Martinez dénonce « une volonté d’aller à marche forcée sans écouter personne »
Les réformes se font sans réelle concertation selon le secrétaire général de la CGT. IL soutient et assume la grève des cheminots tout en soulignant que le gouvernement peut y mettre un terme s’il écoute les organisations syndicales.  

Martinez dénonce « une volonté d’aller à marche forcée sans écouter personne »

Les réformes se font sans réelle concertation selon le secrétaire général de la CGT. IL soutient et assume la grève des cheminots tout en soulignant que le gouvernement peut y mettre un terme s’il écoute les organisations syndicales.  
Public Sénat

Par Héléna Berkaoui

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Il y a une volonté d’aller à marche forcée sans écouter personne », affirme le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez. Selon lui, le gouvernement se livre à un simulacre de concertation mais n’entend pas dévier de sa feuille de route, notamment sur la réforme de la SNCF. « Il n’y a pas de possibilité de dialogue », déplore encore le syndicaliste. Une méthode qui cristallise « le mécontentement » selon Philippe Martinez.

« La question c’est comment on transforme ce mécontentement en action et comment on travaille sur les alternatives », s’interroge-t-il. La mobilisation sociale du 22 mars qui réunit la majorité des syndicats et un bon nombre de partis d’opposition pourrait infléchir la position du gouvernement. C’est en tout cas ce qu’espère Philippe Martinez.

« Les cheminots sont très en colère parce qu’on les présente comme des nantis »

« Les cheminots sont très en colère parce qu’on les présente comme des nantis », prévient Philippe Martinez
01:14

La grève des cheminots sera également un moment décisif dans la lutte du syndicaliste. En étalant ce mouvement sur trois mois, les cheminots adoptent une stratégie quelque peu risquée. La colère des usagers pourrait effectivement les desservir. Philippe Martinez rappelle néanmoins que ce mouvement de grève pourrait s’achever « très vite si le gouvernement décide enfin d’écouter les organisations syndicales ».

« Les cheminots sont très en colère parce qu’on les présente comme des nantis, comme des fainéants, comme des privilégiés », explique Philippe Martinez qui souligne aussi que cette réforme pourrait pénaliser les usagers à terme.

Partager cet article

Dans la même thématique

candidat à Paris
8min

Politique

Municipales 2026 : à Paris, la campagne se joue-t-elle désormais à coup de likes ? 

À l’approche des élections municipales de 2026, la campagne parisienne se déploie massivement sur les réseaux sociaux. Vidéos courtes, stratégies d’influence et recours à l’intelligence artificielle redéfinissent les codes de la communication politique locale. Mais derrière la course aux vues, des experts interrogent l’impact réel de ces nouveaux outils sur le vote et la démocratie.

Le

Legislatives 2024:  Bureau de vote
8min

Politique

« A quoi bon aller voter car nous avons une seule liste cette fois ? » : les petites communes face au risque de hausse de l’abstention aux municipales

Les deux tiers des communes, essentiellement celles de petite taille, n’ont qu’une seule liste pour les élections municipales. C’est la conséquence directe de la réforme du mode de scrutin pour les communes de moins de 1000 habitants. Il en découle un autre effet : le risque de voir l’abstention progresser dans ces territoires souvent ruraux. C’est la crainte des élus et des sénateurs.

Le

NUPES : Lancement du Parlement
9min

Politique

Municipales : rupture consommée officiellement entre le PS et LFI… au moins jusqu’au second tour

A l’issue d’un Bureau national, les socialistes ont qualifié les propos récents de Jean-Luc Mélenchon « d’antisémites » et rejettent toute possibilité d’un accord national au premier et au second tour des municipales avec LFI. Les Insoumis dénoncent, eux, l’irresponsabilité de la direction du PS, qui selon eux, fait le jeu de l’extrême droite. Mais au soir du premier tour, LFI et le PS devront faire face à la pression de leurs militants respectifs pour trouver un accord dans les cas où la désunion à gauche conduirait à la victoire de la droite ou l’extrême droite.

Le