Martinez dénonce « une volonté d’aller à marche forcée sans écouter personne »
Les réformes se font sans réelle concertation selon le secrétaire général de la CGT. IL soutient et assume la grève des cheminots tout en soulignant que le gouvernement peut y mettre un terme s’il écoute les organisations syndicales.  

Martinez dénonce « une volonté d’aller à marche forcée sans écouter personne »

Les réformes se font sans réelle concertation selon le secrétaire général de la CGT. IL soutient et assume la grève des cheminots tout en soulignant que le gouvernement peut y mettre un terme s’il écoute les organisations syndicales.  
Public Sénat

Par Héléna Berkaoui

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Il y a une volonté d’aller à marche forcée sans écouter personne », affirme le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez. Selon lui, le gouvernement se livre à un simulacre de concertation mais n’entend pas dévier de sa feuille de route, notamment sur la réforme de la SNCF. « Il n’y a pas de possibilité de dialogue », déplore encore le syndicaliste. Une méthode qui cristallise « le mécontentement » selon Philippe Martinez.

« La question c’est comment on transforme ce mécontentement en action et comment on travaille sur les alternatives », s’interroge-t-il. La mobilisation sociale du 22 mars qui réunit la majorité des syndicats et un bon nombre de partis d’opposition pourrait infléchir la position du gouvernement. C’est en tout cas ce qu’espère Philippe Martinez.

« Les cheminots sont très en colère parce qu’on les présente comme des nantis »

« Les cheminots sont très en colère parce qu’on les présente comme des nantis », prévient Philippe Martinez
01:14

La grève des cheminots sera également un moment décisif dans la lutte du syndicaliste. En étalant ce mouvement sur trois mois, les cheminots adoptent une stratégie quelque peu risquée. La colère des usagers pourrait effectivement les desservir. Philippe Martinez rappelle néanmoins que ce mouvement de grève pourrait s’achever « très vite si le gouvernement décide enfin d’écouter les organisations syndicales ».

« Les cheminots sont très en colère parce qu’on les présente comme des nantis, comme des fainéants, comme des privilégiés », explique Philippe Martinez qui souligne aussi que cette réforme pourrait pénaliser les usagers à terme.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: no-confidence debate in French parliament
5min

Politique

Programmation pluriannuelle de l’énergie : la feuille de route de Sébastien Lecornu coûte-elle 300 milliards comme l’affirme le RN ?

Sébastien Lecornu a détaillé la nouvelle feuille de route énergétique de la France, très attendue depuis 3 ans.  La programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) qui prévoit une relance du nucléaire et la poursuite du développement des énergies renouvelables est estimée par le Rassemblement national à un minimum de 300 milliards d’euros. Un calcul démenti par les experts.

Le

L’entrée du Sénat
3min

Politique

Energie : la majorité sénatoriale passe à l’offensive contre la PPE

En choisissant de publier la nouvelle feuille de route énergétique de la France par décrets, le Premier ministre Sébastien Lecornu s'est attiré les foudres de la majorité sénatoriale. LR et centristes dénoncent un « passage en force » pour un texte « sans légitimité », qui court-circuite le travail législatif entamé il y a près de deux ans par la Chambre haute.

Le

Pierre-Yves Bournazel, candidat à la mairie de Paris 2026
4min

Politique

Municipales à Paris : « Sarah Knafo présente un programme bidon », tacle Pierre-Yves Bournazel

Le candidat, placé troisième dans les sondages (14%), s’attaque à la députée européenne d’extrême-droite. Conseiller à la mairie de Paris depuis 2008, Pierre-Yves Bournazel cherche à se démarquer de ses adversaires politiques, comme Sarah Knafo en se présentant comme « le meilleur choix du changement ». Dans sa campagne, il incarne le « ni Dati, ni Grégoire », même si la tentation d’une fusion des listes avec l’actuelle ministre de la Culture existe.

Le