne gagnent pas assez, ceux qui subissent des lois comme la loi travail, faut pas s'étonner qu'il y ait des gens déçus", a encore dit M. Martinez.

A propos de la décision de M. Macron de rencontrer les syndicats, s'il est élu, le secrétaire général a déclaré qu'il ne fallait pas que ce soit "un alibi pour dire +ça y est, je les ai vus, je me suis débarrassé des boulets, maintenant je fais ce que je veux+".

Invité par le journaliste d'Ecorama à choisir une mesure du programme d'Emmanuel Macron qui lui "plait", il a répondu : "je sèche".

Partager cet article

Dans la même thématique

Chanteloup-les-Vignes : inter-ministerial meeting on cities
9min

Politique

Elisabeth Borne prend ses distances avec Gabriel Attal : « Non-événement » ou symptôme « des doutes » chez Renaissance avant 2027 ?

En quittant la présidence du Conseil national de Renaissance, Elisabeth Borne marque son « désaccord avec la ligne » de Gabriel Attal et met à mal la future candidature à la présidentielle du patron du parti. Si les proches du secrétaire général minimisent, quelques voix pointent en interne l’excès de « com’ » et « la tendance aux coups médiatiques ». François Patriat, patron des sénateurs Renaissance, prend aussi ses distances : « Déclarer sa candidature aujourd’hui et figer les choses ne me paraît pas être le bon principe ».

Le

Martinez (CGT) appelle Macron à faire preuve d' »humilité »
7min

Politique

Droits TV du football : la chaîne Ligue 1+ n’est qu’une « solution par défaut », reconnaît Nicolas de Tavernost

Interrogé au Sénat ce mercredi, le patron de la filiale média de la Ligue de football professionnelle (LFP), Nicolas de Tavernost, n’a pas caché les limites de la chaîne Ligue1 +, montée dans l’urgence par la ligue, pour le financement des clubs français. Il a été longuement interrogé sur son départ en fin de saison, perçu par plusieurs sénateurs comme la conséquence des conflits d’intérêts au sommet du football français.

Le

Martinez (CGT) appelle Macron à faire preuve d' »humilité »
3min

Politique

Banquets du Canon français : « Il n’y a pas de risque de trouble à l’ordre public », assure Laurent Nunez qui reste toutefois « vigilant »

Lors des questions d’actualité au gouvernement du Sénat, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez a été interpellé par le sénateur (PS) du Finistère, Jean-Luc Fichet sur la campagne de haine dont a été victime la maire de Quimper pour avoir refusé d’accueillir dans sa ville un banquet du Canon Français, une organisation financée pour partie par le milliardaire d’extrême droite Pierre Edouard Sterin. « Ce qu’il s’est passé à Quimper est absolument ignoble » a dénoncé le ministre.

Le