Martinez (CGT), Hommeril (CFE-CGC) et Veyrier (FO) critiquent le départ de Buzyn
Des responsables syndicaux réclamant le retrait de la réforme des retraites ont critiqué lundi le départ d'Agnès Buzyn du...

Martinez (CGT), Hommeril (CFE-CGC) et Veyrier (FO) critiquent le départ de Buzyn

Des responsables syndicaux réclamant le retrait de la réforme des retraites ont critiqué lundi le départ d'Agnès Buzyn du...
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Des responsables syndicaux réclamant le retrait de la réforme des retraites ont critiqué lundi le départ d'Agnès Buzyn du ministère de la Santé et de la Solidarité où elle avait notamment la charge de ce dossier.

"Quand on est ministre, on est ministre et on devrait mener à bien les sujets", a déclaré M. Martinez sur le plateau de LCI. "Je pense évidemment à la réforme des retraites mais aussi au malaise à l'hôpital qui dure depuis des mois", a-t-il relevé.

"Soit on est ministre et on a son boulot à faire, soit on fait autre chose... Mais il n'y a pas qu'elle, il y a le Premier ministre, il y a M. Darmanin", a-t-il ajouté.

Ni Édouard Philippe, candidat au Havre, ni le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, candidat à Tourcoing, n'ont quitté le gouvernement pour mener campagne.

"L'avenir de l'hôpital public" est "un sujet qui mérite toute l'attention de la ministre et du gouvernement", a jugé M. Martinez, "je ne comprends pas que des ministres en charge de dossiers aussi importants décident de quitter leur poste et de faire autre chose".

Agnès Buzyn a annoncé dimanche sa candidature à la mairie de Paris, où lui revient la délicate mission de porter les couleurs de LREM pour remplacer en urgence Benjamin Griveaux, qui a renoncé après la diffusion de vidéos sexuelles.

Côté FO, son secrétaire général Yves Veyrier a commenté plus sobrement le départ d'Agnès Buzyn sur Cnews: "Il faut croire que le dossier des retraites est lui-même sulfureux, puisqu'on a déjà changé de haut-commissaire, là on change de ministre et je crois que ce dossier n'a pas fini de perturber y compris ceux qui le portent car c'est l'incertitude à tous les étages".

Pour François Hommeril (CFE-CGC) lui aussi opposé à la réforme des retraites en cours d'examen à l'Assemblée, "a priori, ça ne devrait rien changer". "Je trouve qu'on a parfois tendance un peu à trop personnaliser les acteurs, surtout sur des lois de cette nature et de cette importance là", a-t-il ajouté à l'antenne de franceinfo.

"Il faut se concentrer sur l'essentiel, c'est-à-dire le projet de loi, tous ses travers, tous ses dangers et, quel que soit l'interlocuteur en face, et bien de toute façon, pour la CFE-CGC, tous les problèmes demeurent dès l'instant qu'on n'a pas la réponse à nos questions", a-t-il ajouté.

Au terme d'un week-end d'intenses tractations, le député et médecin Olivier Véran a été nommé en remplacement de Mme Buzyn.

M. Véran est "d'abord un homme politique, avant d'être un technicien", a commenté Philippe Martinez.

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