Martinez (CGT): Macron « pense que les Français sont des imbéciles »
Philippe Martinez a critiqué vendredi les déclarations d'Emmanuel Macron, qui avait dit la veille que les Français "détestent les...

Martinez (CGT): Macron « pense que les Français sont des imbéciles »

Philippe Martinez a critiqué vendredi les déclarations d'Emmanuel Macron, qui avait dit la veille que les Français "détestent les...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Philippe Martinez a critiqué vendredi les déclarations d'Emmanuel Macron, qui avait dit la veille que les Français "détestent les réformes", en affirmant que ce n'est "pas la première fois" que le président de la République considérait les Français comme "des imbéciles".

"La France n'est pas un pays réformable. Beaucoup ont essayé et n'y ont pas réussi, car les Français détestent les réformes", a déclaré jeudi le président de la République devant la communauté française de Bucarest, lors d'une visite en Roumanie.

"Ca veut dire que les Français, quand on leur propose une réforme, ils sont trop bêtes pour comprendre ce qu'on leur propose", a réagi vendredi M. Martinez, dans une interview sur BFMTV/RMC.

"Ce n'est pas la première fois que Monsieur Macron pense que les Français sont des imbéciles", a-t-il ajouté. "Les Français refusent les mauvaises réformes", a déclaré le numéro un de la CGT. "Une réforme doit "améliorer la situation de ceux qui ont du boulot, qui n'en ont pas, ou des précaires", a-t-il dit. "Une réforme, c'est du progrès social. Toutes les réformes qu'on nous propose depuis des décennies vont à l'encontre des intérêts des salariés", a-t-il ajouté.

M. Martinez a renvoyé la critique à M. Macron : "c'est lui le conservateur, puisqu'il fait la même chose que ses prédécesseurs (en matière de réformes, NDLR). La loi travail aujourd'hui, c'est la même que l'année dernière, en pire", a-t-il affirmé.

Le secrétaire général de la CGT, a de nouveau critiqué la réforme du code du travail, qui a fait l'objet d'un dernier round de concertation cette semaine, disant qu'elle "va renforcer la précarité" et "va plaire beaucoup aux chefs des grandes entreprises".

Il a également dénoncé le fait que les syndicats n'aient pas eu accès aux projets d'ordonnances, lors de l'ultime round de concertation de cette semaine au ministère du Travail: "Nous n'avons aucun texte, mais on connait les tendances et les tendances majeures, c'est la continuité en XXL de ce qui s'est fait l'année dernière et qui s'est fait pendant des décennies et qui ne marche pas", a-t-il dit.

De son côté, Jean-Claude Mailly, numéro un de FO, interrogé sur France Info, a dit "ne pas comprendre" les déclarations d'Emmanuel Macron.

"Des réformes, il y en a eu", a-t-il ajouté, comptabilisant "160 textes sur le droit du travail depuis une dizaine d'années". "On ne peut pas dire que la France n'est pas réformable!", a-t-il insisté.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Weekly session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Municipales 2026 : comment les résultats dessinent déjà la carte des sénatoriales de septembre

Le Sénat sera renouvelé de moitié en septembre prochain, un scrutin intimement lié à celui des municipales en raison de son corps électoral. Les nouveaux équilibres communaux permettent ainsi d’anticiper sur la future composition de la Chambre haute, entre la résistance de la droite, le recul redouté des socialistes et des écologistes, et les ambitions inédites du RN et de LFI. Décryptage.

Le

EDF Reseau de Transport Electricite de Nice
6min

Politique

Marché européen de l’électricité : sortie ou réforme ? Les paradoxes de la normalisation du RN

Alors que les marchés de l’énergie s’affolent, Jordan Bardella a été attaqué par Bruno Retailleau sur sa proposition de sortie du marché européen de l’électricité. Le président du Rassemblement national estime défendre une simple « remise en cause des règles de fixation du prix » sans sortir du marché, illustrant ainsi la stratégie « attrape-tout » du RN, cherchant à la fois à contenter le grand patronat et son électorat populaire.

Le

PARIS. Marine Le Pen prostest in front of French senat
8min

Politique

Sénatoriales 2026 : le RN veut « tripler » son nombre de sénateurs et rêve de créer un groupe

Le RN se prépare dès maintenant pour les sénatoriales de septembre 2026. « Nous avons la volonté de doubler voire de tripler notre nombre de sénateurs », annonce à publicsenat.fr Ludovic Pajot, nommé directeur de campagne, soit frôler les dix sénateurs, permettant de créer un groupe. Mais avant cela, le parti devra réussir les municipales. Il entend, cette fois, éviter les « brebis galeuses ». Il cherche des candidats présentables, capables de « gérer une ville ».

Le